La vie de l'ESA

Article dans Articles sur l’Europe et l’euro

Investir dans les entreprises pour une croissance durable

Un vent de reprise a soufflé ces derniers mois sur l’économie française européenne, dû non seulement à la politique de « Quantitative Easing » menée par la Banque Centrale, sous l’impulsion de son Président Mario Draghi, mais aussi par le fait que la confiance est revenue parmi les chefs d’entreprises et les acteurs économiques.

Seulement, pour que cet élan de reprise économique soit durable, il convient que les Etats européens aient, avec la Commission européenne, une véritable stratégie de développement et de croissance. Dans cette interview accordée aux Echos le 1er juin 2015, Jean Lemierre, Président de BNP Paribas, expose la solution qui, selon lui, devrait permettre à la zone économique européenne, et plus particulièrement à la France, de voir s’ouvrir à elle un avenir économique meilleur que celui suggéré par la crise des dernières années.

Selon Jean Lemierre, il faut, d’une part, non seulement profiter du redémarrage économique que nous vivons pour entreprendre des réformes structurelles profondes (sa position à ce sujet ne diffère pas tellement de celle de l’ensemble des classes politique et entreprenariale), mais aussi et surtout, d’autre part, créer les conditions réglementaires et financières pour réorienter l’épargne vers les entreprises, notamment pour financer l’innovation. Il est donc nécessaire pour Jean Lemierre, d’investir dans les entreprises pour une croissance durable.

Ainsi, dans un « appel du pied » aux assureurs, il appelle de ses voeux que l’assurance-vie, dont les rendements deviennent extrêmement faibles dès lors que les primes collectées sont investies dans les « obligations souveraines » et « l’immobilier », réoriente ses placements dans les « investissements productifs ».

A bon entendeur, salut !

La France face aux marchés financiers

La menace qui pèse aujourd’hui sur l’économie française n’est pas seulement liée au manque de compétitivité de notre pays, elle est également liée au niveau d’endettement de l’Etat français auprès des « non-résidents ».

Dans cet article, François Saint-Cast (professeur d’économie à l’Ecole Supérieure d’Assurances) relève et éclaire un double paradoxe : alors que la note de la France a été dégradée par les principales agences de notation, en ce qui concerne les taux des obligations à 10 ans « aucune réelle sanction en termes de coût n’a été observée ».

D’autre part, l’auteur remarque que les taux auxquels la France emprunte auprès des marchés financiers (la France qui présentait en juin 2014 un ratio dette sur PIB de 93,6 %) sont certes supérieurs à ceux de l’Allemagne (dont le ratio dette sur PIB est de 78,4 %), mais aussi bien supérieurs à ceux auxquels emprunte le Japon (dont le ratio dette sur PIB est pourtant de 245 % !).

L’article de François Saint-Cast fournit également l’occasion à l’auteur, à travers la présentation et l’analyse des données économiques relevées dans l’étude, de mettre en exergue les menaces qui pèsent lourdement sur la France, et plus spécifiquement sur sa dette souveraine.

Cet article est suivi d’une postface dans laquelle est expliqué :

1) comment les Etats empruntent auprès des marchés financiers,

2) ce que sont, dans leurs grandes lignes, les accords dits de « Bâle II ».

Le troisième pilier de la relance économique européenne

Tous les dirigeants européens sont en alerte depuis l’éclatement de la crise financière qui est arrivée sur notre continent à l’automne 2008, et dont les effets se font aujourd’hui sentir avec plus de force. En effet, la crise, en mettant brutalement en évidence le niveau d’endettement colossal, associé à une économie fragile, de certains pays de l’Union Européenne (qui se sont avérés être essentiellement les « pays du Sud » de l’Europe), a fini par entraîner une forte récession au sein de ces pays, phénomène qui n’a pas tardé à entraîner licenciements, chômage, appauvrissement de la population, tensions sociales, etc.Cette situation n’a pas tardé à entraîner en Europe un fort clivage entre « nordistes vertueux » et « sudistes prodigues », pour reprendre les mots de Roland Berger. Cette division politique et économique au sein de l’Europe menace tout naturellement l’existence de la monnaie unique européenne, l’euro.

Les principales questions que se posent actuellement les dirigeants européens sont les suivantes : Comment assainir les finances des états européens en réduisant leurs dettes ? Comment relancer l’économie européenne ? Comment retrouver la croissance ? Comment sauver l’Union Européenne en la protégeant de l’éclatement ?

Roland Berger, auteur de cet article paru dans La Tribune du 25 septembre 2012, propose ici une solution ingénieuse pour relancer la croissance au sein de la zone européenne (le troisième pilier de la relance économique européenne), et pour compléter la série de mesures qui ont été prises jusqu’à maintenant par les responsables européens.

Cet article est suivi d’une postface historique, visant à mettre en évidence que la proposition de Roland Berger peut ne pas avoir que des implications économiques, mais aussi des conséquences politiques. Une bibliographie et des extraits des ouvrages qui ont nourri l’analyse menée dans la postface sont proposés tout à la fin de l’article.

L’impasse de l’économie européenne

L’économie européenne, selon Jean-Marc Vittori, l’auteur de cet article paru dans le numéro des Echos daté du Jeudi 10 mai 2012, se trouve dans une impasse. Et cette impasse dans laquelle se trouvent les pays de la zone euro peut être tout-à-fait comparée à celle dans laquelle se trouvait Tantale, héros de la mythologie grecque condamné par les dieux à un supplice dont on dit qu’il n’aurait pas de fin.

En quoi la situation de l’économie européenne peut-elle être comparée à celle de Tantale ? La réponse à cette question est donnée dans l’article de Jean-Marc Vittori présenté ici.

Dans cette version de l’article publiée en ligne sur le site de l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA), des astérisques ont été ajoutés à côté de certains noms de personnages (mythologiques ou historiques) et/ou de certaines notions économiques abordées dans l’article. Ces astérisques renvoient à un paragraphe succédant à l’article, intitulé : « Références pour en savoir plus sur les auteurs et les notions mentionnés dans cet article ». Dans ce paragraphe figurent des liens et/ou des vidéos renvoyant à des ressources documentaires permettant d’en savoir plus sur les personnages et les notions en question.

Où va l’Europe ?

Les propos d’un débat entre Jacques Attali et Alain Minc ont été rapportés dans un article publié dans Les Echos du 10 janvier 2012, article intitulé « Où va l’Europe ? Le face à face Alain Minc-Jacques Attali ». Ce sont les propos que Jacques Attali a tenu au cours de cet échange qui sont retranscrits ci-dessous. Le titre qui a été donné à cet article, retranscrivant l’analyse de Jacques Attali, et reprenant partiellement le titre orignal de l’article publié dans Les Echos – « Où va l’Europe ? » – met le doigt sur une question essentielle que tous les dirigeants et peuples de la zone euro se posent chaque jour avec davantage d’acuité.

C’est un « diagnostic objectif et lucide de la situation » que livre ici Jacques Attali, conscient de la situation d’urgence dans laquelle nous nous trouvons, en même temps qu’il décrit les orientations que doit impérativement prendre la politique européenne, si celle-ci veut s’avérer efficace pour sauver l’unité institutionnelle et économique de notre continent. Jacques Attali nous livre donc ici sa réponse à la question : « Où va l’Europe ? ». En résumé, les axes vers lesquels Jacques Attali préconise d’orienter la politique européenne pour nous sauver de la « catastrophe » (pour reprendre ses propres termes) sont la construction d’un véritable système fédéral (pour donner naissance à ce que certains appellent les « Etats-Unis d’Europe »), et la mise en place d’une dynamique profonde de croissance.

D’une économie spéculative à une économie productive

Dans cet article paru dans le numéro du magazine Challenge daté du 16 au 22 décembre 2011, Abderrahmane Mebtoul livre une analyse succincte, mais très profonde, des causes qui nous ont amené à vivre la terrible crise économique que nous traversons. Il étaye la thèse qu’il soutient en citant, de façon très précise, des chiffres extraits d’études officielle, pour en tirer des observations aussi intéressantes qu’alarmantes.

Pour Abderrahmane Mebtoul (comme pour bon nombre d’autres économistes), la cause de la crise économique mondiale que nous vivons, en même temps que le drame des sociétés occidentales, provient du fait que la « spéculation » a été mis au centre du fonctionnement du système économique, et au détriment de la « production », qui est pourtant le moteur de l’économie dite « réelle ». Il y a donc urgence à (re)passer d’une économie spéculative à une économie productive… Car ce n’est que dans ce retour d’une économie spéculative vers une économie productive, que l’économie pourra redevenir au service de l’homme, et non l’homme, au service de l’économie…

La productivité de la fonction publique en France

L’on entend de plus en plus de candidats à la présidence déplorer, surtout en ces temps de crise, et a fortirori en cette période de campagne électorale, la perte de productivité de la France, facteur qui entrave la compétitivité de notre pays, et qui constitue donc un frein à sa croissance économique. Et ce, en dépit de récents rapports économiques qui placent la France parmi les pays les plus productifs au monde.

Cependant, comme le rappelle François Saint-Cast, journaliste aux Echos, fondateur de Diagnostic & System, et professeur à l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA), la productivité se calcule et s’évalue de façon un peu différente dans l’administration publique, car le but de cette institution n’est pas de produire de la valeur ajoutée (comme c’est le cas pour les entreprises), mais de « redistribuer ce qu’elle a prélevé, sous forme de prestations et de transferts en nature ou sous forme monétaire ».

Dans cet article, paru sur le site internet des Echos le 3 janvier 2012, François Saint-Cast expose en détail la manière dont s’évalue la productivité des administrations publiques, et effectue un classement des différents pays de la zone euro en fonction de ce critère.

Les Etats et la crise

La crise économique mondiale, qui a d’abord éclaté aux Etats-Unis en 2006 (avec la fameuse crise des subprimes) pour ensuite s’étendre au reste du monde en 2008, a mis en évidence un fait : les Etats, ainsi que les organes de gouvernance, qu’ils soient politiques, économiques et financiers, se sont montrés incapables, dans tous les pays ou dans toutes les communautés d’Etats (à commencer par la Communauté Européenne…), de prendre des mesures efficaces pour piloter et faire voguer le « navire » du monde occidental dans une direction de sortie de crise déterminée et cohérente.

Dans cet article filant la métaphore marine, François Saint-Cast, journaliste aux Echos, fondateur de Diagnostic & System, et professeur à l’Ecole Supérieure d’Assurances (ESA), décrit la situation de la tourmente dans laquelle nous nous trouvons, n’hésitant pas à qualifier le « navire » dans lequel nous sommes embarqués de « bateau ivre ».

Le déclin de la France

Selon l’historien économiste Nicolas Baverez, interviewé dans cet article, paru dans le numéro de janvier 2012 du journal L’Expansion, le déclin de la France est surtout et avant tout économique (du fait que la France a perdu sa compétitivité, surtout depuis l’apparition sur le marché mondial des pays émergents), mais aussi politique.

Ce déclin de la France ne doit cependant pas faire oublier le fait que le pays possède de forts atouts pour pouvoir se reconstruire et se réengager dans un processus de développement et de croissance, atouts dont Nicolas Baverez dresse la liste dans cette interview.

Mais une idée maîtresse émerge de cet article qui dresse un portrait lucide sur le long et fort déclin de la France : la France ne pourra être redressée et espérer conserver une place parmi les nations dirigeantes que si une meilleure politique d’intégration entre les pays membres de l’Union Européenne est menée à Bruxelles, et si, à très court terme, la monnaie unique parvient à être sauvée.

Le libre échange en Europe

Hervé Juvin, tirant dans cet article les leçons de la crise que nous traversons, et allant à contre-courant de ce qu’affirment la majorité des économistes libéraux, démontre que le principe du libre échange est une « doctrine d’exportation », et non un « principe et une vérité ».

Tirant les conclusions de cette affirmation, l’auteur n’hésite pas à défendre l’idée que le libre échange doit être remis en cause, du moins en Europe (qui est le seul continent à y adhérer, économiquement et institutionnellement, sans réserve), et que « l’Union européenne et la France doivent retrouver cette capacité à prendre de l’extérieur ce qui leur est utile » et « à rejeter à l’extérieur ce qui les ruine ».

La BCE face à la crise

Dans cet article paru dans « Le Monde Economie » du 28 novembre 2011, Nicolas Baverez, après avoir brossé un portrait de la situation économique aussi bien en France qu’en Europe, décrit le rôle que devrait avoir la Banque Centrale Européenne (BCE) face à la crise.

Selon lui, si la BCE, face à la crise, n’intervient pas, tous les efforts entrepris par les pays de la zone euro, aussi bien au niveau politique qu’aux niveaux monétaire et budgétaire, sont voués à l’échec. Le rôle de la BCE face à la crise doit donc être actif : mais pour cela, il convient de venir à bout des réticences de l’Allemagne qui, comme l’écrit l’auteur, « ne peut prendre le risque de ruiner l’euro et de provoquer une catastrophe économique planétaire ».

Historique de la Banque Centrale Européenne (BCE)

Dans cet article paru dans les Echos paru le 25 novembre 2011, Jean-Marc Vittori, auteur de l’article, fait un concis, mais dense, rappel de l’historique de la Banque Centrale Européenne. Dans cet historique de la Banque Centrale Européenne l’auteur pense déceler les causes qui ont rendu cet organisme financier jusqu’à maintenant réticent à acheter massivement des obligations publiques.

Comment sauver l’Europe ?

Dans cet article, Sylvie Kauffmann, journaliste au Monde, évoque les scénarios qui sont actuellement envisagés et débattus, au sein des instances dirigeantes, pour pouvoir sauver l’Europe. Cet article rapporte donc les réponses qui sont apportées à la question : Comment sauver l’Europe ?

Comparaison de la politique économique et monétaire aux Etats-Unis et en Europe

Nicolas Baverez compare, dans cet article paru dans « Le Monde » du 30 Novembre 2010, la politique économique et monétaire de deux grands établissements bancaires centraux : la Fed (« Federal Reserve System » ou la Banque Centrale Américaine) et la BCE (Banque Centrale Européenne). Selon l’auteur, la Fed et la BCE (et donc, derrière elle, les Etats-Unis et l’Europe) « poursuivent des stratégies totalement divergentes ».Mais la Fed et la BCE, bien que se lançant dans deux politiques complètement antagonistes, ont un point commun : elles se trouvent toutes deux, selon l’auteur, en total décalage par rapport à la situation économique des deux territoires sur lesquels elles exercent leur zone d’influence, à savoir les Etats-Unis et l’Europe. Et ceci parce que la Fed et la BCE, et, derrière elles, les Etats-Unis et l’Europe, ont toutes deux des politiques « gouvernées par l’idéologie et non par la raison économique ».

L’Allemagne et la crise européenne

Dans cet article, l’auteur, après avoir décrit la piètre situation économique de l’Europe et mis en évidence l’urgence qu’il y a de sortir de cette crise européenne (la « révolte des peuples » pesant comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des structures étatiques nationales des pays européens), pointe du doigt l’Allemagne qui, selon lui, porte une lourde responsabilité dans la persistance de la crise européenne.Tout l’article expose en quoi l’Allemagne peut être tenue responsable de la difficulté que les Etats de l’Union ont à sortir de la crise européenne.

Division économique de la zone euro

Dans cet article paru dans les Echos le 24 novembre 2010, intitulé « L’euro de la discorde », Laurent Faibis décrit les conséquences économiques qu’a la persistance d’un mode de pensée « nationaliste » et (ce qui revient au même !) « égoïste », au sein des Etats européens qui prétendent faire partie, sinon d’une « Europe unifiée », du moins de l’« Union Européenne ». L’auteur dresse donc un état des lieux approfondi de la situation qui a donné lieu à la division économique de la zone euro.