La vie de l'ESA

Article dans Articles sur les métiers de l’assurance

L’impact du numérique sur l’emploi dans l’assurance

Aucun de nous ne peut nier aujourd’hui l’impact du numérique dans les métiers de l’assurance. Ses effets se font considérablement ressentir depuis plusieurs années déjà. Si les vertus du numérique sont largement valorisées par les médias, force est de constater que cet engouement doit être tempéré par ses effets sur l’emploi, principalement dans l’assurance… Ainsi, comme dans toute mutation, elle ne peut avancer sans perdre inévitablement certains de ses pendants. La destruction créatrice de Joseph Schumpeter est à l’œuvre… La cause principale ? La dématérialisation des données, qui a tendance à automatiser les tâches jusqu’alors réservées à certains collaborateurs d’entreprise.

L’appétence au risque sous Solvabilité II

La définition de l’appétence au risque reste un grand sujet, en même temps qu’un grand débat. On définit, dans la logique de Solvabilité II, l’appétence au risque comme « le niveau de risque agrégé qu’un organisme accepte de prendre en vue de la poursuite de son activité et de son développement, en respect des contraintes liées à ses engagements.

L’ACPR précise que l’appétence aux risques « doit refléter de façon détaillée, et pour chaque catégorie de risques, les conséquences des objectifs stratégiques de l’entreprise, qui peuvent notamment être exprimés en niveau de fonds propres immobilisés ou par tout autre moyen suffisamment clair (impact financier ou d’image, par exemple) ».

Comment les entreprises définissent-elles cette notion d’appétence aux risques ? Quels critères retiennent-elles ? C’est à ces questions que répond cet article du Dossier consacré à « Solvabilité II » et paru dans le numéro de l’Argus de l’Assurance du 10 juillet 2015.

L’ORSA au service du pilotage stratégique de l’entreprise sous Solvabilité II

L’Own risk and solvency assessment (=évaluation interne des risques et de la sovabilité) ou « Orsa » est un dispositif prévu à l’article 45 de la directive Solvabilité II. Ce processus a pour objectif de prendre en compte les risques dans le pilotage de l’entreprise. L’Orsa, a trois composantes : l’évaluation du besoin global de solvabilité, celle du respect permanent des obligations réglementaires de couverture du SCR et du MCR et des exigences concernant les provisions techniques, et enfin l’évaluation de la mesure dans laquelle le profil de risque de l’entreprise s’écarte des hypothèses qui sous-tendent le calcul du SCR.

L’Orsa est et va devenir encore davantage, à partir du 1er janvier 2016, un élément crucial dans la définition de la stratégie de développement des compagnies d’assurances. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a cependant constaté en 2014 que Solvabilité II était encore, pour la majorité des acteurs directement concernés par cette réglementation, un exercice réglementaire, et non un véritable outil de gouvernance.

Comment faire de Solvency II un véritable outil de pilotage stratégique, et non pas seulement un simple « exercice réglementaire » ? Comment impliquer les métiers (notamment commerciaux) pour que la norme Solvabilité II soit appliquée au quotidien ? C’est à ces questions que répond cet entretien avec Michel Louchard, Directeur des Risques et de la Conformité d’Aviva France.

Le reporting au service de la gouvernance à l’ère Solvabilité II

Beaucoup d’experts s’étant spécialisés dans les questions relatives à Solvabilité II insistent sur la manière dont cette contrainte réglementaire va se transformer en outil de pilotage de l’entreprise. Dans une interview accordée à l’Argus, Christophe Eberlé, Président d’Optimind Winter, va jusqu’à écrire : « Quand l’Orsa et les tableaux de bord fonctionnent bien, on a l’ivresse que donne le pilotage d’un A380 ».

Dans cette interview, Anaïd Chahinian, directrice du pilotage économique du groupe Macif, rappelle cependant qu’il est peu probable que l’entreprise ne soit gouvernée à l’avenir qu’à travers le prisme de Solvency II, et qu’il faudra se poser les bonnes questions concernant la manière dont les informations issues du reporting devront venir alimenter l’AMSB (Administrative Management or Supervisory Board – regroupant la Direction Générale et le Conseil d’Administration).

Le pilier 3 de Solvabilité II dans l’entreprise d’assurance

Solvabilité II est à la fois une exigence réglementaire et un outil de pilotage de l’entreprise qui va s’imposer dans les mois qui viennent à l’ensemble du paysage assurantiel européen. La norme Solvency II, on le sait, rend co-responsables la Direction Générale et le Conseil d’Administration (AMSB), vis-à-vis du régulateur, de la gestion de la compagnie, et de la manière dont celle-ci s’expose aux risques sans compromettre sa marge de solvabilité (Pilier 2). Elle exige également la production d’un reporting régulier, dont l’objectif est de surveiller en quasi-temps réel l’état de l’entreprise « sous l’angle Solvabilité II », et d’alerter l’AMSB dès que des signaux faibles sont détectés (Pilier 3).

La qualité du reporting est donc déterminante pour un pilotage correct de l’entreprise. Mais pour que le reporting soit lui aussi efficient, il faut que les données servant à son élaboration soient recueillies avec soin depuis le terrain, tant sur un plan quantitatif que qualitatif. Or, pour ce faire, il faut que les collaborateurs soient formés à penser dans la logique de Solvabilité II ou, pour reprendre les termes de Marie Grison, Directrice des Risques Groupe de CNP Assurances, il est indispensable de « Déployer la culture Solvabilité 2 au plus près des collaborateurs ».

Dans cet article, Marie Grison livre sa vision de la manière dont Solvabilité II doit être diffusé dans l’entreprise, et dont le reporting impacte la gouvernance de l’entreprise.

Les défis des assureurs à l’ère de Solvabilité II

« Si l’on en croit les derniers retours de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), la proportion des organismes [d’assurance] se déclarant prêts à plus de 75% [à l’entrée en vigueur de Solvabilité II (prévue le 1er janvier 2016)] est désormais de 97% pour le pilier 1 (exigences quantitatives), de 60 % pour le pilier 2 (gouvernance) et de 43 % pour le pilier 3 (exigences de reporting). » (Géraldine Vial, « Bienvenue dans l’ère du pilotage de précision », Argus de l’Assurance, n°7419).

Cette citation met bien en avant le fait qu’il existe une grande inégalité entre les trois piliers de Solvabilité II concernant leur mise en application au sein des compagnies d’assurance françaises. Les assureurs vont donc être confrontés à un certain nombre de défis dans les mois qui viennent, surtout après l’entrée en vigueur effective de Solvabilité II.

Quels vont être les « challenges » que les sociétés d’assurance vont être amenées à relever ? Comment, concrètement, va se traduire l’application de Solvabilité II dans l’entreprise ? C’est à ces questions que répond cet interview de Christophe Eberlé, Président d’Optimind Winter.

Solvabilité II et responsabilité des dirigeants

Le Pilier II de la réglementation Solvabilité II impose aux compagnies d’assurances de se doter d’un organe de contrôle, chargé et responsable de veiller à la mise en application des injonctions associées à cette législation. Cet organe de contrôle regroupe la Direction Générale et le Conseil d’Administration et se dénomme, dans la terminologie de Solvency II, l’ « Administrative Management or Supervisory Body » ou « AMSB ».

Le même Pilier II oblige l’AMSB à évaluer en interne les risques et la solvabilité de l’entreprise et à produire un rapport dit « ORSA » (Own Risk and Solvency Assessment »), portant sur l’évaluation de ces mêmes critères.

Le rapport Orsa devra faire un état des lieux sur quatre composantes-clés, à savoir :

  • le business plan,
  • l’évaluation et la gestion des risques,
  • la gestion du capital et de la solvabilité,
  • les tests de résistance (scénarios adverses et reverse stress tests).

L’AMSB rend donc les membres de la Direction Générale et du Conseil d’Administration co-responsables de l’application des normes de Solvabilité II devant l’Autorité de Contrôle Prudentielle et de Résolution (ACPR).

Quelles transformations l’application de Solvabilité II (notamment en matière de gouvernance) va-t-elle entraîner sur l’entreprise ?

C’est sur ce point que répond cette tribune de Blaise Bourgeois, Directeur des Risques d’Allianz France, tribune publiée dans le numéro du 10 juillet 2015 (N° 7419) de l’Argus de l’Assurance.

L’Enterprise Risk Management, modèle d’entreprise sous Solvabilité II

Le pilotage des risques, avec Solvabilité II, un enjeu à la fois réglementaire et stratégique. Aussi, l’entreprise d’assurance doit-elle adapter sa gouvernance en fonction de la révolution culturelle entraînée par l’entrée en vigueur de Solvency II en son sein.

L’enjeu est donc aujourd’hui, de découvrir / inventer un modèle d’entreprise adapté au nouvel environnement réglementaire et stratégique induit par Solvabilité II. Or, l’un des modèles que plusieurs experts retiennent comme pertinent pour piloter une compagnie d’assurance à l’ère de Solvabilité II est « L’enterprise risk management (ERM) ».

Qu’est-ce qu’exactement que l’ERM ? Et pourquoi semblerait-il qu’il s’agisse du modèle le mieux adapté au pilotage d’une compagnie d’assurance sous l’ère Solvabilité II. C’est à ces questions que répond cet article de Philippe Foulquier (professeur de finance à l’Edhec Business School), article paru dans le dossier consacré à Solvabilité II dans le numéro 7419 (10 juillet 2015) de L’Argus de l’Assurance.

Où en sont les assureurs avant l’entrée en vigueur de Solvabilité II ?

Le compte à rebours pour la mise en application de Solvabilité II a commencé, puisque cette réglementation entrera effectivement en vigueur le 1er janvier 2016.

Quelles sont, dans leurs grandes lignes, les contraintes imposées par Solvabilité II ? Et surtout, où en sont les compagnies d’assurance aujourd’hui, à moins d’un trimestre de l’entrée en vigueur de la réforme ?

C’est à cette question que répond cet article de Géraldine Vial (rédactrice en chef de L’Argus de l’assurance), article paru dans le dossier consacré à Solvabilité II dans le numéro 7419 (10 juillet 2015) de L’Argus de l’Assurance.

Cet article comprend également un glossaire des principaux termes associés à Solvabilité II, ainsi qu’une interview de Stéphane Dédeyan ( Directeur Général Délégué de Generali France).

L’Ecole Supérieure d’Assurances va former les assureurs marocains

L’Ecole supérieure d’assurances (ESA) vient de signer avec la Fédération marocaines des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR) ainsi que l’EESCA, école de management basée à Casablanca, une convention de partenariat afin de déployer la première formation au management de l’assurance de niveau bac+5. [Article paru sur le site de l'Argus de l'Assurance le 13 janvier 2015]

Les hackathons prisés par les assureurs

Les assureurs, comme c’est le cas aujourd’hui pour de nombreux autres acteurs du monde de l’économie, doivent en permanence veiller à ce que leur offre soit en adéquation avec l’environnement technologique, qui, comme chacun sait, évolue à l’heure actuelle extrêmement rapidement. Cette opération de veille consiste d’une part à suivre et à tester les nouveautés technologiques qui apparaissent incessamment sur le marché, et, d’autre part, à imaginer et déployer de nouveaux services pour les assurés qui utiliseront ces nouveaux outils, pour la plupart beaucoup liés à la communication.

Dans ce contexte, les acteurs du monde de l’assurance sont confrontés à un double défi : tenter tout d’abord de ne retenir que les objets connectés dont on peut supposer qu’ils retiendront l’intérêt du grand public (ou tout au moins de leur(s) cibles(s)), pour ensuite imaginer des solutions qui pourront améliorer ou bien la qualité de gestion, ou bien la relation client. La question qui se pose alors est la suivante : comment, lorsqu’arrive la phase de réalisation de l’idée, rassembler suffisamment de talents pour pouvoir déployer un projet en un temps qui doit par définition être bref (du fait de la rapidité des évolutions technologiques), et, si possible, à un moindre coût ?

L’une des réponses à cette question réside dans l’organisation de ce que l’on a appelé des « hackathons », et dont le concept provient des Etats-Unis. Comment se déroule un hackathon ? C’est ce que nous fait découvrir l’article présenté ci-dessous, écrit par Sharon Wajsbrot, et publié dans les Echos du 8 octobre 2014…

Les défis des assureurs à l’ère du Big Data

Tous les signes convergent pour nous permettre d’affirmer que nous sommes à l’aube de ce que l’économiste Jeremy Rifkin intitule, dans son dernier ouvrage, « la troisième révolution industrielle ». L’entrée dans cette nouvelle ère de l’économie et de la société est strictement liée à l’essor considérable d’internet, ainsi qu’à la capacité qu’ont désormais les institutions et les entreprises de traiter en temps réel d’immenses volumes de données, les fameux « Big Data ».

Les assureurs, comme tous les autres acteurs opérant dans le secteur tertiaire (secteur risquant d’être, à brève échéance, le plus fortement impacté par la révolution du « Big Data »), se penchent aujourd’hui sérieusement sur la question de savoir comment leur métier va être impacté et va évoluer du fait de cette entrée rapide et accélérée dans l’ère du digital et du « Big Data ».

Quels sont les défis qui attendent les assureurs à l’ère du Big Data ? C’est à cette question que répond cet article de Laurent Thévenin, publié le 1er octobre 2014, dans le Journal « Les Echos ».

Rapport ROMA-ROFA 2013 – Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA)

Vous trouverez ici le « Rapport de l’Observatoire sur les Métiers des salariés de l’Assurance » (ROMA) 2013 (17ème rapport) « Rapport de l’Observatoire sur les Formations des salariés de l’Assurance » (ROFA) 2013 (7ème rapport) La présentation de ces deux rapports a eu lieu le jeudi 19 décembre 2013 à la Maison de l’Assurance.

Etude métiers – Gestion des contrats ou prestations – Rapport OEMA – Octobre 2013

Vous trouverez, dans ce rapport publié en octobre 2013, l’étude métiers proposée par l’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA) et intitulée « Gestion des contrats ou prestations : Du produit au client, de la technique au service, un changement de culture… ».

Nomenclature des métiers de l’assurance – Rapport OEMA – Avril 2012

Vous trouverez ici la présentation de la nouvelle nomenclature des métiers de l’assurance proposée par l’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA) dans ce rapport téléchargeable publié en avril 2012.

La première classification des familles et sous-familles de métiers dans le secteur de l’assurance datait de 1996. Cette nouvelle nomenclature (la dernière en date) tient compte des grandes évolutions qui ont touché le secteur ces dernières années.

Comme l’OEMA le rappelle : « Les planètes rouges décrivent les familles cœur de métier assurantiel ; les bleues, les familles ayant une mission de pilotage de l’entreprise et de ses ressources ; les vertes, celles qui apportent un support et un soutien aux familles précédentes. »

Les impacts de la crise sur les métiers de l’assurance

Depuis un peu plus d’une décennie déjà, les métiers de l’assurance ont eu tendance à fortement évoluer. Les métiers de l’assurance ont suivi une double évolution : ils ont eu fortement tendance, d’une part, à se centrer, dans leur ensemble, sur l’approche client, intégrant pleinement cette approche dans leur exercice, mais aussi, d’autre part, à se spécialiser, étant donné la complexité croissante du contexte (économique, technologique, sociétal, climatique…) dans lequel les assureurs sont aujourd’hui appelés à opérer.Cet article fait un point très approfondi sur les grandes tendances observées ces dernières années concernant l’évolution des grandes familles de métiers du secteur de l’assurance.