Risk Manager

Risk Manager

- Niveau minimum de formation : Bac +6

- Salaire :

  • De 34 000 à 52 000 € / an pour un cadre débutant
  • Entre 52 000 et 84 000 € / an pour un cadre confirmé

Formations de l’ESA préparant au métier de Risk Manager :

Description du métier :

Fonctions, responsabilités et compétences :

Risk ManagerLe Risk Manager (qui ne travaille pas pour une société d’assurances, mais pour une grande entreprise) prévient les risques financiers que peut encourir une entreprise ou une banque. Son rôle principal est donc d’anticiper les risques en identifiant, analysant et quantifiant au quotidien les dangers que peut générer l’activité de sa société sur le plan financier.

Se servant des analyses faites par d’autres fonctions, il s’en sert pour construire, consolider et affiner toujours un peu plus la connaissance des risques stratégiques, financiers, sociaux et opérationnels de l’entreprise.

Doté d’un rôle opérationnel, il conseille la direction générale de la société pour laquelle il travaille sur la meilleure façon de gérer les risques fortuits (accident, incendie, vol…) et les dangers liés à des décisions stratégiques (lancement d’un produit, programme d’investissement…). Dans un contexte de banque-assurance, il doit œuvrer pour accroître le rapport du rendement financier sur le risque encouru, en évaluant le risque que les clients font courir à la banque en engageant certains types d’opérations financières. Il effectue alors des contrôles, tout en identifiant et en évaluant les risques liés aux opérations d’achat et de vente, qui pèsent sur son entreprise.

En résumé, dans le cadre de l’exercice de sa mission qui est de réduire l’impact financier de tous les événements aléatoires qui pourraient survenir, le Risk Manager doit :

  • identifier, lister et quantifier la totalité des risques inhérents à l’activité de l’entreprise pour donner à sa direction tous les éléments d’information nécessaires pour qu’elle évite de se fourvoyer ;
  • prévenir et informer la direction de l’entreprise des mesures à prendre pour éviter un risque, en préconisant, par exemple, l’installation d’un système de protection pour lutter contre le piratage informatique ou encore l’ajout d’une clause sur un contrat commercial pour éviter une éventuelle contestation d’ordre juridique ;
  • entrer en relation et assurer l’interface avec les sociétés d’assurances, en négociant aux meilleurs tarifs avec des courtiers, des agents généraux, ou parfois même des compagnies d’assurances, des contrats spécifiques présentant des garanties « sur mesure » pour les risques encourus par l’entreprise.

Profil :

Le Risk Manager est doté d’un fort esprit de synthèse et d’analyse et présente la capacité à résister aux situations de travail sous pression. Il a, en outre, le goût du travail en équipe et est pourvu d’un grand sens de la communication, du contact et de la diplomatie.

Il doit également :

  • avoir l’esprit en éveil et être constamment à l’écoute de ce qui se passe dans son entreprise et ailleurs ;
  • être capable d’argumenter et de convaincre (sa direction, notamment), n’ayant, à lui seul, aucun réel pouvoir de décision.

D’un point de vue technique, il doit, en tant qu’analyste financier, avoir de solides connaissances en finance, en fiscalité, en droit, tout en possédant une parfaite connaissance des contrats d’assurances. Il doit également avoir de très bonnes bases en informatique et une parfaite maîtrise de l’anglais, la fonction comprenant souvent une dimension internationale.

Environnement professionnel :

Le Risk Manager travaille généralement dans une grande entreprise ou dans un établissement bancaire. En interne, il collabore étroitement avec les différents services de sa société, dans la mesure où son rôle l’oblige à anticiper les risques de manière globale.

Evolution de carrière :

S’agissant d’un métier encore très récent, il est trop tôt pour pouvoir définir des parcours d’évolution de carrière.

Néanmoins, si l’on tient compte des compétences acquises suite à l’exercice de cette profession, ainsi que des tendances générales qui commencent à se dessiner, l’on suppose que le Risk Manager pourra s’orienter vers des secteurs comme le consulting indépendant ou l’expertise technique au sein d’une société d’assurances ou bien encore se lancer dans la reprise d’une agence ou d’un cabinet de courtage.