La vie de l'ESA

Article dans Articles

Les risques politiques : l’assureur face à l’aléa ou à l’incertitude ?

L’ « ordre mondial 2.0 » – pour reprendre une expression de Richard Haass (Président du « Council on Foreign Relations ») – résultant des nouveaux rapports de force internationaux, pousse à rendre le monde de plus en plus soumis à l’incertitude.

Or, si l’assureur est habituellement un expert de la connaissance du risque ou de l’aléa, la maîtrise de l’incertitude n’est peut-être pas autant son domaine : il n’est en effet, ni superflu, ni artificiel, de distinguer ces deux notions, le risque et l’incertitude, l’une de l’autre.

Le risque (ou l’aléa) peut se définir comme une variable connue intégrée au sein d’une modélisation, pouvant intervenir ou non, selon un certain degré de probabilité. L’aléa réside justement dans le fait que l’on ne sait pas avec certitude si la variable intégrée au sein du modèle va agir ou non, et donc faire évoluer une situation dans un sens ou dans l’autre. Par exemple, lorsqu’un actuaire doit, par ses travaux, aider au calcul du montant d’une prime d’une garantie d’assurance couvrant contre le gel, il sait que le risque de gel existe. Ensuite, en fonction de la probabilité que ce risque se réalise, d’une part, et de celle que la réalisation de ce risque entraîne des dommages, d’autre part, il pourra, par anticipation, calculer combien la réalisation de ce risque pourra coûter sur l’ensemble de son portefeuille. C’est alors qu’il pourra fixer le montant de prime associé à cette garantie, afin de pouvoir couvrir l’ensemble des sinistres, d’une part, et permettre à sa compagnie d’espérer réaliser un bénéfice suite à la vente de ce produit.

L’incertitude, contrairement au risque, constitue l’intrusion au sein d’un modèle d’un paramètre inconnu ou non quantifiable, et pouvant totalement mettre à mal ledit modèle. Dans ce cas, l’incertitude est, contrairement au risque, mathématiquement et statistiquement incontrôlable. Par exemple, le scénario qui s’est déroulé lors des attentats de Paris était hautement improbable, pour ne pas dire impensable : et pourtant il s’est produit ! Autre exemple : le risque d’un black-out généralisé résultant d’une décharge dans notre atmosphère d’ondes électromagnétiques émanant des vents solaires. Compte tenu du fait que ce scénario est très fortement improbable, il est dans la quasi-totalité des cas exclu des modèles permettant de quantifier le montant des primes couvrant, par exemple, les dommages aux infrastructures informatiques. Et pourtant, si ce risque est très incertain, il n’en est pas moins existant… Et peut donc arriver, avec tous les désastres que cela engendrerait compte tenu de l’organisation actuelle de nos économies.

Dans cet article de Mathieu Lehot, paru en janvier 2017 dans L’Argus de l’Assurance, l’auteur fait un point sur les principaux risques politiques actuellement identifiés, et sur les différents contrats pouvant les couvrir (ou non). Une chose est sûre : dans un monde multipolaire où les rapports de forces internationaux se tendent, le risque politique a de beaux jours devant lui…

Les conséquences de la multipolarité dans les relations internationales

La deuxième décennie du XXIème marque incontestablement la fin d’une mondialisation que l’on aurait pu penser « unipolaire ». De grandes nations comme la Chine ou la Russie ont eu la volonté ferme de s’imposer sur la scène internationale et de redéfinir les règles de la globalisation. Or, la « multipolarité » est nécessairement source de tensions.

Est-ce pour autant que le monde est plus dangereux qu’il ne l’a jamais été dans l’histoire ? Et quelles conséquences ce nouveau cours donné à la mondialisation va avoir sur les pratiques diplomatiques et les relations internationales ?

C’est à ces questions que répond cette interview, parue dans le numéro 2314 de l’hebdomadaire « Le Point », de Pierre Grosser, historien, professeur à Sciences Po, et auteur de l’ouvrage intitulé « Traiter avec le diable ? Les vrais enjeux de la diplomatie au XXIème siècle », paru aux editions Odile Jacob.

De « l’ordre mondial 1.0 » vers « l’ordre mondial 2.0 » ?

Le passage de l’Ancien Régime à la période des Lumières s’est caractérisé par l’instauration de relations diplomatiques non plus entre royaumes plus ou moins unifiés autour d’un monarque, mais entre Etats-Nations.

C’est ensuite les relations entre Etats-Nations qui ont contribué à façonner ce que l’ex-conseiller de George W. Bush et l’actuel Président du Council on Foreign Relations, Richard Haass, appelle, dans son interview présentée ci-dessous, l’ « ordre mondial 1.0 ». Dans ce type de relations diplomatiques, l’un des principes fondamentaux du droit international est celui de la « souveraineté des nations ». Ce principe implique que les « Etats doivent se respecter et ne pas essayer d’interférer militairement dans les affaires intérieures d’un autre pays. Ce qui se passe à l’intérieur d’un Etat, c’est, dans l’ensemble, son affaire. ».

Or, c’est justement ce principe de souveraineté nationale que conteste directement ici Richard Haass, car, selon lui « cette idée n’est plus compatible avec la mondialisation », car « [ce] qui se passe dans un pays a des implications ailleurs. ». Cette vision va clairement à l’encontre d’une conception « multipolaire » de la mondialisation, car, pour reprendre les mots de Joschka Fischer (ex-Ministre des Affaires étrangères allemand de 1998 à 2005), le « nationalisme est une réponse aux problèmes du XIXème siècle, pas à ceux du XXIème siècle : il ne permet de traiter ni la digitalisation, ni le changement climatique, ni la question de la sécurité mondiale sur une planète qui compte déjà 7 milliards d’habitants et en comptera bientôt 9 ». Ainsi Richard Haass plaide pour la substitution du « principe de souveraineté nationale » par celui du « principe d’obligation souveraine ».

Cette vision des choses constitue-t-elle pour autant une adhésion à une représentation « unipolaire » de la mondialisation ? Non, si l’élaboration et l’application du droit international résulte d’un consensus entre les nations (comme ce fut le cas pour l’accord de Paris sur le réchauffement climatique). Oui, si l’élaboration des règles internationales se fait sous l’égide d’une Nation ou d’un bloc de Nations particuliers.

Or, lorsque le journaliste du Point demande à Richard Haass : « Comment agir avec la Russie et la Chine ? », ce dernier répond : « Le mieux, c’est avoir une politique d’intégration qui cherche à les impliquer dans l’ordre régional et mondial, à la fois en leur donnant un rôle… et en étant clair sur le fait qu’ils paieront un prix s’ils poursuivent une politique que les Etats-Unis et leurs alliés jugent contraire au droit ». Le paradoxe de la réponse réside dans le fait que, tout en niant le principe de souveraineté nationale, Richard Haass plaide clairement pour un « ordre mondial 2.0 » défini et conduit par des Etats-Nations particuliers…

Vous trouverez donc ici une interview de Richard Haass, ex-conseiller de George W. Bush et actuel Président du Council on Foreign Relations, interview publiée dans le numéro 2314 du magazine « Le Point », et dans laquelle il décrit et analyse les obstacles se dressant sur la voie permettant le passage de « l’ordre mondial 1.0 » vers « l’ordre mondial 2.0 ».

Les nouveaux rapports de force internationaux vus de l’Allemagne

L’année 2016 a connu plusieurs événements marquants au niveau des relations internationales : le Brexit et l’arrivée au pouvoir de Donald Trump sont les deux faits qui laissent présager un net changement dans l’ordre mondial. Le Brexit pourrait apparaître comme le début d’un délitement de l’Union Européenne (l’élection présidentielle française de 2017 nous dira si ce délitement s’accentuera ou non), tandis que l’arrivée au pouvoir de Donald Trump (plus, à l’heure de son accession au pouvoir, homme d’affaires que dirigeant politique) pourrait marquer le début d’un retrait des Etats-Unis de la scène internationale.

Enfin, si l’on remonte quelques années en arrière, l’entrée de la Chine dans une période de fléchissement de sa croissance, l’instabilité du Proche et Moyen-Orient (déclenchée notamment par les révolutions du Printemps Arabe et l’éclatement du conflit syrien) et enfin le début de la guerre en Ukraine, sont des phénomènes / des événements qui ont fortement contribué à rebattre les cartes des rapports de force internationaux.

Dans cette interview, parue dans le numéro 2314 de l’hebdomadaire « Le Point », Joschka Fischer, Ministre des Affaires Etrangères allemand et ancien dirigeant des Verts, livre son analyse sur les conséquences que les différents événements de la première moitié des années 2010 vont avoir sur le nouveaux rapports de forces internationaux.

La vision russe de la géopolitique du XXIème siècle

A l’époque des Lumières et des révolutions qui ont conduit à la chute de l’Ancien Régime, le centre de gravité des relations internationales était en Europe : l’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne… menaient le « bal des Nations ».

La Première Guerre Mondiale a, au début du XXème siècle, rebattu les cartes de la diplomatie mondiale, en permettant aux Etats-Unis de se hisser au premier plan de la scène internationale. Puis, à l’issue de la Seconde Guerre Mondiale, le monde s’est vu scindé en deux blocs : le bloc de l’Ouest, d’une part, sous l’égide des USA, le bloc de l’Est, d’autre part, sous l’égide de l’URSS. Le monde qui a émergé de la Seconde Guerre Mondiale était un monde nettement bipolaire.

Une césure est advenue dans les 1990, après la chute du Mur de Berlin, événement historique ayant marqué la chute de l’Union Soviétique et du « Bloc Communiste ». Pendant toute la décennie des années 1990, débuta le phénomène auquel l’on a donné le nom de « mondialisation » : or, la première phase de la mondialisation ayant été menée sous l’impulsion des Etats-Unis d’Amérique, l’internationalisation des échanges a eu tendance à faire émerger un monde pouvant être qualifié d’ « unipolaire ».

Or, aujourd’hui, plusieurs Etats-Nations semblent remettre en question la mondialisation instaurée par la Pax Americana.

Vous trouverez ici l’extrait d’un discours prononcé par Vladimir Poutine le 4 décembre 2014 au Kremlin, et publié dans Le Point du 12 janvier 2017. Ce discours prononcé devant les parlementaires de la Douma est en quelque sorte une synthèse de la vision russe de la géopolitique du XXIème siècle, tant le destin de ce pays est lié actuellement à celui de son Président.

Les ondes électromagnétiques, risque majeur du XXIème siècle ?

Comme chacun l’aura désormais compris, « révolution digitale » rime avec « société connectée » ! Or, Internet est l’infrastructure, « décentralisée » et « centrale » tout à la fois, autour de laquelle s’organise la connectivité du nouveau monde numérique.

La notion de « connectivité » recoupe celle d’ « accessibilité ». En effet, pour qu’une société soit connectée, il faut qu’Internet soit accessible pour tous, et à toute heure du jour et de la nuit.

Pour qu’Internet soit accessible « pour tous et partout», il faut potentiellement que chacun puisse s’y connecter et ce, quel que soit l’endroit où il se trouve. Et, pour rendre possible cette « démocratisation connectique » ou cette « connexion démocratique » (à vous de choisir l’expression qui vous sied le mieux), deux solutions technologiques ont été déployées à grande échelle : l’installation d’antennes relais (lesquelles représentent les portes d’entrée vers le « monde virtuel »), d’une part, et, d’autre part, l’équipement de chaque foyer, voire de chaque individu, en appareils « high-tech » (ordinateurs portables, tablettes, smartphones…), appareils représentant les clés d’accès au « cyberespace ». Quel est le point commun entre les antennes-relais et les appareils high-tech ? Réponse : ces deux types d’artefacts émettent de fortes ondes électromagnétiques !

Afin qu’Internet soit accessible « à toute heure du jour et de la nuit », il faut que le système de serveurs recevant et émettant les flux d’information transitant sur et par Internet soit en état de fonctionner 24 heures / 24 et 7 jours/7. Or, la quantité d’énergie consommée pour pouvoir garantir cette opérativité permanente de la toile est absolument pharamineuse ! Et, par une ironie similaire à celle observée dans l’art d’Hippocrate (ironie voulant que le « pharmacos » soit à la fois le « poison » et le « remède »), les ondes électromagnétiques, émanant de l’activité solaire cette fois, pourraient détruire l’ensemble de l’infrastructure électrique fournissant Internet en énergie, et provoquer ainsi un « blackout » planétaire dont il n’est nul besoin de décrire les conséquences désastreuses qu’il pourrait avoir sur nos économies « numériques » ou – cela revient au même – « connectées ».

Comment les assureurs prévoient-ils de couvrir les risques sanitaires pouvant exploser du fait de notre exposition continue aux ondes électromagnétiques émises par les antennes-relais, nos appareils « high-tech », et bientôt les « objets connectés » qui sont en train d’envahir notre cadre de vie quotidien ?

Et comment envisagent-ils le scénario d’un blackout systémique engendré par un rayonnement solaire un peu trop violent ?

C’est à ces questions que répond cet article de Thierry Gouby publié dans le numéro du mois de décembre de La Tribune du mois de décembre.

La prévention et la gestion des sinistres d’habitation, par Maître Cyrille Durand-Fontanel, avocat au barreau de Paris et enseignant à l’ESA

Dans un article publié sur le site du « Journal de l’Agence« , Maitre Cyrille Durand-Fontanel, spécialisé en matière de contrats et prévention des risques et enseignant à l’ESA, nous fait part de ses conseils pour prévenir et traiter les sinistres qui touchent les biens d’habitation, notamment en location (avant, pendant et après la location). Il rappelle [...]

Les (lourdes) menaces de la numérisation de la santé

Le numérique s’est introduit partout dans la société moderne. Il touche tous les secteurs, même la santé, dans lequel il initie un changement profond de paradigme, mais quand est-il de l’éthique ?

Le sujet est difficile à appréhender tant les attentes et les questions soulevées sont abondantes, délicates et surtout complexes. Pour autant, nous ne pouvons plus ignorer les effets du numérique sur notre santé, qui aboutissent à une transformation multidimensionnelle de notre société.

En effet, l’essor du numérique impulse une nouvelle gestion de la santé humaine, se traduisant par une mutation profonde du système actuel. Nous assistons à une profusion d’innovations en santé qui inonde notre quotidien et se développe à un rythme accéléré, repoussant sans cesse ses limites, principalement avec l’explosion des objets connectés et applications mobiles, qui proposent de nouveaux services. Les chiffres sont non-équivoques : le marché mondial de la santé numérique est estimé à 18 milliards d’euros, comprenant 15 milliards d’objets connectés et plus de 250 000 applications mobiles. Une boutique comme Apple store compte 500 nouvelles applications santé chaque mois.

L’impact du numérique sur l’emploi dans l’assurance

Aucun de nous ne peut nier aujourd’hui l’impact du numérique dans les métiers de l’assurance. Ses effets se font considérablement ressentir depuis plusieurs années déjà. Si les vertus du numérique sont largement valorisées par les médias, force est de constater que cet engouement doit être tempéré par ses effets sur l’emploi, principalement dans l’assurance… Ainsi, comme dans toute mutation, elle ne peut avancer sans perdre inévitablement certains de ses pendants. La destruction créatrice de Joseph Schumpeter est à l’œuvre… La cause principale ? La dématérialisation des données, qui a tendance à automatiser les tâches jusqu’alors réservées à certains collaborateurs d’entreprise.

L’engagement d’Allianz dans le financement participatif

La finance participative est l’un des modes de manifestation les plus concrets et les plus manifestes des principes de l’économie collaborative. En effet, cette nouvelle méthode de financement (également appelée « crowdfunding » dans le monde anglo-saxon) permet à des particuliers de financer directement des projets personnels et/ou professionnels portés par d’autres particuliers, sans passer par le système bancaire traditionnel.

Ici encore, comme dans tous les autres domaines de l’économie collaborative, la notion de « confiance » est le mot-clé au cœur du processus. Les prêteurs doivent en effet créditer les emprunteurs à la fois d’un « capital confiance » et de « bonne foi » dans leur acte d’appel à financement : cela signifie que les « pairs » qui acceptent de financer d’autres « pairs » (dans le cadre d’un modèle défini comme celui « peer-to-peer ») doivent partir avec le double présupposé qu’il y a, d’une part, un véritable besoin de financement pour le démarrage ou le développement d’un projet, et, d’autre part, que les fonds récoltés dans le cadre de cet appel à la finance participative seront employés à bon escient (et non détournés et/ou employés pour d’autres usages que ceux officiellement annoncés).

Le problème est que le modèle participatif, tout comme l’économie collaborative en général, met généralement en relation des individus qui n’ont pas et n’ont jamais eu de liens personnels avant d’échanger. Par conséquent, à chaque fois que l’on effectue une action dans ce domaine, l’on prend un risque, celui d’être trompé par des personnes cherchant à profiter de ce nouveau système d’échanges.

Pour résoudre ce problème, et pour s’assurer que la confiance demeure bien au centre de ces nouveaux usages, deux leviers sont d’une très grande efficacité : les plateformes de mise en relation entre « pairs », et l’assurance. Les plateformes apportent, en évaluant la réputation, une garantie quant à l’honorabilité des personnes, tandis que l’assurance assure un « filet de sécurité » matériel (au cas où la confiance d’un « pair » aurait été violée par un autre, qui n’aurait, par exemple, pas respecté ses engagements au moment de l’échange collaboratif) permettant aux acteurs de l’économie collaborative de prendre le risque de la « confiance » à l’égard de tiers qui sont, la plupart du temps, de parfaits inconnus.

La plateforme de mise en relation et l’assurance : un cocktail qui a semblé être du goût d’Allianz, puisque cette société d’assurances a investi dans une plateforme de crowdfunding. Comment la compagnie Allianz s’est-elle engagée dans le financement participatif ?

C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article, paru dans l’Argus de l’Assurance, le 16 avril 2015.

La Maif et l’économie collaborative

Les assureurs commencent à s’intéresser de plus en plus près, depuis ces deux ou trois dernières années, à l’économie collaborative, non seulement car cette pratique commence à devenir un véritable phénomène de société, mais aussi car elle peut devenir un important relais de croissance pour un secteur de l’assurance en quête d’innovations, de nouvelles approches et de nouveaux marchés.

La valeur-clé au centre de l’économie collaborative, en même temps que sa condition de possibilité, est la notion de « confiance ». En effet, comment accepter de prêter un bien ou de rendre un service, sur un mode « collaboratif », à un tiers avec lequel nous n’entretenons aucun lien personnel et que nous ne connaissons généralement pas le moins du monde, si l’on ne crédite pas ce « prochain » d’un minimum de « capital-confiance » ?

Seulement, comme, d’une part, la confiance envers les inconnus n’est pas forcément une valeur innée dans la société actuelle, et que, d’autre part, nombre d’acteurs de l’économie collaborative se lancent dans ces nouvelles pratiques, non par conviction(s) ou parce qu’ils souhaitent voir « émerger un monde meilleur », mais bien parce qu’ils y entrevoient un nouveau modèle potentiellement prometteur, car source d’apport d’affaires ou de bonnes affaires, l’assurance est un mécanisme qui permet de pallier l’absence de « capital-confiance » entre pairs.

L’assureur apparaît donc, dans le monde de l’économie collaborative, comme le tiers de confiance : raison pour laquelle l’assurance est à la fois le ciment et le catalyseur / propulseur de cette « nouvelle économie du partage ».

Ainsi, si certains assureurs s’engagent en faveur de cette nouvelle forme d’économie, ce n’est pas seulement par pur opportunisme, mais bien parce qu’ils sont conscients qu’elle peut être porteuse d’un nouveau modèle de société et de relations. L’engagement des assureurs dans l’économie collaborative peut donc être interprété comme « un acte militant ».

« L’assureur militant »… Telle est la manière dont se définit la MAIF, qui a d’ailleurs fait de cette expression son slogan ! Or, la MAIF a décidé de « militer » en faveur de l’économie du partage, en créant une nouvelle structure dédiée à l’économie collaborative.

Quel rapport la MAIF entretient-elle avec l’économie collaborative ? Et comment cet assureur concrétise-t-il son engagement en faveur de ce nouveau type d’échanges ? C’est ce que vous découvrirez en lisant cet article publié dans l’Argus de l’Assurance, le 6 juillet 2015.

Les acteurs de l’économie collaborative

L’un des préjugés récurrents concernant l’économie collaborative consiste à affirmer que ce mouvement est principalement porté par des acteurs, individuels et collectifs, mus par des valeurs basées sur la solidarité et le partage ; autrement dit, que la pratique et le développement de la « nouvelle économie » sont des actes militants, avant d’être des réponses concrètes apportées par la société civile aux problèmes générés par la crise économique.

Or, l’étude effectuée en 2015 par OuiSahre, présentée succinctement dans cet article publié dans l’Argus de l’Assurance le 21 août 2015, et téléchargeable tout à la fin de cette page, va à l’encontre de ce cliché, et démontre que les acteurs de l’économie collaborative (qu’il s’agisse des fournisseurs de biens et/ou de services ou des usagers de ces biens et/ou services) sont avant tout mus par des mobiles d’ordre pragmatique.

Cette « découverte », rendue possible par des études « de terrain », conduit les spécialistes de l’ « économie collaborative » à scinder cette nouvelle discipline en deux branches, à savoir une branche « marchande » et une branche « non-marchande », la première rassemblant ceux qui se lancent sur ce nouveau créneau car ils y voient une opportunité d’affaires comme une autre, la deuxième réunissant au contraire des acteurs qui s’engagent sur ce nouveau terrain par conviction, et car ils placent les « valeurs » devant tous les autres mobiles d’action.

Quel est plus précisément le profil des acteurs de l’économie collaborative ? Dans quel mesure ce « portrait-robot » du consommateur collaboratif peut-il nous permettre d’en apprendre plus sur ce mouvement ?

C’est à ces questions que vous pourrez répondre en découvrant non seulement l’article ci-dessous, mais aussi et surtout l’intégralité de l’étude OuiShare, téléchargeable à la fin de cet article.

De l’économie collaborative à l’assurance collaborative

L’économie collaborative, que certains définissent comme l’économie marquant le passage de l’ère de la propriété à celle de l’usage, a pu émerger de façon si massive grâce au déploiement et à l’utilisation d’internet.

En effet, si le prêt, l’échange ou le don entre particuliers a toujours été pratiqué, dans l’Histoire, à l’échelle locale, c’est grâce à Internet que ces pratiques ont pu advenir à grande échelle et entre des personnes éloignées à la fois géographiquement et individuellement.

En ce sens, les plateformes digitales de mise en relation ont joué et continuent d’exercer un rôle crucial dans le développement de l’économie collaborative, car elles favorisent à la fois la mise en relation entre « pairs » (cette mise en relation se traduisant par le fameux principe de « peer-to-peer ») au sein de vastes communautés, et se portent en quelque sorte garantes, par le(s) système(s) d’évaluation de l’e-réputation qu’elles élaborent pour noter chaque utilisateur, de la loyauté et/ou du sérieux de ceux qui souhaitent partager leurs biens ou leurs compétences avec d’autres.

L’économie collaborative développée à grande échelle est donc largement « fille » de la révolution numérique.

Les nouveaux usages issus de cette nouvelle pratique sociale ne sont cependant pas sans poser de nombreux problèmes aux assureurs. En effet, comment couvrir un conducteur à la fois en responsabilité civile et en individuelle accident, qui utilise une voiture dont il n’est pas propriétaire et, qui plus est, appartient à une personne qu’il ne connaît pas ou très peu ?

Ainsi, comment les assureurs abordent-ils ce marché ? Et comment construisent-ils les contrats qui visent à répondre aux besoins engendrés par les nouveaux usages issus de l’économie collaborative ?

C’est à ces questions que répond cet article d’ Estelle Durand et d’Haude-Marie Thomas, paru dans L’Argus de l’Assurance, le 17 mars 2016.

L’économie collaborative, un passage de la propriété à l’usage ?

L’économie collaborative est définie par certains économistes comme l’ère du passage de la propriété à l’usage.

En effet, depuis l’époque des Lumières, sous l’influence de penseurs libéraux comme John Locke, Adam Smith ou encore David Ricardo, l’idée selon laquelle l’accès à la propriété était à la fois le moteur des échanges sur les marchés, et l’une des conditions d’accès au bonheur (sinon le sens de la vie…), s’est imposée et a fortement influencé la pensée économique occidentale. C’est la raison pour laquelle la première révolution industrielle inaugure l’entrée dans « l’ère de la propriété ».

La recherche de l’accès à tout prix à la propriété est le fondement sur lequel le modèle consumériste s’est bâti et développé. La « société de consommation » est donc directement issue de la pensée libérale qui a fait de l’accès à la propriété le but à la fois de la vie économique et de la vie humaine.

Néanmoins, cette recherche effrénée de l’accès à la propriété n’a pas été sans poser de graves problèmes, surtout économiques et environnementaux : nécessité de maintenir un niveau artificiellement élevé de consommation par tous moyens (obsolescence programmée des objets, changement de normes nécessitant le renouvellement d’un ensemble de produits ou de sous-produits dérivés…), surproduction, gaspillage, pollution, surproduction de déchets, etc.

L’économie collaborative apparaît pour beaucoup comme une remise en question du modèle consumériste basé sur la recherche individuelle et collective de l’accès à la propriété. En effet, cette nouvelle économie se définit comme une « économie de l’usage », privilégiant un accès optimisé – grâce à la mutualisation et au partage – aux biens, aux produits et aux services.

Mutualisés, les biens et services sont ainsi utilisés plus efficacement, tandis que les préoccupations liées à l’instauration d’un mode de développement plus durable engendrent un allongement de la durée de vie des produits. En ce sens, l’économie collaborative apparait comme l’une des réponses possibles aux problèmes sociaux et environnementaux causés par le modèle de développement issu des deuxième et troisième Révolutions Industrielles.

Comment se présente et se développe l’économie collaborative en France ? Et comment les assureurs se positionnent-ils par rapport à ce changement de paradigme ?

C’est en partie à ces questions que répond cet article paru dans L’Argus de l’Assurance le 7 novembre 2014.

Les assureurs et l’économie collaborative

L’économie dite « collaborative » est une économie née des nouvelles pratiques sociales, dont on ne sait pas toujours très bien si elles sont issues d’une volonté collective consciente et assumée de revenir à des valeurs d’entraide et de solidarité dans les échanges, ou bien si elles procèdent d’un souci plus « terre-à-terre » de réaliser des économies.

Quoiqu’il en soit, l’économie collaborative est en train d’entrer dans les usages, à tel point, qu’alors qu’elle était traitée, il y a encore quelques années, comme un « épiphénomène », elle intéresse aujourd’hui au plus haut point les acteurs de l’économie plus traditionnels.

L’économie collaborative, même si elle peut revêtir plusieurs formes, se définit essentiellement comme un échange direct de biens ou de services entre particuliers, la plupart du temps mis en relation par l’intermédiaire d’une plateforme numérique. C’est ainsi que les citoyens peuvent se louer leur voiture, s’échanger leur maison, se prêter de l’argent, mutualiser l’achat d’une perceuse, etc.

Si l’économie en général se fonde, en tant que pratique sociale, sur la confiance, cette notion est encore davantage au cœur de l’économie collaborative : comment en effet prêter ou louer sa voiture à un parfait inconnu, si l’on ne part pas a priori du principe que cette personne sera respectueuse vis-à-vis du bien qu’on lui confie, et qu’elle le restituera indemne, c’est-à-dire dans l’état où l’on le lui a remis ?

Cependant, il peut arriver parfois que, dans un échange « collaboratif », le « capital confiance » ne soit pas au maximum (dans le cas, par exemple, d’une personne acceptant de louer sa voiture à un particulier pour « arrondir ses fins de mois »), ou bien que, même si la confiance était là au départ, un événement imprévisible vienne endommager ou détruire le bien (voiture, maison…), objet d’un échange « peer-to-peer ».

C’est là que l’assurance joue un rôle essentiel dans l’économie collaborative: elle permet de se substituer au « capital confiance » lorsque celui-ci fait défaut, ou bien de donner une garantie matérielle à la manifestation de cette confiance, dans le cas où un dommage affecterait le bien confié à un tiers. L’on peut donc dire que l’assurance est aujourd’hui, dans l’état actuel de la société, à la fois le ciment et le catalyseur de l’économie collaborative.

Quel rapport les assureurs entretiennent-ils avec l’économie collaborative ? Comment contribuent-ils à son implantation dans la société et à son développement ? Comment s’engagent-ils dans cette nouvelle pratique ?

C’est à ces questions que répond cet article de Philippe Jacqué, article paru dans le numéro du 23 avril 2015 du quotidien Le Monde, et analysant les rapports entre les assureurs et l’économie collaborative.

Le modèle « low cost », un pas vers plus de liberté ou un retour au servage ?

L’arrivée, dans les années 2000, de compagnies aériennes proposant des billets d’avion très bon marché comparativement à ceux proposés par les sociétés de transport aérien traditionnelles a donné lieu à l’émergence d’un nouveau modèle d’entreprise. Tirant son nom des prestations à bas prix (« low cost », en anglais) proposées aux consommateurs, ce modèle s’est effectivement très rapidement fait qualifier de « low cost ».

L’écart de prix drastique qui a pu être constaté entre les prestations fournies par ces entreprises du XXIème siècle et celles délivrées par leurs concurrentes, n’a été possible qu’au prix, sinon d’une refonte complète, du moins d’une remise en question en profondeur des business models classiques des sociétés. Cette « remise à plat » drastique des schémas traditionnels est allée de pair, dans le secteur du transport aérien, avec une « chasse au coût », dont les principales « victimes » ont été tout d’abord le personnel volant, et plus particulièrement les pilotes (dont le niveau de salaire était d’ailleurs, surtout dans certaines compagnies, sans doute un peu surévalué…), puis tous les salariés de l’entreprise. A cela s’est ajoutée l’entrée, depuis quelques années, dans l’ère de la digitalisation, voyant l’automatisation de tâches qui, jusqu’à récemment, étaient encore exécutées par du personnel humain, qualifié ou non.

La « puissance de frappe » que ces nouvelles sociétés aériennes – la plupart d’origine anglo-saxonne, et dont les plus célèbres ont pour nom « Ryanair » ou « Easyjet » – ont acquise par ce nouveau mode de management salarial, a été absolument colossale.

En effet, par les prix ultra-attractifs qu’elles proposaient aux consommateurs (qui pouvaient voir le prix de leur billet d’avion divisé par 10 par rapport à une compagnie aérienne traditionnelle), elles ont peu à peu capté de plus en plus grandes parts de marché, avant de rebattre totalement les cartes de ce même marché, en imposant à leurs concurrents solidement implantés dans leur secteur depuis des années, voire des décennies, les règles qu’elles avaient elles-mêmes édictées. C’est ainsi que des compagnies comme Air France, où un « esprit aristocrate » a toujours régné (surtout au sein des pilotes), se voient aujourd’hui contraintes, sous peine de mort économique, de tenter de revoir drastiquement leurs méthodes de management, et donc leur culture.

Mais, parallèlement à cette volonté de proposer coûte que coûte le plus bas prix possible, sous prétexte de rendre service au consommateur (en lui permettant d’accéder à des prestations qui auparavant étaient hors de portée de sa bourse), ces entreprises « low cost » ont contribué à diminuer, numérairement (sur la fiche de paie) et donc aussi socialement, la valeur accordée au travail. Car, sous couvert à la fois de servir le client, et de s’adapter à la concurrence, ces entreprises ont peu à peu fait accepter l’idée (parfois sous la contrainte, et non sans fortes contestations) aux salariés – y compris et surtout à ceux dont le travail est à forte valeur ajoutée – qu’ils devaient accepter de voir leur travail de moins en moins rémunéré. Si, dans certains cas, la réduction des salaires pouvait être envisagée comme un retour à la norme (pour ne pas dire à la justice), dans d’autres, elle a fortement contribué à la paupérisation de larges franges de la population – dont certaines étaient fortement qualifiées – contribuant à amorcer, puis à accélérer le processus de diminution des classes moyennes.

L’entreprise « low cost » a donc été, d’une certaine manière, et d’autant plus qu’elle s’est diffusée dans la majorité des secteurs économiques, le vecteur puissant d’un modèle social faisant admettre, subrepticement et pernicieusement, l’idée que l’homme devait s’adapter, quel qu’en soit le coût, aux lois du marché. Ainsi, d’une certaine manière, l’entreprise « low cost » a été, du moins à ses débuts, et dans son mode de management, un contre-exemple de ce que devrait être une entreprise « responsable » (au sens de « répondant aux critères de la RSE »).

La méthode rigoureuse et redoutablement efficace avec laquelle ces compagnies low cost ont opéré pour casser des marchés et en capter d’énormes parts à leur profit, nous amène à nous poser deux questions.

Tout d’abord, si l’on admet l’idée que nous vivons actuellement dans un contexte de « guerre économique », ne peut-on pas imaginer que le modèle « low cost » fasse partie de l’arsenal d’armes permettant à des entreprises au service d’intérêts nationaux bien identifiés, de se lancer à la conquêtes de pans entiers de secteurs d’activités et d’économies ?

Et, d’autre part, est-il souhaitable de voir ce modèle se généraliser ? Car, le modèle « low cost » est-il pour l’Homme en général (qu’il soit consommateur ou salarié) un pas vers plus de liberté, ou bien, au contraire, un retour au servage ?

Cet article de Gilles Le Gendre, Joanna Moss et Raphaële Rabatel, publié dans Les Echos du 27 novembre 2015, en décrivant la manière dont le modèle « low cost » révolutionne le management, apporte des éléments de réponses à ces questions.

Les assureurs, des champions de taille engagés dans la transition énergétique

Alors qu’il y a encore dix ans, le « climato-scepticisme » était globalement l’attitude dominante dans les milieux politiques et d’affaires, cette posture est aujourd’hui largement, majoritairement et mondialement condamnée par l’ensemble des principaux acteurs représentatifs des sociétés : en effet, la classe politique, le monde de l’entreprise et la société civile convergent pour reconnaître que le climat est devenu un, sinon LE sujet majeur du XXIème siècle.

Car l’alternative est simple : soit l’humanité doit s’engager collectivement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de façon à limiter le réchauffement planétaire à un maximum de 2°C d’ici 2100, soit – au cas où elle ne parviendrait pas à relever ce défi – elle doit se faire à l’idée qu’elle vivra dans une planète quasi « inhabitable » (du fait, entre autres, de la multiplication des événements climatiques extrêmes), voire qu’elle ne passera peut-être pas le cap du XXIIème siècle… affirmation qui fait froid dans le dos, mais qui n’est malheureusement, ni exagérée, ni sans fondement !

Ce constat, en même temps qu’il a donné aux messages des lanceurs d’alertes sur le climat une audience encore inimaginable au début des années 2000, a permis de dénoncer l’irresponsabilité, voire la dangerosité pour l’avenir de notre planète des « climato-sceptiques ».

Par conséquent, si l’urgence qu’il y a à changer de modèle énergétique, donc économique (puisque notre système économique actuel est entièrement fondé sur les énergies fossiles), est désormais indubitable, se pose la question de savoir comment cette transition d’une « économie carbonée » à un « système de développement durable » (basé sur les énergies renouvelables) va pouvoir se faire en un temps court.

Les grands penseurs et les spécialistes qui se sont penchés sur la question s’accordent à dire que, si l’impulsion de changer de modèle énergétique peut et doit sans doute provenir de décisions politiques, l’application de ces décisions ne peut se faire sans le concours des entreprises (qu’il s’agisse des grands groupes, ou bien des PME-PMI) et de la société civile. Car c’est à la fois en changeant les modèles économiques des entreprises et les processus d’organisation du travail que la transition énergétique « prendra racine » au cœur-même de notre développement économique, et en changeant consciemment nos modes de vie et de « consommation », que la notion de développement durable « prendra corps » dans nos vies quotidiennes.

Les assureurs, qui font clairement partie des représentants du monde de l’entreprise, ont également une position privilégiée vis-à-vis non seulement des autres sociétés, mais aussi de la société civile. En effet, ils fournissent, d’une part, par leurs investissements, « l’énergie financière vitale » permettant à de vastes projets de se développer : ils représentent donc un formidable levier permettant d’orienter dans une direction bien précise le développement des économies et des sociétés. D’autre part, dans la mesure où l’assurance fait partie du quotidien de l’écrasante majorité des citoyens, les assureurs peuvent, par le biais d’offres commerciales ou promotionnelles bien pensées, ou encore par la délivrance de services pertinents aux personnes (physiques ou morales) adoptant une attitude jugée « vertueuse », influer sur les comportements des citoyens, et donc contribuer à changer le visage de la société civile.

Compte tenu de leur position officielle actuelle, les assureurs apparaissent bien comme des champions de taille engagés dans la transition énergétique.

Quels moyens d’action les assureurs ont-ils pour contribuer favorablement à la réduction de la « dette entropique » (responsable du dérèglement climatique) ? Et surtout, comment les assureurs envisagent-ils d’agir, compte tenu des valeurs et des idées qu’ils défendent, par rapport à la question du climat ?

C’est à ces questions que répond cet article de Laura Fort, paru dans le numéro 207 de novembre 2015 de La Tribune de l’Assurance.

Joseph Schumpeter et l’économie numérique

Comment Joseph Schumpeter peut-il être lu et réinterprété dans le siècle de l’économie numérique ?

C’est à cette question que répond cet article, extrait d’une conférence de Philippe Aghion, professeur au Collège de France, de la chaire « Economie des institutions, de l’innovation et de la croissance », et publié dans « Le Monde Economie » du 2 octobre 2015.

Investir dans les entreprises pour une croissance durable

Un vent de reprise a soufflé ces derniers mois sur l’économie française européenne, dû non seulement à la politique de « Quantitative Easing » menée par la Banque Centrale, sous l’impulsion de son Président Mario Draghi, mais aussi par le fait que la confiance est revenue parmi les chefs d’entreprises et les acteurs économiques.

Seulement, pour que cet élan de reprise économique soit durable, il convient que les Etats européens aient, avec la Commission européenne, une véritable stratégie de développement et de croissance. Dans cette interview accordée aux Echos le 1er juin 2015, Jean Lemierre, Président de BNP Paribas, expose la solution qui, selon lui, devrait permettre à la zone économique européenne, et plus particulièrement à la France, de voir s’ouvrir à elle un avenir économique meilleur que celui suggéré par la crise des dernières années.

Selon Jean Lemierre, il faut, d’une part, non seulement profiter du redémarrage économique que nous vivons pour entreprendre des réformes structurelles profondes (sa position à ce sujet ne diffère pas tellement de celle de l’ensemble des classes politique et entreprenariale), mais aussi et surtout, d’autre part, créer les conditions réglementaires et financières pour réorienter l’épargne vers les entreprises, notamment pour financer l’innovation. Il est donc nécessaire pour Jean Lemierre, d’investir dans les entreprises pour une croissance durable.

Ainsi, dans un « appel du pied » aux assureurs, il appelle de ses voeux que l’assurance-vie, dont les rendements deviennent extrêmement faibles dès lors que les primes collectées sont investies dans les « obligations souveraines » et « l’immobilier », réoriente ses placements dans les « investissements productifs ».

A bon entendeur, salut !

Mourez où vous voulez ??

Mourez où vous voulez ?? est un article de François Ponsard, professeur à l’Ecole Supéreure d’Assurances.

Les errances des bancassureurs

Les errances des bancassureurs est un article de François Ponsard, professeur à l’Ecole Supéreure d’Assurances.

L’appétence au risque sous Solvabilité II

La définition de l’appétence au risque reste un grand sujet, en même temps qu’un grand débat. On définit, dans la logique de Solvabilité II, l’appétence au risque comme « le niveau de risque agrégé qu’un organisme accepte de prendre en vue de la poursuite de son activité et de son développement, en respect des contraintes liées à ses engagements.

L’ACPR précise que l’appétence aux risques « doit refléter de façon détaillée, et pour chaque catégorie de risques, les conséquences des objectifs stratégiques de l’entreprise, qui peuvent notamment être exprimés en niveau de fonds propres immobilisés ou par tout autre moyen suffisamment clair (impact financier ou d’image, par exemple) ».

Comment les entreprises définissent-elles cette notion d’appétence aux risques ? Quels critères retiennent-elles ? C’est à ces questions que répond cet article du Dossier consacré à « Solvabilité II » et paru dans le numéro de l’Argus de l’Assurance du 10 juillet 2015.

L’ORSA au service du pilotage stratégique de l’entreprise sous Solvabilité II

L’Own risk and solvency assessment (=évaluation interne des risques et de la sovabilité) ou « Orsa » est un dispositif prévu à l’article 45 de la directive Solvabilité II. Ce processus a pour objectif de prendre en compte les risques dans le pilotage de l’entreprise. L’Orsa, a trois composantes : l’évaluation du besoin global de solvabilité, celle du respect permanent des obligations réglementaires de couverture du SCR et du MCR et des exigences concernant les provisions techniques, et enfin l’évaluation de la mesure dans laquelle le profil de risque de l’entreprise s’écarte des hypothèses qui sous-tendent le calcul du SCR.

L’Orsa est et va devenir encore davantage, à partir du 1er janvier 2016, un élément crucial dans la définition de la stratégie de développement des compagnies d’assurances. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a cependant constaté en 2014 que Solvabilité II était encore, pour la majorité des acteurs directement concernés par cette réglementation, un exercice réglementaire, et non un véritable outil de gouvernance.

Comment faire de Solvency II un véritable outil de pilotage stratégique, et non pas seulement un simple « exercice réglementaire » ? Comment impliquer les métiers (notamment commerciaux) pour que la norme Solvabilité II soit appliquée au quotidien ? C’est à ces questions que répond cet entretien avec Michel Louchard, Directeur des Risques et de la Conformité d’Aviva France.

Le reporting au service de la gouvernance à l’ère Solvabilité II

Beaucoup d’experts s’étant spécialisés dans les questions relatives à Solvabilité II insistent sur la manière dont cette contrainte réglementaire va se transformer en outil de pilotage de l’entreprise. Dans une interview accordée à l’Argus, Christophe Eberlé, Président d’Optimind Winter, va jusqu’à écrire : « Quand l’Orsa et les tableaux de bord fonctionnent bien, on a l’ivresse que donne le pilotage d’un A380 ».

Dans cette interview, Anaïd Chahinian, directrice du pilotage économique du groupe Macif, rappelle cependant qu’il est peu probable que l’entreprise ne soit gouvernée à l’avenir qu’à travers le prisme de Solvency II, et qu’il faudra se poser les bonnes questions concernant la manière dont les informations issues du reporting devront venir alimenter l’AMSB (Administrative Management or Supervisory Board – regroupant la Direction Générale et le Conseil d’Administration).

Le pilier 3 de Solvabilité II dans l’entreprise d’assurance

Solvabilité II est à la fois une exigence réglementaire et un outil de pilotage de l’entreprise qui va s’imposer dans les mois qui viennent à l’ensemble du paysage assurantiel européen. La norme Solvency II, on le sait, rend co-responsables la Direction Générale et le Conseil d’Administration (AMSB), vis-à-vis du régulateur, de la gestion de la compagnie, et de la manière dont celle-ci s’expose aux risques sans compromettre sa marge de solvabilité (Pilier 2). Elle exige également la production d’un reporting régulier, dont l’objectif est de surveiller en quasi-temps réel l’état de l’entreprise « sous l’angle Solvabilité II », et d’alerter l’AMSB dès que des signaux faibles sont détectés (Pilier 3).

La qualité du reporting est donc déterminante pour un pilotage correct de l’entreprise. Mais pour que le reporting soit lui aussi efficient, il faut que les données servant à son élaboration soient recueillies avec soin depuis le terrain, tant sur un plan quantitatif que qualitatif. Or, pour ce faire, il faut que les collaborateurs soient formés à penser dans la logique de Solvabilité II ou, pour reprendre les termes de Marie Grison, Directrice des Risques Groupe de CNP Assurances, il est indispensable de « Déployer la culture Solvabilité 2 au plus près des collaborateurs ».

Dans cet article, Marie Grison livre sa vision de la manière dont Solvabilité II doit être diffusé dans l’entreprise, et dont le reporting impacte la gouvernance de l’entreprise.

Les défis des assureurs à l’ère de Solvabilité II

« Si l’on en croit les derniers retours de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), la proportion des organismes [d’assurance] se déclarant prêts à plus de 75% [à l’entrée en vigueur de Solvabilité II (prévue le 1er janvier 2016)] est désormais de 97% pour le pilier 1 (exigences quantitatives), de 60 % pour le pilier 2 (gouvernance) et de 43 % pour le pilier 3 (exigences de reporting). » (Géraldine Vial, « Bienvenue dans l’ère du pilotage de précision », Argus de l’Assurance, n°7419).

Cette citation met bien en avant le fait qu’il existe une grande inégalité entre les trois piliers de Solvabilité II concernant leur mise en application au sein des compagnies d’assurance françaises. Les assureurs vont donc être confrontés à un certain nombre de défis dans les mois qui viennent, surtout après l’entrée en vigueur effective de Solvabilité II.

Quels vont être les « challenges » que les sociétés d’assurance vont être amenées à relever ? Comment, concrètement, va se traduire l’application de Solvabilité II dans l’entreprise ? C’est à ces questions que répond cet interview de Christophe Eberlé, Président d’Optimind Winter.

Solvabilité II et responsabilité des dirigeants

Le Pilier II de la réglementation Solvabilité II impose aux compagnies d’assurances de se doter d’un organe de contrôle, chargé et responsable de veiller à la mise en application des injonctions associées à cette législation. Cet organe de contrôle regroupe la Direction Générale et le Conseil d’Administration et se dénomme, dans la terminologie de Solvency II, l’ « Administrative Management or Supervisory Body » ou « AMSB ».

Le même Pilier II oblige l’AMSB à évaluer en interne les risques et la solvabilité de l’entreprise et à produire un rapport dit « ORSA » (Own Risk and Solvency Assessment »), portant sur l’évaluation de ces mêmes critères.

Le rapport Orsa devra faire un état des lieux sur quatre composantes-clés, à savoir :

  • le business plan,
  • l’évaluation et la gestion des risques,
  • la gestion du capital et de la solvabilité,
  • les tests de résistance (scénarios adverses et reverse stress tests).

L’AMSB rend donc les membres de la Direction Générale et du Conseil d’Administration co-responsables de l’application des normes de Solvabilité II devant l’Autorité de Contrôle Prudentielle et de Résolution (ACPR).

Quelles transformations l’application de Solvabilité II (notamment en matière de gouvernance) va-t-elle entraîner sur l’entreprise ?

C’est sur ce point que répond cette tribune de Blaise Bourgeois, Directeur des Risques d’Allianz France, tribune publiée dans le numéro du 10 juillet 2015 (N° 7419) de l’Argus de l’Assurance.

L’Enterprise Risk Management, modèle d’entreprise sous Solvabilité II

Le pilotage des risques, avec Solvabilité II, un enjeu à la fois réglementaire et stratégique. Aussi, l’entreprise d’assurance doit-elle adapter sa gouvernance en fonction de la révolution culturelle entraînée par l’entrée en vigueur de Solvency II en son sein.

L’enjeu est donc aujourd’hui, de découvrir / inventer un modèle d’entreprise adapté au nouvel environnement réglementaire et stratégique induit par Solvabilité II. Or, l’un des modèles que plusieurs experts retiennent comme pertinent pour piloter une compagnie d’assurance à l’ère de Solvabilité II est « L’enterprise risk management (ERM) ».

Qu’est-ce qu’exactement que l’ERM ? Et pourquoi semblerait-il qu’il s’agisse du modèle le mieux adapté au pilotage d’une compagnie d’assurance sous l’ère Solvabilité II. C’est à ces questions que répond cet article de Philippe Foulquier (professeur de finance à l’Edhec Business School), article paru dans le dossier consacré à Solvabilité II dans le numéro 7419 (10 juillet 2015) de L’Argus de l’Assurance.

Où en sont les assureurs avant l’entrée en vigueur de Solvabilité II ?

Le compte à rebours pour la mise en application de Solvabilité II a commencé, puisque cette réglementation entrera effectivement en vigueur le 1er janvier 2016.

Quelles sont, dans leurs grandes lignes, les contraintes imposées par Solvabilité II ? Et surtout, où en sont les compagnies d’assurance aujourd’hui, à moins d’un trimestre de l’entrée en vigueur de la réforme ?

C’est à cette question que répond cet article de Géraldine Vial (rédactrice en chef de L’Argus de l’assurance), article paru dans le dossier consacré à Solvabilité II dans le numéro 7419 (10 juillet 2015) de L’Argus de l’Assurance.

Cet article comprend également un glossaire des principaux termes associés à Solvabilité II, ainsi qu’une interview de Stéphane Dédeyan ( Directeur Général Délégué de Generali France).

Etat des lieux sur Solvabilité II

Une échéance importante attend les compagnies d’assurance le 1er janvier 2016 : celle de l’entrée en vigueur de Solvabilité II (ou Solvency II), directive européenne dont l’objectif est « d’encourager les organismes à mieux connaître et à évaluer leurs risques notamment en adaptant les exigences réglementaires aux risques que les entreprises encourent dans leur activité ».

Quelles sont, dans leurs grandes lignes, les obligations associées à la réforme « Solvabilité II » ? Quelles conséquences l’application de Solvabilité II va-t-elle avoir sur les compagnies d’assurance, tant du point de vue de leur gestion que de leur gouvernance ? Et surtout où en est le secteur de l’assurance français à moins d’un trimestre de l’entrée en vigueur de la réglementation Solvency II ?

A quelques mois de cet événement important et très attendu par la profession, l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) a jugé opportun de présenter et de publier un dossier complet sur le sujet – dossier paru dans le numéro du 10 juillet 2015 (N° 7419) de l’Argus de l’Assurance, et de faire précéder ce dossier d’une introduction générale présentant et synthétisant les grands enjeux associés à Solvency II.

La France qui ose est souvent la France qui gagne

Le monde numérique favorise l’émergence d’une économie où les acteurs qui souhaiteront avoir leur mot à dire, voire jouer un rôle majeur, dans la nouvelle société devront être dotés de trois qualités, à savoir : la « capacité d’innovation », la « rapidité dans réalisation et la mise en œuvre des idées » et l’ « agilité ».

La « capacité d’innovation » est, dans la nouvelle économie qui est en train d’émerger et de se développer, la « vertu » première (en ordre aussi bien chronologique que d’importance) permettant d’être le concepteur, et donc l’initiateur d’une rupture sociétale ou technologique.

La France est un pays qui n’est pas, loin s’en faut, en reste en matière d’innovation. Cet article de Pierre-René Lemas (Directeur Général de la Caisse des Dépôts et Consignations), publié dans les Echos du 14 avril 2015, est un éloge à l’innovation qui rappelle, avec la force d’un slogan, que: « La France qui ose est souvent la France qui gagne ».

Comment les entreprises françaises peuvent-elles se développer dans l’économie numérique ?

Le passage des sociétés occidentales à l’économie numérique est, chacun le sait ou le pressent, bien plus qu’un effet de mode ; il s’agit d’un changement radical de paradigme ! Par conséquent, pour se développer dans ce nouvel environnement, les entreprises françaises doivent absolument : 1) bien comprendre la nature et la spécificité du monde digital qui émerge, 2) savoir où elles doivent concentrer leurs efforts stratégiques pour exister et se développer au sein de ce nouvel environnement, 3) avoir conscience des qualités et des ressources dont elles doivent se doter pour répondre aux exigences de ce nouveau paradigme économique.

La digitalisation est un phénomène favorisant l’émergence d’un monde dominé par les start-up, avec, en tête de proue, les fameux GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple). Ces « entreprises du XXIème siècle » ont tout d’abord suscité l’intérêt, puis l’admiration et enfin la crainte, par leur capacité à proposer des outils technologiques et des services informatiques innovants, de plus en plus puissants et à des coûts de plus en plus faibles (quand ils ne sont pas tout simplement délivrés gratuitement).

Quelle stratégie les entreprises françaises (et européennes) doivent-elles adopter pour s’adapter à ce nouvel environnement, et surtout à ces nouvelles « règles du jeu » ? Et de quelles qualités et quelles ressources doivent-elles se doter pour répondre aux exigences de ce nouveau paradigme économique ? En résumé, comment les entreprises françaises peuvent-elles se développer dans l’économie numérique ?

C’est à ces questions que répond cet article d’Hubert Guillaud, intitulé « Les barbares attaquent : comment le numérique redistribue la puissance économique », et publié sur le blog des Echos le 19 avril 2014.

La navigation des assureurs en « Mer de Chine »

La Chine est un pays qui a longtemps à la fois fasciné et intrigué les entrepreneurs Occidentaux ayant tenté de s’aventurer sur ce marché. Depuis qu’elle a vu le Parti Communiste accéder au pouvoir (parti dont bon nombre de cadres ont été formés en Europe, et plus particulièrement en France), la Chine s’est incontestablement « occidentalisée ». Partant de ce postulat, conforté par le fait que le mode de consommation de la population chinoise tend de plus en plus à se rapprocher de celui des peuples d’Occidents, il est tout-à-fait légitime de s’inspirer des schémas de développement des nations occidentales pour anticiper l’évolution de l’économie et de la société chinoise.

C’est à un tel exercice de prospective, appliqué au secteur de l’assurance, concernant le « rêve chinois », que se livre Elena Golysheva, ancienne étudiante de l’Ecole Supérieure d’Assurances (cursus « Manager de l’Assurance »), dans l’article ci-dessous publié en décembre 2014 dans la revue « Banque ».

Dans cette analyse, Elena Golysheva décrit la manière dont le marché chinois de l’assurance va très vraisemblablement évoluer, au vu de la façon dont le modèle de développement occidental est en train de prendre racine au sein de l’ « Empire du Milieu ».

Mais ce rapprochement des modes de vie et de consommation entre nos civilisations et la société chinoise, ne doit pas laisser penser que les méthodes de conquête qui ont fait recette en Occident pourront s’appliquer telles quelles sur le marché chinois. Car la Chine n’est pas que le pays qui a vu naître Lao Tseu, elle est aussi la mère patrie de Sun Tsu… Il est donc indispensable, pour les assureurs, d’étudier les principes stratégiques énoncés par l’auteur de « L’art de la guerre », s’ils ne veulent pas faire naufrage en « Mer de Chine »…

Le risque urbain au XXIème siècle

Comme tout changement d’époque majeur, l’entrée dans l’ère de la Troisième Révolution Industrielle est un saut dans l’inconnu. Si cette mutation de paradigme, favorisée par une triple évolution dans les secteurs que sont la communication (Internet), l’énergie (avec le développement de plus en plus important des énergies renouvelables) et la logistique (certains économistes, comme Jeremy Rifkin, conseillent actuellement les grandes organisations intergouvernementales pour qu’elles entraînent les Etats dans la voie de la construction d’un Internet de la logistique, rendu possible par le développement du Big Data), peut être envisagée comme une formidable source d’opportunités, elle n’est en même temps pas sans soumettre l’ensemble des civilisations du globe à un ensemble de défis.

Le premier qu’il faudra relever sera d’atténuer les disparités qui peuvent encore exister, en termes de développement économique et social, entre les pays installés dans une phase mature de développement, et les pays émergents ou nouvellement entrés dans une ère de relative prospérité matérielle.

Le deuxième risque qui menace l’humanité est celui de l’urbanisation, ou plutôt, pour reprendre les termes de l’auteur de l’article, celui de la « bidonvillisation » du monde. En effet, avec une population mondiale dont plus de la moitié est urbanisée aujourd’hui, et qui le sera, dans les années …, pour les trois quarts, le problème de l’expansion non maîtrisée des grandes agglomérations peut être une source de risque absolument majeur. C’est pour cette raison que l’on peut avancer que le risque urbain est susceptible d’être le risque majeur du XXIème siècle.

Comment peut-on définir le risque urbain ? En quoi le risque urbain peut-il être à l’origine de problèmes sanitaires majeurs au XXIème siècle ? C’est à ces deux questions que répond cet article de Benoît Georges, paru dans le numéro du 20 janvier 2015 des Echos.

Le côté obscur de la « fin du travail »

La transition vers l’économie numérique suscite actuellement l’enthousiasme d’un grand nombre d’acteurs politiques, mais aussi et surtout économiques. Les bienfaits de l’entrée dans l’ère de la Troisième Révolution Industrielle (rendue possible par le développement du réseau internet, puis par le développement de modèles mathématiques et informatiques en mesure de récolter, traiter et analyser les fameux « Big Data ») sont actuellement vantés par de grands penseurs, dont Jeremy Rifkin est sans doute l’un des plus brillants* : entrée dans une ère de l’abondance durable, développement de l’économie collaborative, démocratisation du savoir universitaire, accès gratuit ou quasi-gratuit à la plus grande partie des biens et services… telles sont les promesses dont est porteur le processus de transformation qui doit nous conduire vers la nouvelle société que nous décrit Jeremy Rifkin dans son dernier ouvrage, « La nouvelle société du coût marginal zéro ».

Jeremy Rifkin prédit également que le développement de la société issue de cette troisième phase de la Révolution Industrielle (caractérisée par la généralisation de l’automatisation et de la robotisation à grande échelle, rendue possible grâce aux progrès de l’Intelligence Artificielle) a de forte chance d’engendrer un phénomène qui, jusque-là, relevait plutôt de l’utopie : l’abolition du travail (« La fin du travail » est d’ailleurs le titre de l’un des ouvrages publiés par Rifkin).

Si « la fin du travail » peut, d’un certain côté, être envisagée comme une perspective heureuse pour l’humanité (car cette hypothèse laisse entrevoir la possibilité d’un accès gratuit et durable pour chaque être humain aux ressources nécessaires à la survie), elle n’est cependant pas sans poser un certain nombre d’interrogations… Cet article de Nouriel Roubini (Président de Roubini Global Economics et professeur d’économie à la Stern School of Business de l’université de New York), publié dans les Echos du 14 janvier 2015, laisse entrevoir et analyse le côté obscur de la « fin du travail »…

L’Ecole Supérieure d’Assurances va former les assureurs marocains

L’Ecole supérieure d’assurances (ESA) vient de signer avec la Fédération marocaines des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR) ainsi que l’EESCA, école de management basée à Casablanca, une convention de partenariat afin de déployer la première formation au management de l’assurance de niveau bac+5. [Article paru sur le site de l'Argus de l'Assurance le 13 janvier 2015]

Les impacts négatifs des inégalités aux Etats-Unis

La biologie nous enseigne que la santé d’un corps vivant est indissociable de la santé de chacun des organes qui le compose : car, dans un organisme vivant sain, la partie existe pour le tout, et le tout, pour la partie. Partant de ce principe, des organes sains sont, d’une part, essentiels pour maintenir la bonne santé du corps, tandis que, d’autre part, et par un effet « boomerang », le bon état du corps (envisagé comme système) permet d’assurer l’équilibre et le bon fonctionnement de chaque organe.

Cela étant dit, comment peut-on dès lors comprendre, de façon globale, le mode de fonctionnement d’une société ? Tout simplement par analogie avec le fonctionnement d’un corps biologique. Ne parle-t-on pas en effet, dans le langage courant, de « corps social » ?

Dans le « corps social », tout comme dans le « corps biologique » :
- il est possible d’identifier de grandes fonctions vitales (rassemblées au sein de « castes » dans la société indienne traditionnelle) nécessaires à la vie de l’organisme social,
- chaque citoyen doit idéalement assumer une fonction et des tâches bien définies (par le biais de l’exercice d’un emploi) pour contribuer à la bonne santé du corps social,
- l’équilibre ou la bonne santé de l’ensemble (= la société) repose sur les échanges entre les parties (= les membres de la société, c’est-à-dire les citoyens) ; les flux économiques ont, dans une société, exactement le même rôle que le flux sanguin dans le corps humain, car ce sont eux qui apportent la vie et l’activité au pays,
- si les flux économiques se trouvent bloqués à un certain « endroit » du circuit des échanges (ce blocage amenant obligatoirement certains membres du corps social à se trouver en excès, et d’autres, en défaut de capitaux), alors un déséquilibre se produit au sein du système ; si ce blocage s’aggrave pour devenir un arrêt des échanges, cela peut alors entraîner la mort de l’économie du pays,
- si l’ensemble des citoyens se porte bien, alors le pays est vif, dynamique et en bonne santé ; tandis qu’en retour, la bonne santé du corps social profite à chacun de ses membres, car le premier peut fournir aux seconds des conditions favorables à leur épanouissement…

Les inégalités de revenus, telles qu’elles sont présentées dans cet article, peuvent être interprétées comme un blocage des flux financiers, dont les effets sont aussi néfastes que peuvent l’être ceux dus à une rétention du flux sanguin dans un organisme biologique : en effet, un corps dans lequel la circulation sanguine est ralentie finit indubitablement par tomber malade.

Quelles conséquences vont, selon Martin Wolf, avoir à terme les inégalités constatées et avérées aux Etats-Unis sur l’économie de ce pays ? C’est ce que l’éditorialiste du Financial Times nous propose de découvrir dans cet article, publié, dans sa version française, dans le numéro du 9 octobre 2014 du journal « Le Monde ».

Les hackathons prisés par les assureurs

Les assureurs, comme c’est le cas aujourd’hui pour de nombreux autres acteurs du monde de l’économie, doivent en permanence veiller à ce que leur offre soit en adéquation avec l’environnement technologique, qui, comme chacun sait, évolue à l’heure actuelle extrêmement rapidement. Cette opération de veille consiste d’une part à suivre et à tester les nouveautés technologiques qui apparaissent incessamment sur le marché, et, d’autre part, à imaginer et déployer de nouveaux services pour les assurés qui utiliseront ces nouveaux outils, pour la plupart beaucoup liés à la communication.

Dans ce contexte, les acteurs du monde de l’assurance sont confrontés à un double défi : tenter tout d’abord de ne retenir que les objets connectés dont on peut supposer qu’ils retiendront l’intérêt du grand public (ou tout au moins de leur(s) cibles(s)), pour ensuite imaginer des solutions qui pourront améliorer ou bien la qualité de gestion, ou bien la relation client. La question qui se pose alors est la suivante : comment, lorsqu’arrive la phase de réalisation de l’idée, rassembler suffisamment de talents pour pouvoir déployer un projet en un temps qui doit par définition être bref (du fait de la rapidité des évolutions technologiques), et, si possible, à un moindre coût ?

L’une des réponses à cette question réside dans l’organisation de ce que l’on a appelé des « hackathons », et dont le concept provient des Etats-Unis. Comment se déroule un hackathon ? C’est ce que nous fait découvrir l’article présenté ci-dessous, écrit par Sharon Wajsbrot, et publié dans les Echos du 8 octobre 2014…

Les objets connectés dans l’assurance

L’arrivée des objets connectés sur le marché est une conséquence de l’importance croissante que les entreprises, mais aussi les organismes publics accordent au phénomène que l’on appelle le « Big Data ». Les objets connectés sont des objets d’usage courant (allant de la voiture aux lunettes, en passant bientôt par la fourchette ou la brosse à dent…) qui enregistrent et transmettent des données relatives à nos comportements lorsque nous en faisons usage. S’il sera plus que malaisé de savoir avec précision qui pourra avoir accès (et donc traiter) les données ainsi transmises par le bais de ces objets, une chose est certaine : les assureurs s’y intéressent de très près et réfléchissent aux applications qu’ils pourront tirer, d’une part de l’utilisation de ces nouveaux objets, d’autre part des nouveaux services qu’ils pourront apporter à leurs assurés.

Cet article, publié par Véronique Chocron et Laurent Thévenin dans « Les Echos » du 8 octobre 2014, cite deux assureurs (ou plutôt deux bancassureurs) qui ont misé sur l’arrivée prochaine des objets connectés sur le marché pour faire évoluer leur offre auprès de leurs clients. Il décrit par ailleurs des services qu’ils pensent mettre en œuvre auprès de leurs assurés en recourant à ces nouveaux outils… Les objets connectés dans l’assurance sont donc déjà devenus une réalité !

Les défis des assureurs à l’ère du Big Data

Tous les signes convergent pour nous permettre d’affirmer que nous sommes à l’aube de ce que l’économiste Jeremy Rifkin intitule, dans son dernier ouvrage, « la troisième révolution industrielle ». L’entrée dans cette nouvelle ère de l’économie et de la société est strictement liée à l’essor considérable d’internet, ainsi qu’à la capacité qu’ont désormais les institutions et les entreprises de traiter en temps réel d’immenses volumes de données, les fameux « Big Data ».

Les assureurs, comme tous les autres acteurs opérant dans le secteur tertiaire (secteur risquant d’être, à brève échéance, le plus fortement impacté par la révolution du « Big Data »), se penchent aujourd’hui sérieusement sur la question de savoir comment leur métier va être impacté et va évoluer du fait de cette entrée rapide et accélérée dans l’ère du digital et du « Big Data ».

Quels sont les défis qui attendent les assureurs à l’ère du Big Data ? C’est à cette question que répond cet article de Laurent Thévenin, publié le 1er octobre 2014, dans le Journal « Les Echos ».

Le point de vue d’Henri de Castries sur la situation économique de la France

L’actualité politique de la rentrée scolaire 2014 est pour le moins mouvementée : crise et scission au sein de la majorité, remaniement ministériel, contexte économique préoccupant… La période que traverse la France en ce moment est incontestablement une période de choix.

Or, c’est incontestablement un choix qu’a fait François Hollande en demandant à Manuel Valls de procéder à un remaniement gouvernemental. En effet le Président de la République a souhaité, à travers cet acte politique, faire passer un message : la France doit s’engager dans la voie « social-démocrate ». Et s’engager sur la voie de la « social-démocratie » signifie, pour l’Etat français, remettre l’entreprise au centre des préoccupations nationales, en développant ce que l’on a appelé ces derniers mois une « politique de l’offre ».

Quel regard les chefs d’entreprise portent-ils sur ce remaniement ? Et surtout quels messages souhaitent-ils faire passer à l’exécutif français pour optimiser les chances de redresser la situation économique de notre pays ?

Henri de Castries, Président Directeur Général d’AXA, dans un entretien accordé au Monde, livre son point de vue sur la situation de crise que traverse actuellement l’exécutif français. Selon lui, les mesures que doit sans attendre prendre le nouveau gouvernement doivent aller dans deux sens : augmenter la compétitivité des entreprises et réduire la dépense publique.

C’est cet entretien d’Henri de Castries, portant sur les deux thèmes que sont « la vie économique » et « l’emploi » en France, entretien paru dans Le Monde « Eco & Entreprise » du 27 août 2014, que nous vous proposons de découvrir ici.

La France face aux marchés financiers

La menace qui pèse aujourd’hui sur l’économie française n’est pas seulement liée au manque de compétitivité de notre pays, elle est également liée au niveau d’endettement de l’Etat français auprès des « non-résidents ».

Dans cet article, François Saint-Cast (professeur d’économie à l’Ecole Supérieure d’Assurances) relève et éclaire un double paradoxe : alors que la note de la France a été dégradée par les principales agences de notation, en ce qui concerne les taux des obligations à 10 ans « aucune réelle sanction en termes de coût n’a été observée ».

D’autre part, l’auteur remarque que les taux auxquels la France emprunte auprès des marchés financiers (la France qui présentait en juin 2014 un ratio dette sur PIB de 93,6 %) sont certes supérieurs à ceux de l’Allemagne (dont le ratio dette sur PIB est de 78,4 %), mais aussi bien supérieurs à ceux auxquels emprunte le Japon (dont le ratio dette sur PIB est pourtant de 245 % !).

L’article de François Saint-Cast fournit également l’occasion à l’auteur, à travers la présentation et l’analyse des données économiques relevées dans l’étude, de mettre en exergue les menaces qui pèsent lourdement sur la France, et plus spécifiquement sur sa dette souveraine.

Cet article est suivi d’une postface dans laquelle est expliqué :

1) comment les Etats empruntent auprès des marchés financiers,

2) ce que sont, dans leurs grandes lignes, les accords dits de « Bâle II ».

La France est-elle (re)devenue compétitive ?

Depuis la période estivale, les médias n’ont eu de cesse de rappeler que la rentrée de septembre 2014 sera compliquée, et pour le gouvernement et pour les français, notamment en raison de la conjoncture économique difficile. Mais ce qui semble aujourd’hui inquiéter le plus les économistes, c’est le manque de compétitivité de notre pays, qui entraîne un recul de la place de la France dans le commerce international.

Dans cet article initialement publié sur le blog des Echos, l’auteur, François Saint-Cast (professeur d’économie à l’Ecole Supérieure d’Assurances), développe une analyse visant tout d’abord à mettre en évidence et à définir les critères permettant d’évaluer la compétitivité d’un pays, puis, sur la base de ces critères, d’évaluer la place de la France par rapport à ses voisins européens, et plus particulièrement par rapport à l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni.

L analyse de François Saint-Cast fait appel à deux notions essentielles, à savoir la « compétitivité coût » et la « compétitivité hors-coût ».

L’impact du numérique sur les métiers de l’assurance

La dernière présentation du Baromètre prospectif de l’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA) a eu lieu le 16 juin 2014, à la maison de la FFSA, et a eu pour objet d’analyser « l’impact du numérique sur les métiers de l’assurance ».

Dans la première partie, le Baromètre relève les principaux faits ou facteurs observés concernant l’évolution du contexte économique ou social au sein duquel opèrent les grands acteurs du monde de l’assurance. Dans la deuxième partie du rapport, sont décrits les impacts que ces changements contextuels peuvent avoir sur l’organisation des entreprises et sur la pratique des métiers recensés au sein du secteur de l’assurance. Enfin, la troisième partie expose aux collaborateurs rattachés à la fonction « Ressources Humaines » les principales problématiques auxquelles ils vont devoir répondre du fait de ces évolutions, et leur suggère quelques pistes vers lesquelles s’orienter pour relever les défis qui les attendent.

Vous trouverez ci-dessous un résumé du Baromètre prospectif de l’OEMA (synthétisant les grandes idées abordées dans l’étude). Vous pourrez également télécharger sur cette page, après le résumé, l’intégralité du Baromètre Prospectif de l’OEMA.

Baromètre prospectif de l’OEMA

Le Baromètre Prospectif de l’OEMA a pour but à la fois d’analyser l’évolution du contexte économique et réglementaire dans lequel les acteurs du monde l’assurance exercent leur(s) profession(s), et d’évaluer l’impact que cette évolution a sur l’exercice des métiers rattachés aux grandes familles du secteur de l’assurance.

Les conjectures de l’OEMA relativement à l’évolution des métiers de l’assurance se basent sur des analyses scientifiques fines, aussi bien quantitatives que qualitatives, de données et d’informations directement recueillies auprès des entreprises exerçant dans le secteur de l’assurance.

Faire face et se préparer aux grandes mutations des métiers de l’assurance – Henri de Castries

Vous trouverez ici une transcription de l’intervention d’Henri de Castries au Congrès 2014 de la CSCA sur le thème : « Faire face et se préparer aux grandes mutations des métiers de l’assurance ».

L’allocution d’Henri de Castries a traité du changement du monde et des comportements, et de la façon dont les assureurs (qu’il s’agisse des compagnies d’assurances ou des intermédiaires) doivent se préparer aux grandes mutations qui nous attendent dans les prochaines années, voire dans les prochaines décennies, si tant est qu’il est aujourd’hui possible de se projeter à si « long » terme…

Le nouvel ordre mondial à l’heure de l’Asie

C’est aujourd’hui un fait avéré par tous, gouvernés et gouvernants, pays « occidentaux » et pays « orientaux », que le monde est entré dans une phase d’évolution et de transformation accélérées sans précédent dans l’histoire (du moins aussi loin que la mémoire humaine contemporaine peut remonter). La transformation du monde a cependant donné lieu à l’apparition de deux phénomènes contradictoires : une internationalisation des échanges et une tendance à l’uniformisation des modèles de sociétés (sous l’effet de la mondialisation), d’une part, et un renforcement ou une reconstitution de « blocs » d’influence revendiquant fortement leur identité culturelle, d’autre part.

En réalité, les deux phénomènes précités ne sont contradictoires qu’en apparence, si l’on se souvient que le processus de la mondialisation est apparu, puis s’est accéléré à partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, suite à la victoire des « Alliés » sur l’Allemagne nazie, événement historique dont les grands gagnants ont été les Etats-Unis, nation qui s’est ensuite imposée comme la figure de proue du « Bloc occidental » lorsqu’a éclaté la Guerre Froide. En effet, la mondialisation n’a rien été d’autre que la tentative d’expansion progressive du modèle culturel, politique et économique américain (qui s’est historiquement inspiré du modèle européen, avant de l’influencer, notamment au cours de la période des « Trente Glorieuses ») dans l’ensemble des autres pays de la planète.

Dans ce contexte de mondialisation accélérée (et favorisé par lui), un autre phénomène d’ampleur considérable est apparu, à savoir l’accès de 500 millions d’Asiatiques au rang des classes moyennes. Ce bouleversement, qui va aller s’amplifiant, va avoir des conséquences dont on a encore du mal à évaluer la portée sur l’équilibre du monde.

Face à ces constats, les questions qui se posent alors sont les suivantes : la mondialisation va-t-elle se poursuivre ? Et, dans le cas d’une réponse affirmative, pourra-t-elle toujours se définir comme une expansion des modèles politiques, économiques et culturels occidentaux ? Ou bien se poursuivra-t-elle au contraire sous forme d’un « choc des civilisations » ? C’est à ces questions que répond l’article présenté ici.

Le Big Data : transformateur de nos économies et de nos vies

Depuis plusieurs mois, dans le secteur de l’assurance, le thème du « Big Data » fait l’objet de la publication de nombreux articles au sein de la presse professionnelle. Il s’agit en effet d’un enjeu majeur dans la stratégie de développement commercial des grands acteurs de l’assurance, en même temps que d’un tournant majeur, précurseur d’une troisième révolution de l’information.

Mais en quoi va consister exactement cette révolution ? Et quelles vont en être les conséquences, non seulement sur nos modes et nos méthodes de production, mais aussi et surtout dans notre vie quotidienne ? C’est à ces deux questions que répond cet article de Jean-Marc Vittori, publié dans Les Echos du 27 novembre 2013, article tentant d’anticiper (par le biais d’une analyse historique succincte, mais dense et très pertinente) les changements économiques et sociétaux qui vont être engendrés par le Big Data sur nos économies et sur nos vies.

Rapport ROMA-ROFA 2013 – Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA)

Vous trouverez ici le « Rapport de l’Observatoire sur les Métiers des salariés de l’Assurance » (ROMA) 2013 (17ème rapport) « Rapport de l’Observatoire sur les Formations des salariés de l’Assurance » (ROFA) 2013 (7ème rapport) La présentation de ces deux rapports a eu lieu le jeudi 19 décembre 2013 à la Maison de l’Assurance.

Etude métiers – Gestion des contrats ou prestations – Rapport OEMA – Octobre 2013

Vous trouverez, dans ce rapport publié en octobre 2013, l’étude métiers proposée par l’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA) et intitulée « Gestion des contrats ou prestations : Du produit au client, de la technique au service, un changement de culture… ».

Nomenclature des métiers de l’assurance – Rapport OEMA – Avril 2012

Vous trouverez ici la présentation de la nouvelle nomenclature des métiers de l’assurance proposée par l’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA) dans ce rapport téléchargeable publié en avril 2012.

La première classification des familles et sous-familles de métiers dans le secteur de l’assurance datait de 1996. Cette nouvelle nomenclature (la dernière en date) tient compte des grandes évolutions qui ont touché le secteur ces dernières années.

Comme l’OEMA le rappelle : « Les planètes rouges décrivent les familles cœur de métier assurantiel ; les bleues, les familles ayant une mission de pilotage de l’entreprise et de ses ressources ; les vertes, celles qui apportent un support et un soutien aux familles précédentes. »

Vers un modèle de retraite anglo-saxon ?

Dans cet article, paru dans La Tribune le vendredi 28 juin 2013, Sylvain Rousseau, Directeur du département prévoyance santé, retraite et avantages sociaux chez Towers Watson, en évoquant la possibilité d’intégrer le principe de capitalisation dans notre système de retraite, répond à la question suivante : « Va-t-on en France vers un modèle de retraites anglo-saxon ? ».

La Chine, un colosse aux pieds d’argiles ?

Cet article est un interview de François Godement, Professeur des Universités à Sciences Po, et Fondateur d’Asia Centre. Dans cet interview, François Godement apporte des réponses à la question suivante, qui ne peut qu’intéresser, voire préoccuper tous les économistes du monde : « La Chine est-elle un colosse aux pieds d’argiles ? ». Cet article est paru dans Les Echos du mardi 27 août 2013.

La fin des certitudes économiques

Cet article est un portrait en filigrane d’Olivier Blanchard, « conseiller économique » du FMI, portarit brossé par Jean-Marc Vittori. Dans ce portrait, Jean-Marc Vittori décrit l’entrée dans une nouvelle ère, celle de l’écroulement des certitudes économiques, économie dont les modèles dogmatiques ont été fortement mis à mal ces dernières années. Cet article est paru dans Les Echos du mardi 25 juin 2013.

Le troisième pilier de la relance économique européenne

Tous les dirigeants européens sont en alerte depuis l’éclatement de la crise financière qui est arrivée sur notre continent à l’automne 2008, et dont les effets se font aujourd’hui sentir avec plus de force. En effet, la crise, en mettant brutalement en évidence le niveau d’endettement colossal, associé à une économie fragile, de certains pays de l’Union Européenne (qui se sont avérés être essentiellement les « pays du Sud » de l’Europe), a fini par entraîner une forte récession au sein de ces pays, phénomène qui n’a pas tardé à entraîner licenciements, chômage, appauvrissement de la population, tensions sociales, etc.Cette situation n’a pas tardé à entraîner en Europe un fort clivage entre « nordistes vertueux » et « sudistes prodigues », pour reprendre les mots de Roland Berger. Cette division politique et économique au sein de l’Europe menace tout naturellement l’existence de la monnaie unique européenne, l’euro.

Les principales questions que se posent actuellement les dirigeants européens sont les suivantes : Comment assainir les finances des états européens en réduisant leurs dettes ? Comment relancer l’économie européenne ? Comment retrouver la croissance ? Comment sauver l’Union Européenne en la protégeant de l’éclatement ?

Roland Berger, auteur de cet article paru dans La Tribune du 25 septembre 2012, propose ici une solution ingénieuse pour relancer la croissance au sein de la zone européenne (le troisième pilier de la relance économique européenne), et pour compléter la série de mesures qui ont été prises jusqu’à maintenant par les responsables européens.

Cet article est suivi d’une postface historique, visant à mettre en évidence que la proposition de Roland Berger peut ne pas avoir que des implications économiques, mais aussi des conséquences politiques. Une bibliographie et des extraits des ouvrages qui ont nourri l’analyse menée dans la postface sont proposés tout à la fin de l’article.

L’impasse de l’économie européenne

L’économie européenne, selon Jean-Marc Vittori, l’auteur de cet article paru dans le numéro des Echos daté du Jeudi 10 mai 2012, se trouve dans une impasse. Et cette impasse dans laquelle se trouvent les pays de la zone euro peut être tout-à-fait comparée à celle dans laquelle se trouvait Tantale, héros de la mythologie grecque condamné par les dieux à un supplice dont on dit qu’il n’aurait pas de fin.

En quoi la situation de l’économie européenne peut-elle être comparée à celle de Tantale ? La réponse à cette question est donnée dans l’article de Jean-Marc Vittori présenté ici.

Dans cette version de l’article publiée en ligne sur le site de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA), des astérisques ont été ajoutés à côté de certains noms de personnages (mythologiques ou historiques) et/ou de certaines notions économiques abordées dans l’article. Ces astérisques renvoient à un paragraphe succédant à l’article, intitulé : « Références pour en savoir plus sur les auteurs et les notions mentionnés dans cet article ». Dans ce paragraphe figurent des liens et/ou des vidéos renvoyant à des ressources documentaires permettant d’en savoir plus sur les personnages et les notions en question.

Bilan économique du quinquennat de Nicolas Sarkozy

Le 6 avril 2012, juste avant le premier tour des élections présidentielles, François Saint-Cast, professeur d’économie à l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA), a publié un article étudiant et commentant avec précision les principaux indicateurs économiques des cinq années de la présidence de Nicolas Sarkozy. Cet article se présente donc comme une étude du bilan économique du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Cet article, intitulé « Autopsie d’un quinquennat » et visant à pallier le défaut de compréhension éventuel devant lequel l’on peut se trouver lorsque l’on cherche à analyser objectivement l’impact de la crise sur notre économie nationale, voulait à la fois dresser un bilan économique du précédent quinquennat, et mettre en avant les points sur lesquels aurait à travailler le prochain président (dont nous savons maintenant qu’il s’agit de François Hollande) au cours du quinquennat 2012-2017 : c’est pourquoi nous n’avons estimé utile de le publier sur notre site, et ce, même s’il n’est plus strictement corrélé à l’actualité.

Nous avons estimé utile ici de commenter, d’expliquer et de développer certaines notions économiques auxquelles l’auteur fait référence dans son analyse.

Ces notions sont explicitées (au travers de brefs rappels souvent extraits d’articles dont nous citons toujours la source) et rassemblées au sein d’un glossaire figurant à la fin de l’article. Les notions de l’article qui renvoient au glossaire sont annotées d’un astérisque.

Plaidoyer pour la démocratie directe

François Saint-Cast, professeur d’économie à l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) a publié, peu avant les élections présidentielles de cette année, un article dans lequel il prônait une idée originale, et sans doute pertinente au vu de l’évolution du monde actuel : la création d’une troisième Chambre, chargée de rendre le peuple français directement participatif dans le processus d’élaboration des lois et directement décideur dans les grandes orientations à donner à la politique nationale. Dans cet article paru le 10 février 2012 sur le site internet des Echos, François Saint-Cast se faisait le défenseur de la démocratie directe.

Compte-tenu du fait que, parmi la population des « sans-voix » (population bien souvent également dénommé à travers l’expression de « petit peuple », ainsi qualifiée par référence au statut socio-économique dans lequel elle se trouve enfermée), se comptent désormais un grand nombre d’individus hautement qualifiés et/ou faisant état d’un haut niveau de formation supérieure, peut-on dire que la proposition d’instaurer une Troisième Chambre n’est que pure démagogie ?

Si c’est à chacun de répondre, en son âme et conscience, à cette question, François Saint-Cast nous décrit ici, dans ce qui s’apparente à un plaidoyer pour la démocratie directe, quel pourrait être le mode de fonctionnement de cette Troisième Chambre, si celle-ci venait un jour à être créée, et inscrite dans le marbre de la Constitution.

L’aléa moral en économie

A l’origine, la notion d’ « aléa moral » s’appliquait plutôt en référence à des comportements individuels altérés suite à l’instauration d’une relation contractuelle entre deux ou plusieurs parties (altérations de comportements particulièrement observables dans les secteurs de l’assurance et de la banque). Mais, peu à peu, cette expression a fait son irruption dans le domaine de l’économie et de la finance, pour devenir récemment (lors de l’éclatement de la crise financière de 2006-2008), aux yeux de certains économistes, l’un des concepts-clés permettant de décrire l’une des principales causes ayant provoqué la crise économique mondiale que nous traversons actuellement.

Jacques de Larosière, ancien Directeur du Fonds Monétaire International (FMI), de 1978 à 1987, ancien Gouverneur de la Banque de France, de 1987 à 1993, et auteur de cet article, fait partie de ces éminents économistes qui considèrent que la généralisation de l’ « aléa moral » dans les domaines de l’économie et de la finance a été à l’origine de l’éclatement de la crise économique et financière mondiale que nous traversons actuellement.

Dans cet article dense et synthétique, Jacques de Larosière expose les raisons qui le poussent à affirmer que l’extension de la notion d’ « aléa moral » au secteur de l’économie est l’une des causes principales de la crise financière mondiale que nous traversons.

Où va l’Europe ?

Les propos d’un débat entre Jacques Attali et Alain Minc ont été rapportés dans un article publié dans Les Echos du 10 janvier 2012, article intitulé « Où va l’Europe ? Le face à face Alain Minc-Jacques Attali ». Ce sont les propos que Jacques Attali a tenu au cours de cet échange qui sont retranscrits ci-dessous. Le titre qui a été donné à cet article, retranscrivant l’analyse de Jacques Attali, et reprenant partiellement le titre orignal de l’article publié dans Les Echos – « Où va l’Europe ? » – met le doigt sur une question essentielle que tous les dirigeants et peuples de la zone euro se posent chaque jour avec davantage d’acuité.

C’est un « diagnostic objectif et lucide de la situation » que livre ici Jacques Attali, conscient de la situation d’urgence dans laquelle nous nous trouvons, en même temps qu’il décrit les orientations que doit impérativement prendre la politique européenne, si celle-ci veut s’avérer efficace pour sauver l’unité institutionnelle et économique de notre continent. Jacques Attali nous livre donc ici sa réponse à la question : « Où va l’Europe ? ». En résumé, les axes vers lesquels Jacques Attali préconise d’orienter la politique européenne pour nous sauver de la « catastrophe » (pour reprendre ses propres termes) sont la construction d’un véritable système fédéral (pour donner naissance à ce que certains appellent les « Etats-Unis d’Europe »), et la mise en place d’une dynamique profonde de croissance.

Evolution économique de la Chine

Comment la Chine va-t-elle évoluer économiquement ces prochaines années, et quelle sera sa place dans le concert des nations à l’issue de la « redistribution des cartes » qu’est actuellement en train d’opérer la crise économique mondiale que nous traversons ? C’est à cette question que tente de répondre cet article de Charles-Edouard Bouée (Membre du Comité Exécutif Groupe et Directeur Asie des Services Financiers au sein du cabinet de conseil Roland Berger Strategy Consultants), article paru dans le numéro daté du 8 décembre 2011 dans la revue Challenge et tentant d’anticiper l’évolution économique de la Chine.

Dans sa tentative d’anticiper l’évolution économique de la Chine ces prochaines années, Charles-Edouard Bouée met ici en évidence le fait que ce pays se trouve actuellement à un tournant de son histoire, qui pourrait la conduire à se retrouver dans la situation qui était la sienne avant 1820 (date que l’on considère habituellement comme celle de son déclin), à savoir celle d’une grande puissance repliée sur soi et fermée à l’influence des étrangers. Ce repli sur soi pourrait être économiquement envisageable du fait que la Chine, après avoir, pendant trois décennies (« unité de temps sur laquelle raisonnent ses dirigeants », comme l’écrit Charles-Edouard Bouée), misé sur la production destinée à l’exportation pour assurer son développement économique, en même temps que pour accroître son importance dans les échanges économiques internationaux, semblerait décidée à donner la priorité au développement de son marché intérieur ; c’est en tout cas, comme le rappelle ici Charles-Edouard Bouée, l’un des objectifs du XIIème plan quinquennal.

Quelle va donc être l’évolution économique de la Chine au cours de ces prochaines décennies ? Va-t-on, dans les années qui viennent, assister à un retour de la Chine à l’attitude qui était la sienne avant les guerres de l’opium ? Ecoutons la réponse à ces questions que nous livre ici Charles-Edouard Bouée, fin connaisseur, en tant que Directeur Asie des Services Financiers au sein du cabinet de conseil Roland Berger Strategy Consultants, de la Chine et du marché chinois…

D’une économie spéculative à une économie productive

Dans cet article paru dans le numéro du magazine Challenge daté du 16 au 22 décembre 2011, Abderrahmane Mebtoul livre une analyse succincte, mais très profonde, des causes qui nous ont amené à vivre la terrible crise économique que nous traversons. Il étaye la thèse qu’il soutient en citant, de façon très précise, des chiffres extraits d’études officielle, pour en tirer des observations aussi intéressantes qu’alarmantes.

Pour Abderrahmane Mebtoul (comme pour bon nombre d’autres économistes), la cause de la crise économique mondiale que nous vivons, en même temps que le drame des sociétés occidentales, provient du fait que la « spéculation » a été mis au centre du fonctionnement du système économique, et au détriment de la « production », qui est pourtant le moteur de l’économie dite « réelle ». Il y a donc urgence à (re)passer d’une économie spéculative à une économie productive… Car ce n’est que dans ce retour d’une économie spéculative vers une économie productive, que l’économie pourra redevenir au service de l’homme, et non l’homme, au service de l’économie…

Vers un nouveau capitalisme dans l’entreprise

Cette interview de Claude Bébéar, qui a été l’invité d’honneur de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) lors de la cérémonie 2012 de remise des diplômes est parue en septembre 2011 dans « Enjeux – Les Echos ». L’interview de Claude Bébéar, qui se présente comme un plaidoyer prônant un acheminement vers un nouveau capitalisme dans l’entreprise, était intégrée dans un dossier intitulé « Le bon capitalisme », et dans un long article dont le titre posait, non sans ironie, la question suivante : « Le capitalisme peut-il se racheter ? ».

Dans cette interview, prônant l’acheminement vers un nouveau capitalisme dans l’entreprise, Claude Bébéar analyse la manière dont le mauvais usage de la liberté économique qu’octroie le capitalisme aux détenteurs de capitaux s’est traduit concrètement dans le monde de l’entreprise, et propose des solutions qui pourraient permettre, à travers l’instauration de procédures de régulation, de permettre aux personnes, morales et physiques, actuellement au contrôle des commandes de l’économie capitaliste, de faire un usage « raisonnable » de leur liberté économique.

Impact de la crise sur les entreprises

Les Etats-Unis, depuis 2006, l’Europe, et, plus généralement, le monde occidental, depuis 2008, ont été touchés par une crise sans précédent qui a fini par devenir mondiale : cette crise, qui a frappé de plein fouet les économies du monde occidental, a rapidement rendu nécessaire l’adoption de mesures d’austérité dans nombre de pays, afin de permettre aux Etats de lutter contre la hausse des déficits qui apparaissaient dans leurs bilans depuis plusieurs décennies déjà. Cet article dresse un bilan de l’impact de la crise sur les entreprises, différenciées par secteurs, et sur les ménages.

La crise a fortement sévi en France, situation aggravée par le fait que la France ne bénéficie pas d’un bon positionnement dans le classement mondial des pays les plus compétitifs. Mais quel a été le réel impact de la crise sur les entreprises et les ménages en France ? Et surtout, tous les secteurs ont-ils été également frappés, ou bien certains s’en sont-ils mieux sortis que d’autres ? C’est à ces questions que répond François Saint-Cast dans cette étude synthétique et dense. Cette étude portant sur l’impact de la crise sur les entreprises et les ménages de François Saint-Cast, fondateur de Diagnostic & System, et professeur à l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA), est parue dans un article publié sur le site du journal Les Echos le 29 janvier 2012.

La productivité de la fonction publique en France

L’on entend de plus en plus de candidats à la présidence déplorer, surtout en ces temps de crise, et a fortirori en cette période de campagne électorale, la perte de productivité de la France, facteur qui entrave la compétitivité de notre pays, et qui constitue donc un frein à sa croissance économique. Et ce, en dépit de récents rapports économiques qui placent la France parmi les pays les plus productifs au monde.

Cependant, comme le rappelle François Saint-Cast, journaliste aux Echos, fondateur de Diagnostic & System, et professeur à l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA), la productivité se calcule et s’évalue de façon un peu différente dans l’administration publique, car le but de cette institution n’est pas de produire de la valeur ajoutée (comme c’est le cas pour les entreprises), mais de « redistribuer ce qu’elle a prélevé, sous forme de prestations et de transferts en nature ou sous forme monétaire ».

Dans cet article, paru sur le site internet des Echos le 3 janvier 2012, François Saint-Cast expose en détail la manière dont s’évalue la productivité des administrations publiques, et effectue un classement des différents pays de la zone euro en fonction de ce critère.

Les Etats et la crise

La crise économique mondiale, qui a d’abord éclaté aux Etats-Unis en 2006 (avec la fameuse crise des subprimes) pour ensuite s’étendre au reste du monde en 2008, a mis en évidence un fait : les Etats, ainsi que les organes de gouvernance, qu’ils soient politiques, économiques et financiers, se sont montrés incapables, dans tous les pays ou dans toutes les communautés d’Etats (à commencer par la Communauté Européenne…), de prendre des mesures efficaces pour piloter et faire voguer le « navire » du monde occidental dans une direction de sortie de crise déterminée et cohérente.

Dans cet article filant la métaphore marine, François Saint-Cast, journaliste aux Echos, fondateur de Diagnostic & System, et professeur à l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA), décrit la situation de la tourmente dans laquelle nous nous trouvons, n’hésitant pas à qualifier le « navire » dans lequel nous sommes embarqués de « bateau ivre ».

Le déclin de la France

Selon l’historien économiste Nicolas Baverez, interviewé dans cet article, paru dans le numéro de janvier 2012 du journal L’Expansion, le déclin de la France est surtout et avant tout économique (du fait que la France a perdu sa compétitivité, surtout depuis l’apparition sur le marché mondial des pays émergents), mais aussi politique.

Ce déclin de la France ne doit cependant pas faire oublier le fait que le pays possède de forts atouts pour pouvoir se reconstruire et se réengager dans un processus de développement et de croissance, atouts dont Nicolas Baverez dresse la liste dans cette interview.

Mais une idée maîtresse émerge de cet article qui dresse un portrait lucide sur le long et fort déclin de la France : la France ne pourra être redressée et espérer conserver une place parmi les nations dirigeantes que si une meilleure politique d’intégration entre les pays membres de l’Union Européenne est menée à Bruxelles, et si, à très court terme, la monnaie unique parvient à être sauvée.

Le libre échange en Europe

Hervé Juvin, tirant dans cet article les leçons de la crise que nous traversons, et allant à contre-courant de ce qu’affirment la majorité des économistes libéraux, démontre que le principe du libre échange est une « doctrine d’exportation », et non un « principe et une vérité ».

Tirant les conclusions de cette affirmation, l’auteur n’hésite pas à défendre l’idée que le libre échange doit être remis en cause, du moins en Europe (qui est le seul continent à y adhérer, économiquement et institutionnellement, sans réserve), et que « l’Union européenne et la France doivent retrouver cette capacité à prendre de l’extérieur ce qui leur est utile » et « à rejeter à l’extérieur ce qui les ruine ».

Evolution de la pratique du Risk Management

La pratique du Risk Management a fortement évolué ces dernières années, du fait que les principes fondamentaux sur lesquels étaient jusqu’à maintenant fondées les procédures d’audit des risques ont eux aussi radicalement changé. En effet, l’anticipation de l’avenir (et donc des risques qui peuvent survenir) est devenue d’autant plus difficile que l’ « écriture du réel » s’effectue dorénavant sous l’influence de « quatre phénomènes structurants » nouveaux et véritablement propres à notre époque, époque que l’auteur de cet article qualifie ici de « formidable » (au sens étymologique du terme).

L’évolution de la pratique du Risk Management est présentée en filigrane dans cet article de Sylvie Ouizel. La lecture de cet article est recommandée aux étudiants et/ou aux postulants aux cursus de MBA Risk Management et de MBA Assurance : Audit et Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise.

La BCE face à la crise

Dans cet article paru dans « Le Monde Economie » du 28 novembre 2011, Nicolas Baverez, après avoir brossé un portrait de la situation économique aussi bien en France qu’en Europe, décrit le rôle que devrait avoir la Banque Centrale Européenne (BCE) face à la crise.

Selon lui, si la BCE, face à la crise, n’intervient pas, tous les efforts entrepris par les pays de la zone euro, aussi bien au niveau politique qu’aux niveaux monétaire et budgétaire, sont voués à l’échec. Le rôle de la BCE face à la crise doit donc être actif : mais pour cela, il convient de venir à bout des réticences de l’Allemagne qui, comme l’écrit l’auteur, « ne peut prendre le risque de ruiner l’euro et de provoquer une catastrophe économique planétaire ».

Historique de la Banque Centrale Européenne (BCE)

Dans cet article paru dans les Echos paru le 25 novembre 2011, Jean-Marc Vittori, auteur de l’article, fait un concis, mais dense, rappel de l’historique de la Banque Centrale Européenne. Dans cet historique de la Banque Centrale Européenne l’auteur pense déceler les causes qui ont rendu cet organisme financier jusqu’à maintenant réticent à acheter massivement des obligations publiques.

Comment sauver l’Europe ?

Dans cet article, Sylvie Kauffmann, journaliste au Monde, évoque les scénarios qui sont actuellement envisagés et débattus, au sein des instances dirigeantes, pour pouvoir sauver l’Europe. Cet article rapporte donc les réponses qui sont apportées à la question : Comment sauver l’Europe ?

Comment sortir de la crise ?

Dans cet article, l’auteur, Jean-Marc Vittori, livre une analyse succincte, mais dense, des causes à l’origine de la crise qui accable nos économies, tout en esquissant des pistes qui, si les solutions dont elles sont porteuses étaient mises en application, permettraient de sortir de la spirale infernale par laquelle les Etats des pays industrialisés ont commencé à être aspirés depuis au moins deux décennies. La problématique à laquelle l’auteur tente de répondre ici est donc la suivante : comment sortir de la crise ?

Ce qui est frappant, dans cet article de Jean-Marc Vittori, c’est que ce dernier donne aux termes de « faillite » et de « défaut de paiement » une connotation positive, les présentant non plus comme des fatalités destructrices et ravageuses qu’il faut à tout prix éviter, mais, au contraire, comme des instruments qui, s’ils sont employés intelligemment et opportunément, pourraient se révéler être des moyens, certes inéluctables, mais efficaces, de sortir de la crise mondiale dont les rafales se sont mises à souffler violemment, depuis 2006, sur les économies du monde occidental. Nous tiendrions alors là la réponse à la question que nous évoquions en début d’introduction, à savoir : comment sortir de la crise ?

Sauver l’assurance maladie

Pour pouvoir sauver l’assurance maladie et, de façon générale, notre système de protection sociale, Charles Beigbeder propose dans cet article une voie très originale, qui ferait de la Sécurité Sociale une institution dont le mode de gestion serait à mi-chemin entre celui d’une mutuelle et celui d’une compagnie d’assurance.

Nous vous laissons découvrir, en lisant l’article paru ci-dessous dans Les Echos du 18 août 2011, quelle est cette voie que Charles Beigbeder propose à la Sécurité Sociale de suivre, voie qui, selon lui, serait seule en mesure de sauver l’assurance maladie et, de manière plus générale, le système de protection sociale, sur le point de s’écrouler, sous la pression de la crise systémique que le monde est en train de traverser…

Optimiser son site web grâce au Web Analytics

Le Web Analytics, bien qu’il soit une méthode d’analyse marketing plus discrète et plus objective que ne le sont les moyens employés à travers les autres canaux de distribution plus traditionnels (points de vente physiques, courrier, téléphone, etc.), pour mener à bien des études de marchés, présente toutefois un risque : les données livrées par les logiciels étant brutes (car factuelles), il convient alors de bien les interpréter.

Optimiser son site web grâce au Web Analytics nécessite donc avant tout d’être doté de bonnes facultés d’analyse et d’interprétation, qui ne peuvent certes qu’être enrichies par la possession et l’acquisition de solides connaissances techniques, mais qui ne font généralement appel qu’à la logique et au bon sens… Cet article nous montre donc en quoi le Web Analytics est une science incontournable pour les structures qui souhaitent développer ou renforcer leur présence sur le web grâce à leur site internet. Les principaux points permettant d’optimiser son site web grâce au Web Analytics sont ici abordés.

Enfin, à la fin de l’article, figure un témoignage rapporté de Benoît DOS, Webmaster du site de l’Ecole Supérieure d’Assurances. Ce témoignage relate en quoi le Web Analytics a contribué au développement et au renforcement de la présence du site de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) sur le web.

Comment bien référencer son site ?

Sachant que l’optimisation d’un site internet en référencement naturel est, à long terme, et selon l’avis de bien des dirigeants d’entreprise, un excellent investissement, comment faut-il s’y prendre pour bien référencer son site internet ? C’est à cette question que répond cet excellent article, élaboré et synthétisé par la journaliste Martine Fuxa, et paru le 1er février 2010 dans le numéro 21 du magazine E-commerce.

Cet article à plusieurs voix énumère tout d’abord les principes-clés qu’il faut respecter pour espérer pouvoir voir son site progresser en référencement naturel, et rapporte les témoignages de plusieurs professionnels du webmarketing sur la question du référencement naturel. Enfin, cet article présente une étude de cas montrant comment, de la part d’une jeune société, le fait d’avoir mis en œuvre une politique d’optimisation du référencement naturel de son site, lui a permis d’accroître considérablement son trafic, et, par conséquent, sa notoriété, ainsi que son activité.

Du principe de précaution au principe de résilience dans la gestion des risques

Le principe de précaution est, juridiquement, une notion qui est étroitement liée au concept de développement durable.Mais comment définir exactement le principe de précaution ? Le principe de précaution pourrait se définir comme une attitude visant à mettre en place, face à une activité humaine présentant un ou plusieurs risques hypothétiques, une série de mesures visant à prévenir et à anticiper la réalisation de ces risques, quand bien même l’état des connaissances scientifiques du moment ne permettrait pas d’affirmer avec certitude que ce ou ces risques peuvent effectivement se réaliser.

Le principe de précaution, théoriquement adopté au niveau international, implique donc, de la part des Etats, une attitude préventive, l’objectif étant d’empêcher à tout prix que les risques avérés et/ou suspectés (et craints !) ne se réalisent. En revanche, le principe de précaution interdit implicitement, en quelque sorte, d’envisager d’emblée une situation où le risque avéré, suspecté et craint ne se soit totalement réalisé.Or, c’est cette attitude de refus de prendre en compte la possibilité de réalisation totale d’un « scénario-catastrophe » que Nicolas Baverez dénonce dans cet article, paru dans Le Point du 22 mars 2011.Selon Nicolas Baverez, la leçon que les dirigeants opérant au niveau national et international doivent tirer de la triple tragédie qui a frappé le Japon le 11 mars 2011 est qu’il faut substituer le principe de précaution par le principe de résilience.

Qu’impliquerait donc, au niveau économique et politique, et à l’échelle à la fois nationale et internationale, le fait de substituer le principe de précaution par le principe de résilience dans la gestion des risques ? C’est à cette question que cet article de Nicolas Baverez apporte quelques éléments de réponse.

Les points non résolus par la réforme des retraites de 2010

La réforme de la retraite en France a été enclenchée à partir de 2007, avec l’accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Ce vaste programme de réaménagement des conditions de départ à la retraite a fini par aboutir à ce que l’on nomme communément « la réforme des retraites de 2010 ».L’objectif de cette réforme a été clairement de réduire le déficit, puis de tenter de parvenir à l’équilibre des régimes de retraite, aujourd’hui largement déficitaires.

La solution qui a été adoptée par les gouvernements qui se sont succédés sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été de retarder l’âge légal de départ à la retraite de deux ans, contraignant la majeure partie des travailleurs à sortir de la vie active à 62 ans, au lieu de 60 ans (comme c’était le cas avant que n’entre en vigueur la réforme des retraites de 2010).

Cependant, comme l’indique cet article paru dans Les Echos du mercredi 10 et jeudi 11 novembre 2010, la question des retraites est loin d’être résolue, dans la mesure où la réforme de 2010 n’a fait que commencer à s’attaquer au problème.

Réforme des retraites de 2010

Alors que la réforme des retraites de 2010 entre en application le 1er juillet 2011, l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) a jugé utile, pour ses étudiants, pour les participants à ses formations, mais aussi pour les visiteurs de son site internet, de publier sur son site cet article paru dans Les Echos du mercredi 10 et jeudi 11 novembre 2010, remarquable par la clarté et la qualité de sa synthèse, énumérant en 10 points les principaux changements que va entraîner la mise en application de cette réforme des retraites de 2010.

La France, avec la mise en place de la réforme des retraites de 2010, a fait le choix politique de tenter de sauver le système des retraites par répartition, et ce, malgré le phénomène inéluctable du vieillissement croissant de la population.Comment ? En allongeant la durée de cotisation, et donc en retardant d’autant l’âge d’entrée à la retraite (l’âge légal d’ouverture des droits à la retraite étant globalement passé de 60 ans à 62 ans).

Mais, au-delà d’avoir repoussé l’âge légal de départ à la retraite de 2 ans, quelles ont été les autres conséquences engendrées par la réforme des retraites de 2010 ? C’est à cette question que répond cet article des Echos en énumérant en 10 points les changements clés induits par cette réforme.

A la recherche d’une voie occidentale à l’ère de la mondialisation

Dans cette interview dense et profonde accordée au Nouvel Observateur le 7 décembre 2010, Pierre Manent met en exergue les difficultés et les paralysies auxquelles se trouvent confrontées la France, et, plus généralement, l’Europe face au processus de la mondialisation. Pourquoi tant de pays, surtout en Europe, se trouvent-ils dans une impasse, et sont-ils incapables de trouver et d’apporter des solutions pertinentes aux nouveaux défis politiques, économiques et culturels qui se posent aujourd’hui à l’humanité, entrée dans une phase inédite de son histoire ?

Selon Pierre Manent, cette impuissance des dirigeants et des instances politiques à apporter des remèdes efficaces aux difficultés qui nous assaillent provient essentiellement, non seulement du fait qu’ils ont parfois des difficultés à reconnaître que nous vivons une période de notre histoire sans précédent, mais aussi et surtout, lorsqu’ils le reconnaissent, du fait qu’instances et dirigeants sont incapables d’apporter des solutions véritablement innovantes aux problématiques radicalement nouvelles qui se posent à eux.

Comment donc se mettre à le recherche d’une voie occidentale à l’ère de la mondialisation et trouver les idées nouvelles dont l’application donnerait la possibilité à la fois aux populations, aux dirigeants et aux instances détentrices du pouvoir d’apporter les réponses justes aux problématiques inédites et difficiles auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés au niveau mondial ? Nous tenterons d’apporter une réponse à cette question, dans le prolongement de l’interview de Pierre Manent présentée ici, au sein d’une postface philosophique à cet article qui fera appel à la philosophie d’Henri Bergson.

Grandeur et décadence de la microfinance indienne

Au milieu des années 2000, les médias européens portaient aux nues la microfinance indienne.Le monde entier crût déceler, à cette époque, dans ce système financier, la panacée qui allait permettre à l’humanité de résoudre le problème de la pauvreté sur notre planète. Aujourd’hui, cet enthousiasme quasi « lyrique », colporté à l’époque par les médias, des intellectuels et des politiques pour le système de la microfinance s’est transformé, toujours par la voix de la presse, en méfiance et en dénonciation acerbes de ce même secteur d’activité.

Que s’est-il donc passé pour que l’opinion des « élites » dirigeantes et de la presse à propos de la microfinance change si radicalement au bout d’à peine 5 ans ? Quelles évolutions brutales ce secteur d’activité a-t-il connu pour, d’idéalisé, devenir « diabolisé » ? Dans l’enquête présentée ici, parue dans Les Echos le 23 novembre 2010, Patrick de Jacquelot (correspondant à New Dehli) dresse un tableau objectif du paysage de la microfinance en Inde et dévoile les causes profondes qui ont conduit ce secteur à vivre, fin 2010, une crise similaire à celle des « subprimes », et qui a eu, dans l’ensemble du monde occidental, les retombées que l’on sait… Cet article retrace donc le parcours qui a conduit la microfinance indienne de la grandeur à la décadence !

Entrée dans la nouvelle ère de la mondialisation

L’introduction des entreprises non occidentales sur les marchés occidentaux a été un phénomène longtemps porteur, comme le rappelle Nicolas Baverez dans cet article paru dans le Monde le 21 décembre 2010, sinon de déflation, du moins de désinflation. Or, cette tendance générale concernant l’évolution de l’indice des prix a été longtemps un encouragement à la consommation des ménages, facteur essentiel par lequel la croissance s’est longtemps « auto-alimentée ». Mais dans la deuxième moitié des années 2000, avec l’éclatement des premières bulles spéculatives, et en 2008, avec l’éclatement de la crise à l’échelle mondiale, la mondialisation moderne a entamé un troisième chapitre de son histoire.

En 2010, alors que les pays occidentaux ont véritablement commencé à ressentir les conséquences, sur le court et le long terme, de cette crise mondiale, à la fois sur leur économie et sur leur population, une nouvelle ère a commencé, ère faisant apparaître le « revers de la médaille », le « côté obscur » de ce phénomène de mondialisation, qui a longtemps été porteur de beaucoup d’espoirs. C’est cette nouvelle ère de la mondialisation que Nicolas Baverez tente de définir dans cet article : cette nouvelle ère de la mondialisation se caractérise par l’entrée des pays occidentaux dans ce que l’auteur appelle la « stagflation ». Mais qu’est-ce que la « stagflation » ? C’est ce que l’auteur nous explique ici.

Prévisions de l’OCDE pour 2011

A la mi-novembre 2010, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié ses prévisions économiques pour l’année 2011. Ce qui ressort de ces prévisions de l’OCDE pour l’année 2011, c’est que les pays riches vont connaître une décélération de la croissance et du commerce, notamment les pays appartenant à la zone euro (l’Allemagne faisant exception, son taux de croissance prévisionnel s’avérant plus élevé que celui de ses voisins européens).Dans cet article, publié dans Les Echos le 18 novembre 2010, Richard Hiault livre une synthèse des différentes conclusions auxquelles est parvenue l’OCDE dans ce prévisionnel pour 2011.

Au vu des derniers grands événements qui se sont déroulés au cours de ce premier trimestre de 2011, il serait légitime de se poser la question suivante : « Les événements politiques et climatiques qui ont affecté le monde ces derniers mois peuvent-ils remettre en cause les prévisions économiques de l’OCDE pour 2011, prévisions publiées en novembre 2010 et rapportées dans cet article des Echos ? ».

Le patrimoine des ménages

L’Insee a publié fin novembre 2010 une étude sur le patrimoine des ménages : cet article de Frédéric Schaeffer, en date du 30 novembre 2010, est une synthèse tirant les principales conclusions de ce rapport. Le principal enseignement que l’auteur retire de la lecture du rapport 2010 de l’Insee sur le patrimoine des ménages est que la perte de confiance des Français en l’avenir, et surtout en leur économie, se traduit par une augmentation des investissements dans les biens immobiliers (= la « pierre »), au détriment des investissements dans les produits financiers.

Comparaison de la politique économique et monétaire aux Etats-Unis et en Europe

Nicolas Baverez compare, dans cet article paru dans « Le Monde » du 30 Novembre 2010, la politique économique et monétaire de deux grands établissements bancaires centraux : la Fed (« Federal Reserve System » ou la Banque Centrale Américaine) et la BCE (Banque Centrale Européenne). Selon l’auteur, la Fed et la BCE (et donc, derrière elle, les Etats-Unis et l’Europe) « poursuivent des stratégies totalement divergentes ».Mais la Fed et la BCE, bien que se lançant dans deux politiques complètement antagonistes, ont un point commun : elles se trouvent toutes deux, selon l’auteur, en total décalage par rapport à la situation économique des deux territoires sur lesquels elles exercent leur zone d’influence, à savoir les Etats-Unis et l’Europe. Et ceci parce que la Fed et la BCE, et, derrière elles, les Etats-Unis et l’Europe, ont toutes deux des politiques « gouvernées par l’idéologie et non par la raison économique ».

L’Allemagne et la crise européenne

Dans cet article, l’auteur, après avoir décrit la piètre situation économique de l’Europe et mis en évidence l’urgence qu’il y a de sortir de cette crise européenne (la « révolte des peuples » pesant comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des structures étatiques nationales des pays européens), pointe du doigt l’Allemagne qui, selon lui, porte une lourde responsabilité dans la persistance de la crise européenne.Tout l’article expose en quoi l’Allemagne peut être tenue responsable de la difficulté que les Etats de l’Union ont à sortir de la crise européenne.

Division économique de la zone euro

Dans cet article paru dans les Echos le 24 novembre 2010, intitulé « L’euro de la discorde », Laurent Faibis décrit les conséquences économiques qu’a la persistance d’un mode de pensée « nationaliste » et (ce qui revient au même !) « égoïste », au sein des Etats européens qui prétendent faire partie, sinon d’une « Europe unifiée », du moins de l’« Union Européenne ». L’auteur dresse donc un état des lieux approfondi de la situation qui a donné lieu à la division économique de la zone euro.

Les défis des assureurs traditionnels à l’ère du low cost

Les assureurs traditionnels se sont vus, notamment au cours de cette dernière décennie, fortement déstabilisés par l’apparition des comparateurs de devis en ligne et, avec eux, de ceux que Patrice-Michel Langlumé, Président de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) appelle ici les assureurs « low cost ». Les assureurs « low cost » ont fortement déstabilisé le marché de l’assurance, dans la mesure où ils se sont mis à proposer des produits d’assurance à des montants de cotisation défiant toute concurrence. Patrice-Michel Langlumé, après avoir énuméré les défis des assureurs traditionnels à l’ère du low cost, propose dans cet article, une solution qui leur permettrait de résoudre le dilemme auquel ils ont été confrontés, avec la très vive évolution du marché ces cinq dernières années.

Analyse du risque dépendance

Le risque dépendance s’est considérablement accru ces dernières décennies, touchant de plus en plus de personnes, en raison notamment de deux facteurs, à savoir : le vieillissement de plus en plus important de la population française, et l’éclatement de la cellule familiale. La réalisation massive du risque de la dépendance pose deux types de problèmes à l’échelle nationale, problèmes que Patrice-Michel Langlumé, Président de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) et auteur de cet article, s’attèle ici à mettre en évidence, et auxquels il propose d’apporter des solutions à la lumière de sa carrière de Haut Dirigeant de compagnies d’assurances et d’institutions de prévoyances.

Le microcrédit en France

Cet article, écrit par Adrien de Tricornot et paru dans « Le Monde » le 31 juillet 2010, dresse un « état des lieux » du secteur du microcrédit en France : cet état des lieux révèle qu’il s’agit d’un secteur déficitaire. L’auteur s’attèle ensuite à déceler les causes qui entravent le développement du secteur du microcrédit en France.

La face cachée de la microfinance en Inde

Tout semble laisser croire que le secteur du microcrédit se porte à merveille en Inde.Cependant, « la recherche de profits est-elle compatible avec les objectifs de réduction de pauvreté ? ». C’est la question que pose dans cet article Julien Bouissou, son auteur.Cet article dévoile la face cachée de la microfinance en Inde et invite à voir dans la situation qui est en train de naître, un parallèle inquiétant avec la situation qui s’est instaurée aux Etats-Unis à partir de 2006 et qui a donné lieu en 2008 à l’éclatement de la crise que l’on sait…

Dépenses publiques de santé

La conception que l’opinion publique a de la santé a, quant à elle, fortement évolué ces dix dernières années : en effet, alors que la santé était conçue, jusqu’à une date récente, comme une « absence de maladie », l’OMS la définit aujourd’hui comme un « état de bien-être ». Cette évolution de la conception que l’opinion publique se fait désormais de la santé a augmenté les exigences que les patients ont envers le système public de santé et de soin. Cependant, pour satisfaire à cette nouvelle mission qui lui est assignée, le secteur de la santé a besoin de plus en plus de moyens, ce qui explique la hausse constante des dépenses publiques de santé de la part de l’Etat. Face à cette nouvelle situation, comment l’Etat doit-il gérer la part de son budget consacrée aux dépenses publiques de santé ? C’est à cette question que répondent ici, en défendant leur point de vue, les deux intervenants, André Grimaldi (Chef du service diabétologie du groupe hospitalier la Pité-Salpêtrière) et Didier Tabuteau (Responsable de la chaire santé de Sciences-Po, du CAPPS et de l’EHESP), modérés par Eric Favereau ( Journaliste à « Libération »).

Crise et institutions de prévoyance

Cet article, extrait du numéro de juillet 2010 de « Prévoyance », la lettre mensuelle du « Centre Technique des Institutions de Prévoyance », synthétise les données permettant d’évaluer quel a été l’impact de la crise sur l’activité des institutions de prévoyance.

Crise et faillite des Etats

Avec le recul, et alors que voilà deux ans que la crise s’est installée en Europe, il est possible d’apercevoir un parallèle à la fois frappant et inquiétant entre le processus qui a mis en difficultés les grandes banques américaines, les unes après les autres du fait des « liens » financiers qui les unissaient les unes aux autres (processus qui a contraint le gouvernement américain à intervenir directement pour tenter de sauver ce qui pouvait être sauvé), et celui qui est en train de s’établir en Europe. En effet, après avoir assisté au chancellement, voire à la faillite des banques, c’est à la faillite des Etats que la crise pourra bientôt conduire, non seulement en Europe, mais aussi, du fait de la mondialisation, dans le monde. Paul Jorion, économiste et anthropologue, auteur de cet article, nous invite à prendre du recul face aux événements (sans nous focaliser à chaque fois sur les catastrophes singulières décrites dans le détail par les médias) pour en saisir la trame et apercevoir ce qu’il nomme le « fil rouge » de la crise, annonceur, selon lui, de la faillite des Etats.

Cartographie des risques

Dans cet article, Pierre-Alexandre Bapst (Associé chez Ernst & Young, Risk Services, puis Directeur de l’audit et des risques d’Hermès International) pose les grands principes de la manière dont doit être établi ce qu’il nomme la « cartographie des risques ». L’auteur, soutenant que la notion de « risque » ne doit pas se limiter à désigner ce qui fait peser une menace sur « des actifs corporels », mais doit se définir comme « tout élément de nature à empêcher l’entreprise d’atteindre ses objectifs » (le « risque » devant donc inclure également les éléments incorporels), défend une approche globale d’identification des risques, et non plus fragmentée par secteur, comme cela a été longtemps le cas dans le domaine de l’entreprise, en France du moins. La compréhension des enjeux et l’élaboration d’une cartographie des risques est l’un des enseignements délivrés aux étudiants et/ou aux participants par l’Ecole Supérieure d’Assurances dans un module intégré au sein du cursus de MBA Risk Management.

Gestion globale des risques

Cet article de Jean-Michel Gey, Responsable Consulting risques stratégiques chez Marsh SA, met en valeur la manière dont doivent s’articuler harmonieusement approche généraliste et approche spécialisée des risques, afin de permettre au Risk Manager d’exceller dans « l’art de gérer l’ensemble des incertitudes générées par de multiples décisions ». Cette méthode combinant harmonieusement approche globale et approche spécialisée des risques est la méthode privilégiée de gestion des risques enseignée par l’Ecole Supérieure d’Assurances, dans le cadre de son « MBA Assurance : Audit et Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise » et de son « MBA Risk Management ».

Nouveaux fondements de la politique économique mondiale

La crise économique qui a éclaté fin 2008 en Europe et frappé de plein fouet les Etats et les citoyens des pays développés, a totalement remis en question les fondements traditionnels de la politique économique mondiale pratiquée par les Etats depuis ces trente dernières années. Dans cet article, Nicolas Baverez, économiste, historien, et auteur de chroniques économiques dans « Le Monde Economie », énumère les quatre principaux fondements de la politique économique mondiale qui se sont écroulés suite à la crise du système capitaliste apparue en Europe à l’automne 2008 (mais s’étant manifestée aux Etats-Unis dès 2006), avant d’énumérer les sept principaux axes qui devront, dans le futur, constituer les nouveaux fondements de la politique économique mondiale.

Pays développés et problèmes sociaux

Suite à la crise économique mondiale qui a éclaté fin 2008, la population active des pays développés a été frappée de plein fouet par le chômage.L’apparition du chômage de masse dans les pays développés n’est pas sans provoquer de nombreux problèmes sociaux (grande pauvreté, exclusion, inégalités accrues, et donc tensions et violences sociales). Dans cet article, Nicolas Baverez, économiste et historien, dresse un bilan de la situation économique dans laquelle se trouvent actuellement, dans leur ensemble, les citoyens des pays développés, pour ensuite énumérer et analyser l’ensemble des problèmes sociaux que ce changement de situation va provoquer, à terme, au sein de ces mêmes pays développés.Nicolas Baverez préconise ensuite, dans leurs grandes lignes, une série de mesures qui pourront permettre, à terme, aux pays développés de venir à bout des problèmes sociaux provoqués par la nouvelle question sociale, et amorcer ainsi une politique de sortie de crise.

Analyse de l’évolution des relations entre les salariés et leur entreprise

Se livrant à une analyse de l’évolution des relations entre les salariés et leur entreprise, deux experts, Martin Hirsh (Président de l’Agence du Service Civique) et Christophe de Margerie (PDG de Total), donnent dans cet article leur point de vue, à la fois sur la réalité des rapports qu’entretiennent les salariés avec les entreprises et sur les réponses que devront apporter les entreprises pour faire face aux enjeux de demain, et sortir de cette situation de crise caractérisant à l’heure actuelle les relations entre les salariés et leur entreprise.

La décentralisation du système de santé français

Le déficit du système de santé français n’est aujourd’hui plus ignoré de personne.Selon le Professeur Jean-Pierre Camillieri et le Docteur Mehdi Benchoufi, auteurs de cet article, l’une des causes de ce déficit réside dans les dysfonctionnements de la gestion financière du système de santé français, entraînés par une politique de centralisation étatique visant à exercer un contrôle des dépenses de soins au niveau national. Selon les auteurs, la décentralisation du système de santé français serait une solution pertinente qui permettrait de combler le déficit et de gagner en efficience. Cet article nous expose les grandes lignes de la politique de décentralisation du système de santé français qui pourrait être mise en place, et montre en quoi cette politique de décentralisation pourrait avoir un impact positif sur la gestion, en France, des dépenses publiques en matière de soins médicaux.