La vie de l'ESA

Article dans Articles sur la santé

Les (lourdes) menaces de la numérisation de la santé

Le numérique s’est introduit partout dans la société moderne. Il touche tous les secteurs, même la santé, dans lequel il initie un changement profond de paradigme, mais quand est-il de l’éthique ?

Le sujet est difficile à appréhender tant les attentes et les questions soulevées sont abondantes, délicates et surtout complexes. Pour autant, nous ne pouvons plus ignorer les effets du numérique sur notre santé, qui aboutissent à une transformation multidimensionnelle de notre société.

En effet, l’essor du numérique impulse une nouvelle gestion de la santé humaine, se traduisant par une mutation profonde du système actuel. Nous assistons à une profusion d’innovations en santé qui inonde notre quotidien et se développe à un rythme accéléré, repoussant sans cesse ses limites, principalement avec l’explosion des objets connectés et applications mobiles, qui proposent de nouveaux services. Les chiffres sont non-équivoques : le marché mondial de la santé numérique est estimé à 18 milliards d’euros, comprenant 15 milliards d’objets connectés et plus de 250 000 applications mobiles. Une boutique comme Apple store compte 500 nouvelles applications santé chaque mois.

Sauver l’assurance maladie

Pour pouvoir sauver l’assurance maladie et, de façon générale, notre système de protection sociale, Charles Beigbeder propose dans cet article une voie très originale, qui ferait de la Sécurité Sociale une institution dont le mode de gestion serait à mi-chemin entre celui d’une mutuelle et celui d’une compagnie d’assurance.

Nous vous laissons découvrir, en lisant l’article paru ci-dessous dans Les Echos du 18 août 2011, quelle est cette voie que Charles Beigbeder propose à la Sécurité Sociale de suivre, voie qui, selon lui, serait seule en mesure de sauver l’assurance maladie et, de manière plus générale, le système de protection sociale, sur le point de s’écrouler, sous la pression de la crise systémique que le monde est en train de traverser…

Analyse du risque dépendance

Le risque dépendance s’est considérablement accru ces dernières décennies, touchant de plus en plus de personnes, en raison notamment de deux facteurs, à savoir : le vieillissement de plus en plus important de la population française, et l’éclatement de la cellule familiale. La réalisation massive du risque de la dépendance pose deux types de problèmes à l’échelle nationale, problèmes que Patrice-Michel Langlumé, Président de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) et auteur de cet article, s’attèle ici à mettre en évidence, et auxquels il propose d’apporter des solutions à la lumière de sa carrière de Haut Dirigeant de compagnies d’assurances et d’institutions de prévoyances.

Dépenses publiques de santé

La conception que l’opinion publique a de la santé a, quant à elle, fortement évolué ces dix dernières années : en effet, alors que la santé était conçue, jusqu’à une date récente, comme une « absence de maladie », l’OMS la définit aujourd’hui comme un « état de bien-être ». Cette évolution de la conception que l’opinion publique se fait désormais de la santé a augmenté les exigences que les patients ont envers le système public de santé et de soin. Cependant, pour satisfaire à cette nouvelle mission qui lui est assignée, le secteur de la santé a besoin de plus en plus de moyens, ce qui explique la hausse constante des dépenses publiques de santé de la part de l’Etat. Face à cette nouvelle situation, comment l’Etat doit-il gérer la part de son budget consacrée aux dépenses publiques de santé ? C’est à cette question que répondent ici, en défendant leur point de vue, les deux intervenants, André Grimaldi (Chef du service diabétologie du groupe hospitalier la Pité-Salpêtrière) et Didier Tabuteau (Responsable de la chaire santé de Sciences-Po, du CAPPS et de l’EHESP), modérés par Eric Favereau ( Journaliste à « Libération »).

La décentralisation du système de santé français

Le déficit du système de santé français n’est aujourd’hui plus ignoré de personne.Selon le Professeur Jean-Pierre Camillieri et le Docteur Mehdi Benchoufi, auteurs de cet article, l’une des causes de ce déficit réside dans les dysfonctionnements de la gestion financière du système de santé français, entraînés par une politique de centralisation étatique visant à exercer un contrôle des dépenses de soins au niveau national. Selon les auteurs, la décentralisation du système de santé français serait une solution pertinente qui permettrait de combler le déficit et de gagner en efficience. Cet article nous expose les grandes lignes de la politique de décentralisation du système de santé français qui pourrait être mise en place, et montre en quoi cette politique de décentralisation pourrait avoir un impact positif sur la gestion, en France, des dépenses publiques en matière de soins médicaux.

Santé et inégalités sociales en France

La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a mis en évidence dans son rapport de 2010 qu’il existe de très fortes inégalités sociales en France dans le domaine de la santé.Cet article, présentant les principales conclusions du rapport 2010 de la Drees, met en évidence combien santé et inégalités sociales sont deux notions particulièrement corrélées entre elles, en France particulièrement, plus que dans les autres pays européens.