La vie de l'ESA

Article dans Articles sur l’assurance

Les risques politiques : l’assureur face à l’aléa ou à l’incertitude ?

L’ « ordre mondial 2.0 » – pour reprendre une expression de Richard Haass (Président du « Council on Foreign Relations ») – résultant des nouveaux rapports de force internationaux, pousse à rendre le monde de plus en plus soumis à l’incertitude.

Or, si l’assureur est habituellement un expert de la connaissance du risque ou de l’aléa, la maîtrise de l’incertitude n’est peut-être pas autant son domaine : il n’est en effet, ni superflu, ni artificiel, de distinguer ces deux notions, le risque et l’incertitude, l’une de l’autre.

Le risque (ou l’aléa) peut se définir comme une variable connue intégrée au sein d’une modélisation, pouvant intervenir ou non, selon un certain degré de probabilité. L’aléa réside justement dans le fait que l’on ne sait pas avec certitude si la variable intégrée au sein du modèle va agir ou non, et donc faire évoluer une situation dans un sens ou dans l’autre. Par exemple, lorsqu’un actuaire doit, par ses travaux, aider au calcul du montant d’une prime d’une garantie d’assurance couvrant contre le gel, il sait que le risque de gel existe. Ensuite, en fonction de la probabilité que ce risque se réalise, d’une part, et de celle que la réalisation de ce risque entraîne des dommages, d’autre part, il pourra, par anticipation, calculer combien la réalisation de ce risque pourra coûter sur l’ensemble de son portefeuille. C’est alors qu’il pourra fixer le montant de prime associé à cette garantie, afin de pouvoir couvrir l’ensemble des sinistres, d’une part, et permettre à sa compagnie d’espérer réaliser un bénéfice suite à la vente de ce produit.

L’incertitude, contrairement au risque, constitue l’intrusion au sein d’un modèle d’un paramètre inconnu ou non quantifiable, et pouvant totalement mettre à mal ledit modèle. Dans ce cas, l’incertitude est, contrairement au risque, mathématiquement et statistiquement incontrôlable. Par exemple, le scénario qui s’est déroulé lors des attentats de Paris était hautement improbable, pour ne pas dire impensable : et pourtant il s’est produit ! Autre exemple : le risque d’un black-out généralisé résultant d’une décharge dans notre atmosphère d’ondes électromagnétiques émanant des vents solaires. Compte tenu du fait que ce scénario est très fortement improbable, il est dans la quasi-totalité des cas exclu des modèles permettant de quantifier le montant des primes couvrant, par exemple, les dommages aux infrastructures informatiques. Et pourtant, si ce risque est très incertain, il n’en est pas moins existant… Et peut donc arriver, avec tous les désastres que cela engendrerait compte tenu de l’organisation actuelle de nos économies.

Dans cet article de Mathieu Lehot, paru en janvier 2017 dans L’Argus de l’Assurance, l’auteur fait un point sur les principaux risques politiques actuellement identifiés, et sur les différents contrats pouvant les couvrir (ou non). Une chose est sûre : dans un monde multipolaire où les rapports de forces internationaux se tendent, le risque politique a de beaux jours devant lui…

Les ondes électromagnétiques, risque majeur du XXIème siècle ?

Comme chacun l’aura désormais compris, « révolution digitale » rime avec « société connectée » ! Or, Internet est l’infrastructure, « décentralisée » et « centrale » tout à la fois, autour de laquelle s’organise la connectivité du nouveau monde numérique.

La notion de « connectivité » recoupe celle d’ « accessibilité ». En effet, pour qu’une société soit connectée, il faut qu’Internet soit accessible pour tous, et à toute heure du jour et de la nuit.

Pour qu’Internet soit accessible « pour tous et partout», il faut potentiellement que chacun puisse s’y connecter et ce, quel que soit l’endroit où il se trouve. Et, pour rendre possible cette « démocratisation connectique » ou cette « connexion démocratique » (à vous de choisir l’expression qui vous sied le mieux), deux solutions technologiques ont été déployées à grande échelle : l’installation d’antennes relais (lesquelles représentent les portes d’entrée vers le « monde virtuel »), d’une part, et, d’autre part, l’équipement de chaque foyer, voire de chaque individu, en appareils « high-tech » (ordinateurs portables, tablettes, smartphones…), appareils représentant les clés d’accès au « cyberespace ». Quel est le point commun entre les antennes-relais et les appareils high-tech ? Réponse : ces deux types d’artefacts émettent de fortes ondes électromagnétiques !

Afin qu’Internet soit accessible « à toute heure du jour et de la nuit », il faut que le système de serveurs recevant et émettant les flux d’information transitant sur et par Internet soit en état de fonctionner 24 heures / 24 et 7 jours/7. Or, la quantité d’énergie consommée pour pouvoir garantir cette opérativité permanente de la toile est absolument pharamineuse ! Et, par une ironie similaire à celle observée dans l’art d’Hippocrate (ironie voulant que le « pharmacos » soit à la fois le « poison » et le « remède »), les ondes électromagnétiques, émanant de l’activité solaire cette fois, pourraient détruire l’ensemble de l’infrastructure électrique fournissant Internet en énergie, et provoquer ainsi un « blackout » planétaire dont il n’est nul besoin de décrire les conséquences désastreuses qu’il pourrait avoir sur nos économies « numériques » ou – cela revient au même – « connectées ».

Comment les assureurs prévoient-ils de couvrir les risques sanitaires pouvant exploser du fait de notre exposition continue aux ondes électromagnétiques émises par les antennes-relais, nos appareils « high-tech », et bientôt les « objets connectés » qui sont en train d’envahir notre cadre de vie quotidien ?

Et comment envisagent-ils le scénario d’un blackout systémique engendré par un rayonnement solaire un peu trop violent ?

C’est à ces questions que répond cet article de Thierry Gouby publié dans le numéro du mois de décembre de La Tribune du mois de décembre.

La prévention et la gestion des sinistres d’habitation, par Maître Cyrille Durand-Fontanel, avocat au barreau de Paris et enseignant à l’ESA

Dans un article publié sur le site du « Journal de l’Agence« , Maitre Cyrille Durand-Fontanel, spécialisé en matière de contrats et prévention des risques et enseignant à l’ESA, nous fait part de ses conseils pour prévenir et traiter les sinistres qui touchent les biens d’habitation, notamment en location (avant, pendant et après la location). Il rappelle [...]

Les (lourdes) menaces de la numérisation de la santé

Le numérique s’est introduit partout dans la société moderne. Il touche tous les secteurs, même la santé, dans lequel il initie un changement profond de paradigme, mais quand est-il de l’éthique ?

Le sujet est difficile à appréhender tant les attentes et les questions soulevées sont abondantes, délicates et surtout complexes. Pour autant, nous ne pouvons plus ignorer les effets du numérique sur notre santé, qui aboutissent à une transformation multidimensionnelle de notre société.

En effet, l’essor du numérique impulse une nouvelle gestion de la santé humaine, se traduisant par une mutation profonde du système actuel. Nous assistons à une profusion d’innovations en santé qui inonde notre quotidien et se développe à un rythme accéléré, repoussant sans cesse ses limites, principalement avec l’explosion des objets connectés et applications mobiles, qui proposent de nouveaux services. Les chiffres sont non-équivoques : le marché mondial de la santé numérique est estimé à 18 milliards d’euros, comprenant 15 milliards d’objets connectés et plus de 250 000 applications mobiles. Une boutique comme Apple store compte 500 nouvelles applications santé chaque mois.

L’impact du numérique sur l’emploi dans l’assurance

Aucun de nous ne peut nier aujourd’hui l’impact du numérique dans les métiers de l’assurance. Ses effets se font considérablement ressentir depuis plusieurs années déjà. Si les vertus du numérique sont largement valorisées par les médias, force est de constater que cet engouement doit être tempéré par ses effets sur l’emploi, principalement dans l’assurance… Ainsi, comme dans toute mutation, elle ne peut avancer sans perdre inévitablement certains de ses pendants. La destruction créatrice de Joseph Schumpeter est à l’œuvre… La cause principale ? La dématérialisation des données, qui a tendance à automatiser les tâches jusqu’alors réservées à certains collaborateurs d’entreprise.

L’engagement d’Allianz dans le financement participatif

La finance participative est l’un des modes de manifestation les plus concrets et les plus manifestes des principes de l’économie collaborative. En effet, cette nouvelle méthode de financement (également appelée « crowdfunding » dans le monde anglo-saxon) permet à des particuliers de financer directement des projets personnels et/ou professionnels portés par d’autres particuliers, sans passer par le système bancaire traditionnel.

Ici encore, comme dans tous les autres domaines de l’économie collaborative, la notion de « confiance » est le mot-clé au cœur du processus. Les prêteurs doivent en effet créditer les emprunteurs à la fois d’un « capital confiance » et de « bonne foi » dans leur acte d’appel à financement : cela signifie que les « pairs » qui acceptent de financer d’autres « pairs » (dans le cadre d’un modèle défini comme celui « peer-to-peer ») doivent partir avec le double présupposé qu’il y a, d’une part, un véritable besoin de financement pour le démarrage ou le développement d’un projet, et, d’autre part, que les fonds récoltés dans le cadre de cet appel à la finance participative seront employés à bon escient (et non détournés et/ou employés pour d’autres usages que ceux officiellement annoncés).

Le problème est que le modèle participatif, tout comme l’économie collaborative en général, met généralement en relation des individus qui n’ont pas et n’ont jamais eu de liens personnels avant d’échanger. Par conséquent, à chaque fois que l’on effectue une action dans ce domaine, l’on prend un risque, celui d’être trompé par des personnes cherchant à profiter de ce nouveau système d’échanges.

Pour résoudre ce problème, et pour s’assurer que la confiance demeure bien au centre de ces nouveaux usages, deux leviers sont d’une très grande efficacité : les plateformes de mise en relation entre « pairs », et l’assurance. Les plateformes apportent, en évaluant la réputation, une garantie quant à l’honorabilité des personnes, tandis que l’assurance assure un « filet de sécurité » matériel (au cas où la confiance d’un « pair » aurait été violée par un autre, qui n’aurait, par exemple, pas respecté ses engagements au moment de l’échange collaboratif) permettant aux acteurs de l’économie collaborative de prendre le risque de la « confiance » à l’égard de tiers qui sont, la plupart du temps, de parfaits inconnus.

La plateforme de mise en relation et l’assurance : un cocktail qui a semblé être du goût d’Allianz, puisque cette société d’assurances a investi dans une plateforme de crowdfunding. Comment la compagnie Allianz s’est-elle engagée dans le financement participatif ?

C’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article, paru dans l’Argus de l’Assurance, le 16 avril 2015.

La Maif et l’économie collaborative

Les assureurs commencent à s’intéresser de plus en plus près, depuis ces deux ou trois dernières années, à l’économie collaborative, non seulement car cette pratique commence à devenir un véritable phénomène de société, mais aussi car elle peut devenir un important relais de croissance pour un secteur de l’assurance en quête d’innovations, de nouvelles approches et de nouveaux marchés.

La valeur-clé au centre de l’économie collaborative, en même temps que sa condition de possibilité, est la notion de « confiance ». En effet, comment accepter de prêter un bien ou de rendre un service, sur un mode « collaboratif », à un tiers avec lequel nous n’entretenons aucun lien personnel et que nous ne connaissons généralement pas le moins du monde, si l’on ne crédite pas ce « prochain » d’un minimum de « capital-confiance » ?

Seulement, comme, d’une part, la confiance envers les inconnus n’est pas forcément une valeur innée dans la société actuelle, et que, d’autre part, nombre d’acteurs de l’économie collaborative se lancent dans ces nouvelles pratiques, non par conviction(s) ou parce qu’ils souhaitent voir « émerger un monde meilleur », mais bien parce qu’ils y entrevoient un nouveau modèle potentiellement prometteur, car source d’apport d’affaires ou de bonnes affaires, l’assurance est un mécanisme qui permet de pallier l’absence de « capital-confiance » entre pairs.

L’assureur apparaît donc, dans le monde de l’économie collaborative, comme le tiers de confiance : raison pour laquelle l’assurance est à la fois le ciment et le catalyseur / propulseur de cette « nouvelle économie du partage ».

Ainsi, si certains assureurs s’engagent en faveur de cette nouvelle forme d’économie, ce n’est pas seulement par pur opportunisme, mais bien parce qu’ils sont conscients qu’elle peut être porteuse d’un nouveau modèle de société et de relations. L’engagement des assureurs dans l’économie collaborative peut donc être interprété comme « un acte militant ».

« L’assureur militant »… Telle est la manière dont se définit la MAIF, qui a d’ailleurs fait de cette expression son slogan ! Or, la MAIF a décidé de « militer » en faveur de l’économie du partage, en créant une nouvelle structure dédiée à l’économie collaborative.

Quel rapport la MAIF entretient-elle avec l’économie collaborative ? Et comment cet assureur concrétise-t-il son engagement en faveur de ce nouveau type d’échanges ? C’est ce que vous découvrirez en lisant cet article publié dans l’Argus de l’Assurance, le 6 juillet 2015.

Les acteurs de l’économie collaborative

L’un des préjugés récurrents concernant l’économie collaborative consiste à affirmer que ce mouvement est principalement porté par des acteurs, individuels et collectifs, mus par des valeurs basées sur la solidarité et le partage ; autrement dit, que la pratique et le développement de la « nouvelle économie » sont des actes militants, avant d’être des réponses concrètes apportées par la société civile aux problèmes générés par la crise économique.

Or, l’étude effectuée en 2015 par OuiSahre, présentée succinctement dans cet article publié dans l’Argus de l’Assurance le 21 août 2015, et téléchargeable tout à la fin de cette page, va à l’encontre de ce cliché, et démontre que les acteurs de l’économie collaborative (qu’il s’agisse des fournisseurs de biens et/ou de services ou des usagers de ces biens et/ou services) sont avant tout mus par des mobiles d’ordre pragmatique.

Cette « découverte », rendue possible par des études « de terrain », conduit les spécialistes de l’ « économie collaborative » à scinder cette nouvelle discipline en deux branches, à savoir une branche « marchande » et une branche « non-marchande », la première rassemblant ceux qui se lancent sur ce nouveau créneau car ils y voient une opportunité d’affaires comme une autre, la deuxième réunissant au contraire des acteurs qui s’engagent sur ce nouveau terrain par conviction, et car ils placent les « valeurs » devant tous les autres mobiles d’action.

Quel est plus précisément le profil des acteurs de l’économie collaborative ? Dans quel mesure ce « portrait-robot » du consommateur collaboratif peut-il nous permettre d’en apprendre plus sur ce mouvement ?

C’est à ces questions que vous pourrez répondre en découvrant non seulement l’article ci-dessous, mais aussi et surtout l’intégralité de l’étude OuiShare, téléchargeable à la fin de cet article.

De l’économie collaborative à l’assurance collaborative

L’économie collaborative, que certains définissent comme l’économie marquant le passage de l’ère de la propriété à celle de l’usage, a pu émerger de façon si massive grâce au déploiement et à l’utilisation d’internet.

En effet, si le prêt, l’échange ou le don entre particuliers a toujours été pratiqué, dans l’Histoire, à l’échelle locale, c’est grâce à Internet que ces pratiques ont pu advenir à grande échelle et entre des personnes éloignées à la fois géographiquement et individuellement.

En ce sens, les plateformes digitales de mise en relation ont joué et continuent d’exercer un rôle crucial dans le développement de l’économie collaborative, car elles favorisent à la fois la mise en relation entre « pairs » (cette mise en relation se traduisant par le fameux principe de « peer-to-peer ») au sein de vastes communautés, et se portent en quelque sorte garantes, par le(s) système(s) d’évaluation de l’e-réputation qu’elles élaborent pour noter chaque utilisateur, de la loyauté et/ou du sérieux de ceux qui souhaitent partager leurs biens ou leurs compétences avec d’autres.

L’économie collaborative développée à grande échelle est donc largement « fille » de la révolution numérique.

Les nouveaux usages issus de cette nouvelle pratique sociale ne sont cependant pas sans poser de nombreux problèmes aux assureurs. En effet, comment couvrir un conducteur à la fois en responsabilité civile et en individuelle accident, qui utilise une voiture dont il n’est pas propriétaire et, qui plus est, appartient à une personne qu’il ne connaît pas ou très peu ?

Ainsi, comment les assureurs abordent-ils ce marché ? Et comment construisent-ils les contrats qui visent à répondre aux besoins engendrés par les nouveaux usages issus de l’économie collaborative ?

C’est à ces questions que répond cet article d’ Estelle Durand et d’Haude-Marie Thomas, paru dans L’Argus de l’Assurance, le 17 mars 2016.

L’économie collaborative, un passage de la propriété à l’usage ?

L’économie collaborative est définie par certains économistes comme l’ère du passage de la propriété à l’usage.

En effet, depuis l’époque des Lumières, sous l’influence de penseurs libéraux comme John Locke, Adam Smith ou encore David Ricardo, l’idée selon laquelle l’accès à la propriété était à la fois le moteur des échanges sur les marchés, et l’une des conditions d’accès au bonheur (sinon le sens de la vie…), s’est imposée et a fortement influencé la pensée économique occidentale. C’est la raison pour laquelle la première révolution industrielle inaugure l’entrée dans « l’ère de la propriété ».

La recherche de l’accès à tout prix à la propriété est le fondement sur lequel le modèle consumériste s’est bâti et développé. La « société de consommation » est donc directement issue de la pensée libérale qui a fait de l’accès à la propriété le but à la fois de la vie économique et de la vie humaine.

Néanmoins, cette recherche effrénée de l’accès à la propriété n’a pas été sans poser de graves problèmes, surtout économiques et environnementaux : nécessité de maintenir un niveau artificiellement élevé de consommation par tous moyens (obsolescence programmée des objets, changement de normes nécessitant le renouvellement d’un ensemble de produits ou de sous-produits dérivés…), surproduction, gaspillage, pollution, surproduction de déchets, etc.

L’économie collaborative apparaît pour beaucoup comme une remise en question du modèle consumériste basé sur la recherche individuelle et collective de l’accès à la propriété. En effet, cette nouvelle économie se définit comme une « économie de l’usage », privilégiant un accès optimisé – grâce à la mutualisation et au partage – aux biens, aux produits et aux services.

Mutualisés, les biens et services sont ainsi utilisés plus efficacement, tandis que les préoccupations liées à l’instauration d’un mode de développement plus durable engendrent un allongement de la durée de vie des produits. En ce sens, l’économie collaborative apparait comme l’une des réponses possibles aux problèmes sociaux et environnementaux causés par le modèle de développement issu des deuxième et troisième Révolutions Industrielles.

Comment se présente et se développe l’économie collaborative en France ? Et comment les assureurs se positionnent-ils par rapport à ce changement de paradigme ?

C’est en partie à ces questions que répond cet article paru dans L’Argus de l’Assurance le 7 novembre 2014.

Les assureurs et l’économie collaborative

L’économie dite « collaborative » est une économie née des nouvelles pratiques sociales, dont on ne sait pas toujours très bien si elles sont issues d’une volonté collective consciente et assumée de revenir à des valeurs d’entraide et de solidarité dans les échanges, ou bien si elles procèdent d’un souci plus « terre-à-terre » de réaliser des économies.

Quoiqu’il en soit, l’économie collaborative est en train d’entrer dans les usages, à tel point, qu’alors qu’elle était traitée, il y a encore quelques années, comme un « épiphénomène », elle intéresse aujourd’hui au plus haut point les acteurs de l’économie plus traditionnels.

L’économie collaborative, même si elle peut revêtir plusieurs formes, se définit essentiellement comme un échange direct de biens ou de services entre particuliers, la plupart du temps mis en relation par l’intermédiaire d’une plateforme numérique. C’est ainsi que les citoyens peuvent se louer leur voiture, s’échanger leur maison, se prêter de l’argent, mutualiser l’achat d’une perceuse, etc.

Si l’économie en général se fonde, en tant que pratique sociale, sur la confiance, cette notion est encore davantage au cœur de l’économie collaborative : comment en effet prêter ou louer sa voiture à un parfait inconnu, si l’on ne part pas a priori du principe que cette personne sera respectueuse vis-à-vis du bien qu’on lui confie, et qu’elle le restituera indemne, c’est-à-dire dans l’état où l’on le lui a remis ?

Cependant, il peut arriver parfois que, dans un échange « collaboratif », le « capital confiance » ne soit pas au maximum (dans le cas, par exemple, d’une personne acceptant de louer sa voiture à un particulier pour « arrondir ses fins de mois »), ou bien que, même si la confiance était là au départ, un événement imprévisible vienne endommager ou détruire le bien (voiture, maison…), objet d’un échange « peer-to-peer ».

C’est là que l’assurance joue un rôle essentiel dans l’économie collaborative: elle permet de se substituer au « capital confiance » lorsque celui-ci fait défaut, ou bien de donner une garantie matérielle à la manifestation de cette confiance, dans le cas où un dommage affecterait le bien confié à un tiers. L’on peut donc dire que l’assurance est aujourd’hui, dans l’état actuel de la société, à la fois le ciment et le catalyseur de l’économie collaborative.

Quel rapport les assureurs entretiennent-ils avec l’économie collaborative ? Comment contribuent-ils à son implantation dans la société et à son développement ? Comment s’engagent-ils dans cette nouvelle pratique ?

C’est à ces questions que répond cet article de Philippe Jacqué, article paru dans le numéro du 23 avril 2015 du quotidien Le Monde, et analysant les rapports entre les assureurs et l’économie collaborative.

Les assureurs, des champions de taille engagés dans la transition énergétique

Alors qu’il y a encore dix ans, le « climato-scepticisme » était globalement l’attitude dominante dans les milieux politiques et d’affaires, cette posture est aujourd’hui largement, majoritairement et mondialement condamnée par l’ensemble des principaux acteurs représentatifs des sociétés : en effet, la classe politique, le monde de l’entreprise et la société civile convergent pour reconnaître que le climat est devenu un, sinon LE sujet majeur du XXIème siècle.

Car l’alternative est simple : soit l’humanité doit s’engager collectivement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de façon à limiter le réchauffement planétaire à un maximum de 2°C d’ici 2100, soit – au cas où elle ne parviendrait pas à relever ce défi – elle doit se faire à l’idée qu’elle vivra dans une planète quasi « inhabitable » (du fait, entre autres, de la multiplication des événements climatiques extrêmes), voire qu’elle ne passera peut-être pas le cap du XXIIème siècle… affirmation qui fait froid dans le dos, mais qui n’est malheureusement, ni exagérée, ni sans fondement !

Ce constat, en même temps qu’il a donné aux messages des lanceurs d’alertes sur le climat une audience encore inimaginable au début des années 2000, a permis de dénoncer l’irresponsabilité, voire la dangerosité pour l’avenir de notre planète des « climato-sceptiques ».

Par conséquent, si l’urgence qu’il y a à changer de modèle énergétique, donc économique (puisque notre système économique actuel est entièrement fondé sur les énergies fossiles), est désormais indubitable, se pose la question de savoir comment cette transition d’une « économie carbonée » à un « système de développement durable » (basé sur les énergies renouvelables) va pouvoir se faire en un temps court.

Les grands penseurs et les spécialistes qui se sont penchés sur la question s’accordent à dire que, si l’impulsion de changer de modèle énergétique peut et doit sans doute provenir de décisions politiques, l’application de ces décisions ne peut se faire sans le concours des entreprises (qu’il s’agisse des grands groupes, ou bien des PME-PMI) et de la société civile. Car c’est à la fois en changeant les modèles économiques des entreprises et les processus d’organisation du travail que la transition énergétique « prendra racine » au cœur-même de notre développement économique, et en changeant consciemment nos modes de vie et de « consommation », que la notion de développement durable « prendra corps » dans nos vies quotidiennes.

Les assureurs, qui font clairement partie des représentants du monde de l’entreprise, ont également une position privilégiée vis-à-vis non seulement des autres sociétés, mais aussi de la société civile. En effet, ils fournissent, d’une part, par leurs investissements, « l’énergie financière vitale » permettant à de vastes projets de se développer : ils représentent donc un formidable levier permettant d’orienter dans une direction bien précise le développement des économies et des sociétés. D’autre part, dans la mesure où l’assurance fait partie du quotidien de l’écrasante majorité des citoyens, les assureurs peuvent, par le biais d’offres commerciales ou promotionnelles bien pensées, ou encore par la délivrance de services pertinents aux personnes (physiques ou morales) adoptant une attitude jugée « vertueuse », influer sur les comportements des citoyens, et donc contribuer à changer le visage de la société civile.

Compte tenu de leur position officielle actuelle, les assureurs apparaissent bien comme des champions de taille engagés dans la transition énergétique.

Quels moyens d’action les assureurs ont-ils pour contribuer favorablement à la réduction de la « dette entropique » (responsable du dérèglement climatique) ? Et surtout, comment les assureurs envisagent-ils d’agir, compte tenu des valeurs et des idées qu’ils défendent, par rapport à la question du climat ?

C’est à ces questions que répond cet article de Laura Fort, paru dans le numéro 207 de novembre 2015 de La Tribune de l’Assurance.

Mourez où vous voulez ??

Mourez où vous voulez ?? est un article de François Ponsard, professeur à l’Ecole Supéreure d’Assurances.

Les errances des bancassureurs

Les errances des bancassureurs est un article de François Ponsard, professeur à l’Ecole Supéreure d’Assurances.

L’appétence au risque sous Solvabilité II

La définition de l’appétence au risque reste un grand sujet, en même temps qu’un grand débat. On définit, dans la logique de Solvabilité II, l’appétence au risque comme « le niveau de risque agrégé qu’un organisme accepte de prendre en vue de la poursuite de son activité et de son développement, en respect des contraintes liées à ses engagements.

L’ACPR précise que l’appétence aux risques « doit refléter de façon détaillée, et pour chaque catégorie de risques, les conséquences des objectifs stratégiques de l’entreprise, qui peuvent notamment être exprimés en niveau de fonds propres immobilisés ou par tout autre moyen suffisamment clair (impact financier ou d’image, par exemple) ».

Comment les entreprises définissent-elles cette notion d’appétence aux risques ? Quels critères retiennent-elles ? C’est à ces questions que répond cet article du Dossier consacré à « Solvabilité II » et paru dans le numéro de l’Argus de l’Assurance du 10 juillet 2015.

L’ORSA au service du pilotage stratégique de l’entreprise sous Solvabilité II

L’Own risk and solvency assessment (=évaluation interne des risques et de la sovabilité) ou « Orsa » est un dispositif prévu à l’article 45 de la directive Solvabilité II. Ce processus a pour objectif de prendre en compte les risques dans le pilotage de l’entreprise. L’Orsa, a trois composantes : l’évaluation du besoin global de solvabilité, celle du respect permanent des obligations réglementaires de couverture du SCR et du MCR et des exigences concernant les provisions techniques, et enfin l’évaluation de la mesure dans laquelle le profil de risque de l’entreprise s’écarte des hypothèses qui sous-tendent le calcul du SCR.

L’Orsa est et va devenir encore davantage, à partir du 1er janvier 2016, un élément crucial dans la définition de la stratégie de développement des compagnies d’assurances. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a cependant constaté en 2014 que Solvabilité II était encore, pour la majorité des acteurs directement concernés par cette réglementation, un exercice réglementaire, et non un véritable outil de gouvernance.

Comment faire de Solvency II un véritable outil de pilotage stratégique, et non pas seulement un simple « exercice réglementaire » ? Comment impliquer les métiers (notamment commerciaux) pour que la norme Solvabilité II soit appliquée au quotidien ? C’est à ces questions que répond cet entretien avec Michel Louchard, Directeur des Risques et de la Conformité d’Aviva France.

Le reporting au service de la gouvernance à l’ère Solvabilité II

Beaucoup d’experts s’étant spécialisés dans les questions relatives à Solvabilité II insistent sur la manière dont cette contrainte réglementaire va se transformer en outil de pilotage de l’entreprise. Dans une interview accordée à l’Argus, Christophe Eberlé, Président d’Optimind Winter, va jusqu’à écrire : « Quand l’Orsa et les tableaux de bord fonctionnent bien, on a l’ivresse que donne le pilotage d’un A380 ».

Dans cette interview, Anaïd Chahinian, directrice du pilotage économique du groupe Macif, rappelle cependant qu’il est peu probable que l’entreprise ne soit gouvernée à l’avenir qu’à travers le prisme de Solvency II, et qu’il faudra se poser les bonnes questions concernant la manière dont les informations issues du reporting devront venir alimenter l’AMSB (Administrative Management or Supervisory Board – regroupant la Direction Générale et le Conseil d’Administration).

Le pilier 3 de Solvabilité II dans l’entreprise d’assurance

Solvabilité II est à la fois une exigence réglementaire et un outil de pilotage de l’entreprise qui va s’imposer dans les mois qui viennent à l’ensemble du paysage assurantiel européen. La norme Solvency II, on le sait, rend co-responsables la Direction Générale et le Conseil d’Administration (AMSB), vis-à-vis du régulateur, de la gestion de la compagnie, et de la manière dont celle-ci s’expose aux risques sans compromettre sa marge de solvabilité (Pilier 2). Elle exige également la production d’un reporting régulier, dont l’objectif est de surveiller en quasi-temps réel l’état de l’entreprise « sous l’angle Solvabilité II », et d’alerter l’AMSB dès que des signaux faibles sont détectés (Pilier 3).

La qualité du reporting est donc déterminante pour un pilotage correct de l’entreprise. Mais pour que le reporting soit lui aussi efficient, il faut que les données servant à son élaboration soient recueillies avec soin depuis le terrain, tant sur un plan quantitatif que qualitatif. Or, pour ce faire, il faut que les collaborateurs soient formés à penser dans la logique de Solvabilité II ou, pour reprendre les termes de Marie Grison, Directrice des Risques Groupe de CNP Assurances, il est indispensable de « Déployer la culture Solvabilité 2 au plus près des collaborateurs ».

Dans cet article, Marie Grison livre sa vision de la manière dont Solvabilité II doit être diffusé dans l’entreprise, et dont le reporting impacte la gouvernance de l’entreprise.

Les défis des assureurs à l’ère de Solvabilité II

« Si l’on en croit les derniers retours de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), la proportion des organismes [d’assurance] se déclarant prêts à plus de 75% [à l’entrée en vigueur de Solvabilité II (prévue le 1er janvier 2016)] est désormais de 97% pour le pilier 1 (exigences quantitatives), de 60 % pour le pilier 2 (gouvernance) et de 43 % pour le pilier 3 (exigences de reporting). » (Géraldine Vial, « Bienvenue dans l’ère du pilotage de précision », Argus de l’Assurance, n°7419).

Cette citation met bien en avant le fait qu’il existe une grande inégalité entre les trois piliers de Solvabilité II concernant leur mise en application au sein des compagnies d’assurance françaises. Les assureurs vont donc être confrontés à un certain nombre de défis dans les mois qui viennent, surtout après l’entrée en vigueur effective de Solvabilité II.

Quels vont être les « challenges » que les sociétés d’assurance vont être amenées à relever ? Comment, concrètement, va se traduire l’application de Solvabilité II dans l’entreprise ? C’est à ces questions que répond cet interview de Christophe Eberlé, Président d’Optimind Winter.

Solvabilité II et responsabilité des dirigeants

Le Pilier II de la réglementation Solvabilité II impose aux compagnies d’assurances de se doter d’un organe de contrôle, chargé et responsable de veiller à la mise en application des injonctions associées à cette législation. Cet organe de contrôle regroupe la Direction Générale et le Conseil d’Administration et se dénomme, dans la terminologie de Solvency II, l’ « Administrative Management or Supervisory Body » ou « AMSB ».

Le même Pilier II oblige l’AMSB à évaluer en interne les risques et la solvabilité de l’entreprise et à produire un rapport dit « ORSA » (Own Risk and Solvency Assessment »), portant sur l’évaluation de ces mêmes critères.

Le rapport Orsa devra faire un état des lieux sur quatre composantes-clés, à savoir :

  • le business plan,
  • l’évaluation et la gestion des risques,
  • la gestion du capital et de la solvabilité,
  • les tests de résistance (scénarios adverses et reverse stress tests).

L’AMSB rend donc les membres de la Direction Générale et du Conseil d’Administration co-responsables de l’application des normes de Solvabilité II devant l’Autorité de Contrôle Prudentielle et de Résolution (ACPR).

Quelles transformations l’application de Solvabilité II (notamment en matière de gouvernance) va-t-elle entraîner sur l’entreprise ?

C’est sur ce point que répond cette tribune de Blaise Bourgeois, Directeur des Risques d’Allianz France, tribune publiée dans le numéro du 10 juillet 2015 (N° 7419) de l’Argus de l’Assurance.

L’Enterprise Risk Management, modèle d’entreprise sous Solvabilité II

Le pilotage des risques, avec Solvabilité II, un enjeu à la fois réglementaire et stratégique. Aussi, l’entreprise d’assurance doit-elle adapter sa gouvernance en fonction de la révolution culturelle entraînée par l’entrée en vigueur de Solvency II en son sein.

L’enjeu est donc aujourd’hui, de découvrir / inventer un modèle d’entreprise adapté au nouvel environnement réglementaire et stratégique induit par Solvabilité II. Or, l’un des modèles que plusieurs experts retiennent comme pertinent pour piloter une compagnie d’assurance à l’ère de Solvabilité II est « L’enterprise risk management (ERM) ».

Qu’est-ce qu’exactement que l’ERM ? Et pourquoi semblerait-il qu’il s’agisse du modèle le mieux adapté au pilotage d’une compagnie d’assurance sous l’ère Solvabilité II. C’est à ces questions que répond cet article de Philippe Foulquier (professeur de finance à l’Edhec Business School), article paru dans le dossier consacré à Solvabilité II dans le numéro 7419 (10 juillet 2015) de L’Argus de l’Assurance.

Où en sont les assureurs avant l’entrée en vigueur de Solvabilité II ?

Le compte à rebours pour la mise en application de Solvabilité II a commencé, puisque cette réglementation entrera effectivement en vigueur le 1er janvier 2016.

Quelles sont, dans leurs grandes lignes, les contraintes imposées par Solvabilité II ? Et surtout, où en sont les compagnies d’assurance aujourd’hui, à moins d’un trimestre de l’entrée en vigueur de la réforme ?

C’est à cette question que répond cet article de Géraldine Vial (rédactrice en chef de L’Argus de l’assurance), article paru dans le dossier consacré à Solvabilité II dans le numéro 7419 (10 juillet 2015) de L’Argus de l’Assurance.

Cet article comprend également un glossaire des principaux termes associés à Solvabilité II, ainsi qu’une interview de Stéphane Dédeyan ( Directeur Général Délégué de Generali France).

Etat des lieux sur Solvabilité II

Une échéance importante attend les compagnies d’assurance le 1er janvier 2016 : celle de l’entrée en vigueur de Solvabilité II (ou Solvency II), directive européenne dont l’objectif est « d’encourager les organismes à mieux connaître et à évaluer leurs risques notamment en adaptant les exigences réglementaires aux risques que les entreprises encourent dans leur activité ».

Quelles sont, dans leurs grandes lignes, les obligations associées à la réforme « Solvabilité II » ? Quelles conséquences l’application de Solvabilité II va-t-elle avoir sur les compagnies d’assurance, tant du point de vue de leur gestion que de leur gouvernance ? Et surtout où en est le secteur de l’assurance français à moins d’un trimestre de l’entrée en vigueur de la réglementation Solvency II ?

A quelques mois de cet événement important et très attendu par la profession, l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) a jugé opportun de présenter et de publier un dossier complet sur le sujet – dossier paru dans le numéro du 10 juillet 2015 (N° 7419) de l’Argus de l’Assurance, et de faire précéder ce dossier d’une introduction générale présentant et synthétisant les grands enjeux associés à Solvency II.

La navigation des assureurs en « Mer de Chine »

La Chine est un pays qui a longtemps à la fois fasciné et intrigué les entrepreneurs Occidentaux ayant tenté de s’aventurer sur ce marché. Depuis qu’elle a vu le Parti Communiste accéder au pouvoir (parti dont bon nombre de cadres ont été formés en Europe, et plus particulièrement en France), la Chine s’est incontestablement « occidentalisée ». Partant de ce postulat, conforté par le fait que le mode de consommation de la population chinoise tend de plus en plus à se rapprocher de celui des peuples d’Occidents, il est tout-à-fait légitime de s’inspirer des schémas de développement des nations occidentales pour anticiper l’évolution de l’économie et de la société chinoise.

C’est à un tel exercice de prospective, appliqué au secteur de l’assurance, concernant le « rêve chinois », que se livre Elena Golysheva, ancienne étudiante de l’Ecole Supérieure d’Assurances (cursus « Manager de l’Assurance »), dans l’article ci-dessous publié en décembre 2014 dans la revue « Banque ».

Dans cette analyse, Elena Golysheva décrit la manière dont le marché chinois de l’assurance va très vraisemblablement évoluer, au vu de la façon dont le modèle de développement occidental est en train de prendre racine au sein de l’ « Empire du Milieu ».

Mais ce rapprochement des modes de vie et de consommation entre nos civilisations et la société chinoise, ne doit pas laisser penser que les méthodes de conquête qui ont fait recette en Occident pourront s’appliquer telles quelles sur le marché chinois. Car la Chine n’est pas que le pays qui a vu naître Lao Tseu, elle est aussi la mère patrie de Sun Tsu… Il est donc indispensable, pour les assureurs, d’étudier les principes stratégiques énoncés par l’auteur de « L’art de la guerre », s’ils ne veulent pas faire naufrage en « Mer de Chine »…

L’Ecole Supérieure d’Assurances va former les assureurs marocains

L’Ecole supérieure d’assurances (ESA) vient de signer avec la Fédération marocaines des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR) ainsi que l’EESCA, école de management basée à Casablanca, une convention de partenariat afin de déployer la première formation au management de l’assurance de niveau bac+5. [Article paru sur le site de l'Argus de l'Assurance le 13 janvier 2015]

Les hackathons prisés par les assureurs

Les assureurs, comme c’est le cas aujourd’hui pour de nombreux autres acteurs du monde de l’économie, doivent en permanence veiller à ce que leur offre soit en adéquation avec l’environnement technologique, qui, comme chacun sait, évolue à l’heure actuelle extrêmement rapidement. Cette opération de veille consiste d’une part à suivre et à tester les nouveautés technologiques qui apparaissent incessamment sur le marché, et, d’autre part, à imaginer et déployer de nouveaux services pour les assurés qui utiliseront ces nouveaux outils, pour la plupart beaucoup liés à la communication.

Dans ce contexte, les acteurs du monde de l’assurance sont confrontés à un double défi : tenter tout d’abord de ne retenir que les objets connectés dont on peut supposer qu’ils retiendront l’intérêt du grand public (ou tout au moins de leur(s) cibles(s)), pour ensuite imaginer des solutions qui pourront améliorer ou bien la qualité de gestion, ou bien la relation client. La question qui se pose alors est la suivante : comment, lorsqu’arrive la phase de réalisation de l’idée, rassembler suffisamment de talents pour pouvoir déployer un projet en un temps qui doit par définition être bref (du fait de la rapidité des évolutions technologiques), et, si possible, à un moindre coût ?

L’une des réponses à cette question réside dans l’organisation de ce que l’on a appelé des « hackathons », et dont le concept provient des Etats-Unis. Comment se déroule un hackathon ? C’est ce que nous fait découvrir l’article présenté ci-dessous, écrit par Sharon Wajsbrot, et publié dans les Echos du 8 octobre 2014…

Les objets connectés dans l’assurance

L’arrivée des objets connectés sur le marché est une conséquence de l’importance croissante que les entreprises, mais aussi les organismes publics accordent au phénomène que l’on appelle le « Big Data ». Les objets connectés sont des objets d’usage courant (allant de la voiture aux lunettes, en passant bientôt par la fourchette ou la brosse à dent…) qui enregistrent et transmettent des données relatives à nos comportements lorsque nous en faisons usage. S’il sera plus que malaisé de savoir avec précision qui pourra avoir accès (et donc traiter) les données ainsi transmises par le bais de ces objets, une chose est certaine : les assureurs s’y intéressent de très près et réfléchissent aux applications qu’ils pourront tirer, d’une part de l’utilisation de ces nouveaux objets, d’autre part des nouveaux services qu’ils pourront apporter à leurs assurés.

Cet article, publié par Véronique Chocron et Laurent Thévenin dans « Les Echos » du 8 octobre 2014, cite deux assureurs (ou plutôt deux bancassureurs) qui ont misé sur l’arrivée prochaine des objets connectés sur le marché pour faire évoluer leur offre auprès de leurs clients. Il décrit par ailleurs des services qu’ils pensent mettre en œuvre auprès de leurs assurés en recourant à ces nouveaux outils… Les objets connectés dans l’assurance sont donc déjà devenus une réalité !

Les défis des assureurs à l’ère du Big Data

Tous les signes convergent pour nous permettre d’affirmer que nous sommes à l’aube de ce que l’économiste Jeremy Rifkin intitule, dans son dernier ouvrage, « la troisième révolution industrielle ». L’entrée dans cette nouvelle ère de l’économie et de la société est strictement liée à l’essor considérable d’internet, ainsi qu’à la capacité qu’ont désormais les institutions et les entreprises de traiter en temps réel d’immenses volumes de données, les fameux « Big Data ».

Les assureurs, comme tous les autres acteurs opérant dans le secteur tertiaire (secteur risquant d’être, à brève échéance, le plus fortement impacté par la révolution du « Big Data »), se penchent aujourd’hui sérieusement sur la question de savoir comment leur métier va être impacté et va évoluer du fait de cette entrée rapide et accélérée dans l’ère du digital et du « Big Data ».

Quels sont les défis qui attendent les assureurs à l’ère du Big Data ? C’est à cette question que répond cet article de Laurent Thévenin, publié le 1er octobre 2014, dans le Journal « Les Echos ».

Le point de vue d’Henri de Castries sur la situation économique de la France

L’actualité politique de la rentrée scolaire 2014 est pour le moins mouvementée : crise et scission au sein de la majorité, remaniement ministériel, contexte économique préoccupant… La période que traverse la France en ce moment est incontestablement une période de choix.

Or, c’est incontestablement un choix qu’a fait François Hollande en demandant à Manuel Valls de procéder à un remaniement gouvernemental. En effet le Président de la République a souhaité, à travers cet acte politique, faire passer un message : la France doit s’engager dans la voie « social-démocrate ». Et s’engager sur la voie de la « social-démocratie » signifie, pour l’Etat français, remettre l’entreprise au centre des préoccupations nationales, en développant ce que l’on a appelé ces derniers mois une « politique de l’offre ».

Quel regard les chefs d’entreprise portent-ils sur ce remaniement ? Et surtout quels messages souhaitent-ils faire passer à l’exécutif français pour optimiser les chances de redresser la situation économique de notre pays ?

Henri de Castries, Président Directeur Général d’AXA, dans un entretien accordé au Monde, livre son point de vue sur la situation de crise que traverse actuellement l’exécutif français. Selon lui, les mesures que doit sans attendre prendre le nouveau gouvernement doivent aller dans deux sens : augmenter la compétitivité des entreprises et réduire la dépense publique.

C’est cet entretien d’Henri de Castries, portant sur les deux thèmes que sont « la vie économique » et « l’emploi » en France, entretien paru dans Le Monde « Eco & Entreprise » du 27 août 2014, que nous vous proposons de découvrir ici.

L’impact du numérique sur les métiers de l’assurance

La dernière présentation du Baromètre prospectif de l’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA) a eu lieu le 16 juin 2014, à la maison de la FFSA, et a eu pour objet d’analyser « l’impact du numérique sur les métiers de l’assurance ».

Dans la première partie, le Baromètre relève les principaux faits ou facteurs observés concernant l’évolution du contexte économique ou social au sein duquel opèrent les grands acteurs du monde de l’assurance. Dans la deuxième partie du rapport, sont décrits les impacts que ces changements contextuels peuvent avoir sur l’organisation des entreprises et sur la pratique des métiers recensés au sein du secteur de l’assurance. Enfin, la troisième partie expose aux collaborateurs rattachés à la fonction « Ressources Humaines » les principales problématiques auxquelles ils vont devoir répondre du fait de ces évolutions, et leur suggère quelques pistes vers lesquelles s’orienter pour relever les défis qui les attendent.

Vous trouverez ci-dessous un résumé du Baromètre prospectif de l’OEMA (synthétisant les grandes idées abordées dans l’étude). Vous pourrez également télécharger sur cette page, après le résumé, l’intégralité du Baromètre Prospectif de l’OEMA.

Baromètre prospectif de l’OEMA

Le Baromètre Prospectif de l’OEMA a pour but à la fois d’analyser l’évolution du contexte économique et réglementaire dans lequel les acteurs du monde l’assurance exercent leur(s) profession(s), et d’évaluer l’impact que cette évolution a sur l’exercice des métiers rattachés aux grandes familles du secteur de l’assurance.

Les conjectures de l’OEMA relativement à l’évolution des métiers de l’assurance se basent sur des analyses scientifiques fines, aussi bien quantitatives que qualitatives, de données et d’informations directement recueillies auprès des entreprises exerçant dans le secteur de l’assurance.

Faire face et se préparer aux grandes mutations des métiers de l’assurance – Henri de Castries

Vous trouverez ici une transcription de l’intervention d’Henri de Castries au Congrès 2014 de la CSCA sur le thème : « Faire face et se préparer aux grandes mutations des métiers de l’assurance ».

L’allocution d’Henri de Castries a traité du changement du monde et des comportements, et de la façon dont les assureurs (qu’il s’agisse des compagnies d’assurances ou des intermédiaires) doivent se préparer aux grandes mutations qui nous attendent dans les prochaines années, voire dans les prochaines décennies, si tant est qu’il est aujourd’hui possible de se projeter à si « long » terme…

Rapport ROMA-ROFA 2013 – Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA)

Vous trouverez ici le « Rapport de l’Observatoire sur les Métiers des salariés de l’Assurance » (ROMA) 2013 (17ème rapport) « Rapport de l’Observatoire sur les Formations des salariés de l’Assurance » (ROFA) 2013 (7ème rapport) La présentation de ces deux rapports a eu lieu le jeudi 19 décembre 2013 à la Maison de l’Assurance.

Etude métiers – Gestion des contrats ou prestations – Rapport OEMA – Octobre 2013

Vous trouverez, dans ce rapport publié en octobre 2013, l’étude métiers proposée par l’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA) et intitulée « Gestion des contrats ou prestations : Du produit au client, de la technique au service, un changement de culture… ».

Nomenclature des métiers de l’assurance – Rapport OEMA – Avril 2012

Vous trouverez ici la présentation de la nouvelle nomenclature des métiers de l’assurance proposée par l’Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance (OEMA) dans ce rapport téléchargeable publié en avril 2012.

La première classification des familles et sous-familles de métiers dans le secteur de l’assurance datait de 1996. Cette nouvelle nomenclature (la dernière en date) tient compte des grandes évolutions qui ont touché le secteur ces dernières années.

Comme l’OEMA le rappelle : « Les planètes rouges décrivent les familles cœur de métier assurantiel ; les bleues, les familles ayant une mission de pilotage de l’entreprise et de ses ressources ; les vertes, celles qui apportent un support et un soutien aux familles précédentes. »

Sauver l’assurance maladie

Pour pouvoir sauver l’assurance maladie et, de façon générale, notre système de protection sociale, Charles Beigbeder propose dans cet article une voie très originale, qui ferait de la Sécurité Sociale une institution dont le mode de gestion serait à mi-chemin entre celui d’une mutuelle et celui d’une compagnie d’assurance.

Nous vous laissons découvrir, en lisant l’article paru ci-dessous dans Les Echos du 18 août 2011, quelle est cette voie que Charles Beigbeder propose à la Sécurité Sociale de suivre, voie qui, selon lui, serait seule en mesure de sauver l’assurance maladie et, de manière plus générale, le système de protection sociale, sur le point de s’écrouler, sous la pression de la crise systémique que le monde est en train de traverser…

Les défis des assureurs traditionnels à l’ère du low cost

Les assureurs traditionnels se sont vus, notamment au cours de cette dernière décennie, fortement déstabilisés par l’apparition des comparateurs de devis en ligne et, avec eux, de ceux que Patrice-Michel Langlumé, Président de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA) appelle ici les assureurs « low cost ». Les assureurs « low cost » ont fortement déstabilisé le marché de l’assurance, dans la mesure où ils se sont mis à proposer des produits d’assurance à des montants de cotisation défiant toute concurrence. Patrice-Michel Langlumé, après avoir énuméré les défis des assureurs traditionnels à l’ère du low cost, propose dans cet article, une solution qui leur permettrait de résoudre le dilemme auquel ils ont été confrontés, avec la très vive évolution du marché ces cinq dernières années.